Two hope and only one destiny. (Pv Alistair L. Knight)



 

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 Two hope and only one destiny. (Pv Alistair L. Knight)

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Dan Foko

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MessageSujet: Two hope and only one destiny. (Pv Alistair L. Knight)   Dim 3 Mar - 18:04

Il avait terminé sa journée, la chasse n'avait pas été très fructueuse ce qui lui avait valu quelques blâmes par ses supérieurs hiérarchique. Mais comme d'habitude après quelques remarques, il s'était doucement éclipser laissant les autres régler ça entre eux. De toute façon il ne chassait pas par plaisir, ou par besoin, mais surtout pour pouvoir s'éloigner de cet endroit le plus possible. Finalement après être rentré de la chasse il n'avait pas trouvé d'occupation, si ce n'est marcher dans les couloirs sans réel raisons, ils les connaissaient par coeur maintenant. Ses yeux allaient d'un point à un autre, il voyait des visages difformes dans certaine tapisseries ce qui l'arrêtait quelques instants quand l'un d'eux lui semblait trop réel. L'ennui et sa meilleure amie la déprime accompagnaient Dan tout au long de son errance, pesant de plus en plus lourd sur ses épaules. Après pratiquement une heure de marche le jeune homme ne put s'empêcher de frapper un mur avec sa tête, il fallait qu'il trouve une pièce calme, rafraîchissante, loin des gens et de la noblesse. Il fallait que cette salle ait tout de même un certain charme, pourquoi? Dan était d'humeur poétique, les graines de l'inspiration commençaient à germer en lui. Graines? Plantes... La Verrière semblait être un endroit tout indiqué pour lui. Claquant des doigts en se maudissant de ne pas y avoir pensé plus tôt, il reprit sa marche, enfouissant ses mains dans ses poches après avoir desserré son écharpe. Il ne faisait pas spécialement chaud, mais le tissus commençait à l'étrangler. Et il n'y avait rien de plus désagréable qu'une respiration entravée par un bout de vêtement, surtout que cette dernière était pratique dehors, mais à l'intérieur elle était plus que gênante.

Une fois arrivé à destination il ne put s'empêcher de laisser un soupir de soulagement s'échapper de ses lèvres, il allait enfin pouvoir profiter d'un peu de calme et se reposer. Il s'imaginait déjà en train de rêver, poussant la porte du jardin fermé, il laissa les diverses odeurs s'entremêlées envahir ses naseaux. C'était un délice sensoriel, mais ça restait dur quand on était pas habitué, le flot de parfum naturel le fit éternuer plus d'une fois. Toussotant encore quelques instants il réussit à reprendre contenance en s'appuyant contre une barrière, sa respiration se faisait saccadée et lente. Se frottant l'arrière du crâne il se rappelait maintenant pourquoi il évitait de fréquenter cet endroit. Sans être allergique à la verdure, en générale il ne pouvait s'empêcher de tousser un peu t ce qui pouvait attirer l'attention sur lui. Remontant son écharpe sur le dessus de son nez pour être plus à l'aise, il reprit sa route. Cherchant un coin tranquille, simple, et désert. La chance semblait lui sourire cette fois, un banc en bois décoré de quelques feuilles était vide de place, parfait il allait s'installer dessus.

Une fois en tailleur sur le banc, Dan se laissa aller contre le dossier, ses jambes lui faisaient mal. Il avait passé sa journée à marcher, et maintenant qu'il pouvait s'asseoir en laissant son esprit vagabonder de feuilles en feuilles il était soulagé. Peu de choses étaient mis à la disposition des enfants pour se divertir, pourtant, quand on savait avoir un oeil observateur, cet orphelinat recelait de mille et une mines d'or. Ne serait-ce qu'au niveau artistique de cette salle, la disposition des plantes, le calme, ce regroupement de petites choses qui permettaient à Dan de se reposer un instant. Les autres étaient si prêt de lui, mais pourtant il restait trop loin d'eux. Un monde sans prises s'offrait à lui, ou alors c'est qu'en générale il ne savait pas les saisir. Il ne put s'empêcher de soupirer en caressant du bout des doigts l'une des feuilles qui pendait devant lui:

-Accroche toi petite feuille ton destin et de jaunir avec les autres non? Partir sans les attendre serait du gâchis...

Géniale j'ai tellement peu de contacte humain que je me mets à parler aux plantes ...
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Alistair L. Knight

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MessageSujet: Re: Two hope and only one destiny. (Pv Alistair L. Knight)   Mer 10 Avr - 22:50

Tout chevalier qu’il était, parfois, il se demandait ce qu’il se serait passé s’il n’avait pas atterri à Cloverfield. Aurait-il été heureux ? Probablement pas. Les sentiments de sa mère à son égard auraient forcément fait surface à un moment ou à un autre. Elle lui aurait balancé la vérité en pleine figure lors d’une dispute, son père, s’il avait survécu, se serait mis en colère et une belle pagaille se serait emparée de la famille. Non, il avait tourné et retourné les différents scénarios possibles, il ne parvenait jamais à une fin heureuse. Les rancunes étaient trop profondes pour qu’elles puissent être recelées dans les cœurs.

Il soupira. Le destin l’avait emmené ici, dans un lieu maudit, où il avait apparemment fait ses preuves, puisqu’il avait un rang. J’ai un crayon de pastel, donc je suis. Curieuse manière de raisonner, qui au fond, s’appliquait bien au lieu. Il entama un énième tour de l’orphelinat. Il avait vraiment l’impression de ne servir à rien, en ce moment. Alexiel l’avait renvoyé quelques instants plus tôt et depuis, il déambulait, sans destination précise en tête. Il regrettait qu’il n’y ait pas de rebellions. Au moins, ça l’aurait tenu occupé. Il n’était pas du genre violet, pas vraiment. Mais l’inaction lui déplaisait à un point que toute distraction était la bienvenue.

De toute façon, depuis qu’il avait obtenu son trèfle jaune, les orphelins se méfiaient de lui. Ils se taisaient quand il apparaissait, les disputes s’arrêtaient d’elles-mêmes. Lui qui aurait adoré prendre parti dans leurs combats, protéger un petit face à un plus âgé, c’était râpé.

Ses pas le menèrent jusqu’à la verrière. Lieu en général assez calme, très peu fréquenté. Que faire, que faire ? Entrer ? Ou repartir ? Il tergiversa, avant de se décider à pénétrer dans le lieu. Il n’y avait rien de bien passionnant ici, mais cela servirait bien à tromper l’ennui. Marchant à pas feutrés pour ne pas perturber l’harmonie des lieux, il jeta des coups d’œil attentifs autour de lui. A sa grande surprise, il finit par repérer un orphelin, qui semblait vouloir se reposer.

« Accroche toi petite feuille ton destin est de jaunir avec les autres non? Partir sans les attendre serait du gâchis... »

Alistair haussa un sourcil perplexe. Les orphelins parlaient seuls, maintenant ? Il secoua la tête pour chasser cette pensée. Il n’avait pas le droit de le juger, après tout, lui aussi parlait à son arme. Parfois.

Il s’approcha discrètement, faisant peu de bruit, comme à son habitude. Pourquoi ne pas engager la conversation ? Il s’ennuyait, le jeune en face également, vu son attitude. Ils pourraient… s’ennuyer à deux. Ouais. Peu convaincu par son propre raisonnement, il se décida cependant à parler.

« Parfois, partir sans attendre les autres, est une bénédiction. En fait, je dirais même que c’est toujours le cas. »

Il dévisagea l’orphelin et le reconnut subitement. C’était un Chasseur, il en était absolument certain. Il ajouta avec un petit sourire : « De toute façon, une feuille jaune vaut nettement plus qu’une feuille verte » en mentionnant discrètement sa poitrine, où trônait fièrement un trèfle jaune. « Qu’est-ce que tu fais ici ? Après avoir passé la journée dans la forêt, tu t’enfermes à nouveau parmi les plantes ? »

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Dan Foko

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MessageSujet: Re: Two hope and only one destiny. (Pv Alistair L. Knight)   Jeu 25 Avr - 14:36

Les yeux de Dan allèrent lentement de la feuille au chevalier, il l'avait déjà aperçut mais ne s'en était pas vraiment entiché. Peut être qu'il l'avait croisé avant de partir en chasse? Qu'importe ça n'importait que très peu, de toute façon il aurait pu s'adresser au Sycophante lui même, tellement l'ennui commençait à le ronger. Quand le jeune homme favorisa la couleur jaune à la couleur verte, le jeune loup eu un mouvement de recul. Les goûts et les couleurs n'étaient pas discutable mais tout de même! Puis il comprit soudainement ce à quoi il voulait faire allusion, gêné par sa propre bêtise le roturier passa nerveusement sa main derrière la tête un sourire désolant étirait ses lèvres. Il hocha la tête nerveusement, ne partageant pas du tout son point de vue, avoir un trèfle était aux yeux de Dan était la preuve irréfutable qu'on devenait le chien de la noblesse. Ça l'attrista quelques instant de voir un "camarade" être ainsi enchaîné dans ce cercle vicieux, cette course aux pouvoirs, pourrait-il un jour s'en échapper ? Ni Dan, ni lui ne devait le savoir pourtant il décida de garder espoir, si quelqu'un construisait des chaînes, d'autres inventeraient les pinces, et ainsi de suite. Essayant de ne pas partir trop loin dans sa réflexion, pour rester aux côtés de l'homme se tenant devant lui il donna son avis à ce dernier:

-Une bénédiction? Partir en laissant les autres derrière? Sans savoir ce qu'ils vont devenir ? Je trouve cette bénédiction bien douloureuse personnellement.

Préférant éviter le débat sur le meilleur couleur d'une feuille abordable, il se tût retournant aux plantes l'entourant un bref instant. Oubliant de nouveau qu'il était en train de converser avec quelqu'un, une personne qui semblait ne pas être à ignorer qui plus est. Dan se maudit soudainement de ne pas tenir suffisamment compte des ragots, des informations concernant l'aristocratie. Si il le faisait plus souvent il aurait pu savoir qui était cet illustre inconnu! Mais il n'en savait rien, si ce n'est qu'il l'avait déjà aperçut, et que cet homme devait être un membre de la noblesse au vue de ce trèfle jaune qui trônait sur sa poitrine. Soupirant faiblement entre ses dents, la question le sortit de ses appréhensions, de ses craintes, il s'intéressait à ce qu'il faisait? Qu'est ce que ça pouvait bien lui faire à lui? Un nouveau haussement d'épaules, puis un massage de la nuque avec sa main droite précédèrent sa réponse. Le regard fuyant, un sourire faiblement amusé au creux des lèvres:

-Les plantes sont par moment plus intéressante que les humains, ce n'est pas très compliqué de l'être, mais bon elles ont un charme assez enivrant quand on veut bien le voir. Puis je dois admettre aimer la solitude, ne le prenez pas mal, mais je crains qu'à mes côtés vous ne puissiez trompez l'ennui longtemps... Est-ce que je peux te tutoyer par pitié si la conversation doit se prolonger ?

Ses yeux étaient plantés droit dans les siens, son visage exprimait la gêne, il ne savait pas quel comportement adopté en présence d'un noble. Devait-il tenter quelque chose? Un assassinat ? Non ça n'allait pas avec ses principes, il pouvait très bien changer les choses sans verser une goutte de sang. Ouvrir l'esprit des gens, apporter à ceux qui le veulent une partie de son savoir si ils sont apte à l'entendre. Bien sûre ses idées n'étaient pas aussi claire dans son esprit, ce n'est qu'un enfant après tout. Un gosse perdu dans un labyrinthe aux aspects bien étrange.
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Alistair L. Knight

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MessageSujet: Re: Two hope and only one destiny. (Pv Alistair L. Knight)   Sam 27 Avr - 18:57

Il lui lança un regard amusé. Décidément, ce gamin le distrayait bien plus que ce qu’il avait imaginé. Peut-être que la conversation serait intéressante. Oh, il ne se faisait pas d‘illusions, il pressentait qu’ils ne se reparleraient probablement pas par la suite. Ils n’avaient pas vraiment les mêmes… opinions. Et il se demanda presque s’ils pensaient la même chose de l’aristocratie. Qu’importe, au fond. Du moment qu’il ne faisait pas trop de vagues.

Il fit un pas en avant et arracha d’un geste vif une des feuilles. La levant à hauteur de ses yeux, il la fixa un instant, avant de reporter son attention sur le chasseur. Dont le nom lui échappait encore. Oh, tant pis.

« Je maintiens que partir avant les autres est une bénédiction. Parce qu’au fond, quoi qu’il arrive, les autres te rejoindront. Si tu pars après, si tu vois tous les autres partir les uns après les autres… Mis à part la souffrance de la séparation, tu n’y gagnes rien. Partir avant est, certes, égoïste mais épargne bien des douleurs : il te suffit d’attendre patiemment l’arrivée des autres. »

Il laissa tomber la feuille et l’écrasa du pied. Comme ça, sans raison valable. Juste pour se donner une contenance. Il avait remarqué qu’il avait délibérément évité de commenter se remarque sur les feuilles jaunes. Ça et son air gêné lui mirent la puce à l’oreille. Le chasseur ne devait probablement pas beaucoup aimer l’Aristocratie. Voire pas du tout. Le chevalier s’autorisa un sourire carnassier. Il n’avait pas peur de lui, loin de là.

Il eut soudainement envie de rire. Non vraiment, ce type était bien trop amusant pour son propre bien. Il avait bien envie de le railler. Bah, il n’allait pas vraiment s’en priver, après tout, il avait le privilège d’être un Aristocrate. Peu de personne lui reprocherait ses actes, au fond.

« Tss. Tu serais gentil de me laisser juger par moi-même si ta compagnie est suffisamment distrayante, merci » dit-il, la voix dégoulinante de sarcasme à peine voilée. C’était probablement cruel de se jouer ainsi de la gêne du garçon, mais la journée n’avait pas été des plus satisfaisantes pour le jeune adolescent et i avait besoin de passer ses nerfs sur quelqu’un. Mais si ce quelqu’un était parfaitement innocent dans l’affaire.

« Quelle insolence… Tu te rends compte que tu m’as tutoyé en me demandant la permission de la faire, n’est-ce pas ? M’enfin, disons qu’exceptionnellement, pour cette conversation, tu as le droit de me tutoyer. Je me sens d’humeur généreuse. » rajouta-t-il, un sourire moqueur aux lèvres. Toutefois, il décida de ne pas pousser plus loin. Il n’allait pas non plus se mettre à rabaisser l’orphelin parce qu’il avait un rang moins élevé que le sien. Le contredire sur ses opinions, oui, sur sa position sociale, non. Point.

« Je vois… Asocial, donc ? T’as pas tort, les plantes ont leur charme. De là à dire qu’elles sont plus intéressantes que les hommes… Je sais pas. Je suppose que je m’ennuierais au bout d’un moment. Être entouré uniquement de végétaux, le silence doit devenir pesant. Tu crois pas ? »

Glissant les mains dans ses poches, il le regarda d’un air interrogateur. Pas qu’il s’intéresse réellement à ses états d’âme, mais il fallait avouer que la manière de penser atypique du chasseur lui plaisait bien.
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Dan Foko

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MessageSujet: Re: Two hope and only one destiny. (Pv Alistair L. Knight)   Dim 28 Avr - 1:11

Bon l'aristocrate semblait être coriace, les airs dépressif et son tempérament peu enchanteur n'avaient pas réussit à dissuader le jeune homme de s'en aller. Plus, Dan semblait l'intéresser ce qui n'était pour l'instant réellement pas dans son intérêt. Si il montrait trop de différence par rapport aux autres membres du pensionnat, où que son comportement laissait transparaître sa rage de renverser le système, il risquait de s'attirer des ennuis. Il resta insensible au geste de son interlocuteur, ce dernier semblait avoir plus besoin de s'occuper les mains que de faire mal au jeune homme. Son point de vue était intéressant, mais un peu facile au goût du chasseur. Attendre les autres était certes plus plaisant, mais quand est-il de l'incapacité à pouvoir les aider dans leur vie de tout les jours? Puis qui pouvait affirmer qu'il y avait bien quelque chose après la vie? Personne. Il ne croyait pas en un paradis où en un enfer, car dans un cas comme dans l'autre les portes du repos ne lui serait jamais offerte. Il n'avait encore rien fait de terrible, jamais commis de meurtres, pourtant il était persuadé de faire partit des gens qui ne saurait pas accepté dans le domaine de Dieu. Après s'être mentalement secoué pour retrouver le contacte avec la réalité il réprima un sourire sarcastique à la remarque du jeune homme, les aristocrates adorait profiter de leur statut pour chercher les classes inférieures. Comment leur en vouloir? Le pouvoir sans corruption n'existait pas en ce monde le pensionnant n'y faisait pas exception.

Sa question le laissa aussi de glace. Le silence n'était pesant qu'aux oreilles des gens qui ne savent pas écouter. Le silence parfait n'existe pas, le silence peu se résumer par des petites bruits lancinant, où l'assemblages de plusieurs mouvements aléatoire s'harmonisant, une sorte de concert naturel. Il aurait pu lui répondre une infinité de choses, mais trop en dire à un aristocrate était dangereux, trop risqué. L'enjeu ne semblait pas en valoir la chandelle, même si étrangement ce jeune homme l'intéressait. Peut être dans sa façon de ce comporter, sa voix, où ses idées. Un sourire étranger à ceux qu'il avait pu aborder jusqu'à maintenant ce dessina sur ses lèvres. Un sourire amusé, un sourire qui aurait pu servir de transition avant un éclatement de joie:

-Je crois peu de choses, le silence n'est pas vraiment une entité qui me déroute puis ce que je vie avec depuis ... un long moment. Et pour revenir au sujet principale, attendre les autres c'est plaisant, mais ne penses-tu pas que ceux qui partent en premier, si ils nous regardent vraiment depuis le ciel! Souhaitent jusqu'à nôtre mort nous aider ? Nous empêcher de commettre certains actes? Vivre avec le sentiment d'impuissance face à la barrière séparant deux mondes élémentairement opposé? Je n'aimerais pas partir pour regarder vieillir ceux que j'aime en leur souhaitant de mourir au plus vite pour pouvoir les consoler.

Le sourire toujours aux lèvres Dan semblait beaucoup moins vulnérable qu'il y a quelques instants, allant jusqu'à ce lever pour se détendre les jambes. Engourdit par la position confortable mais peu pratique adopté plus tôt, il ne sentît pas la douleur de la chasse surgir soudainement ce qui l'empêcha de faire un pas. Cette journée avait vraiment été harassante, il masqua son bâillement d'un geste désinvolte de la main, avant de proposer avec cette même main à l'aristocrate de prendre sa place sur le banc. C'était la moindre des politesses après tout, il était arrivé après lui il devait avoir encore plus besoin de se reposer. Enfin pas vraiment, mais sur le moment cela semblait logique aux yeux du chasseur. En parlant de logique, il avait oublié de remercier ce dernier pour lui permettre de le tutoyer. Ça l'ennuyait plus qu'autre chose dans le fond d'avoir à le faire, mais on avait rien sans rien n'est ce pas ?:

-En fait j'oubliais la moindre des politesses, merci de m'accorder le droit de te tutoyer pour cette conversation. Après ça promis, le "vous" sera de mise. Et tu te doutes que je n'irais pas me vanter au prêt de toute le monde pour avoir pu tutoyer .... quel est ton nom en fait ? Le mien c'est Dan, Dan Foko, chasseur aux services de la communauté et de l'aristocratie.

L'ordre dans lequel il avait placé les choses qu'il servait n'était pas du au hasard, son ton le laissait bel et bien paraître. Sans insolence où provocation il était juste confiant. Préservant toute fois cette forme de respect qu'il accordait à tous ceux qui avaient le mérite de ne pas l'énerver. Se présenter n'était pas un réel danger pour l'avenir, il allait bien devoir se faire connaître au prêt des autres un jour ! Puis c'était à la fois un preuve bien qu'il en soit inconscient du fait qu'il ne craignait pas sur le long terme l'aristocratie, bien sûre qu'il n'était pas à l'aise en face de l'un d'eux à cause de la sanction immédiate qu'il risquait. Mais l'homme qui n'éprouvait jamais la peur ne pouvait connaître le courage, car l'un sans l'autre comme tout opposés ne peu exister. Il fallait être complètement idiot pour ne pas avoir peur, tout ignorer et se soustraire des conséquences. Dan s'étira lentement, remarquant qu'il était encore en train de laisser son flot de penser dévier au loin, ses yeux retournèrent dans ceux de l'aristocrate, suivit par un sourire se voulant amicale:


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Alistair L. Knight

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MessageSujet: Re: Two hope and only one destiny. (Pv Alistair L. Knight)   Mar 30 Avr - 14:07

Tenace, le chasseur. C’était rare, les orphelins, qui, comme lui, osaient le regarder en face et dire ce qu’il pensait. Oh, il se doutait bien qu’il ne disait pas tout, comment lui en vouloir, il devait probablement savoir ce qui attendait ceux qui contredisaient trop frontalement l’Aristocratie. Néanmoins, il osait lui parler. Mieux encore, il ne le considérait pas vraiment comme quelqu’un de supérieur à lui. Ça changeait. Ça lui plaisait bien, au fond. Enfin, un peu. Si jamais il se montrait insolent, il le remettrait à sa place, vite fait, bien fait. Pas parce qu’il était Chevalier, non. Juste parce qu’il ne supportait pas qu’on lui manque de respect, indépendamment de son rang.

« Mmmh. Je suppose que les goûts et les couleurs ne se discutent pas. »

Il marqua une pause, puis déclina d’un geste de la tête et d’un sourire amical sa proposition de s’installer sur le banc. Il préférait rester debout, bien plus pratique. Et puis, ça lui donnait une sorte… d’ascendant. Oui, voilà. Il eut un léger rictus avant de continuer sa réponse.

« Je trouve ça idiot de croire que ceux qui partent avant nous observent. » déclara-t-il en haussant vaguement les épaules. « T’imagines, des milliers de loupes braquées en permanence sur nous ? Et dire qu’on ne prend même pas la peine de leur faire coucou de temps en temps. » railla-t-il, désabusé au possible. Il soupira et reprit, plus sérieusement cette fois-ci. « Je ne pense pas que ceux qui partent avant regardent en arrière. Je ne crois pas qu’ils aient cette capacité. Jamais entendu de la Femme de Loth ? Eh bien, je pense que c’est pareil, là. » Il le fixa, avant de reprendre. « Ils peuvent soit avancer, continuer, soit attendre ceux qu’ils aiment, à la frontière, pour partir tous ensemble, mais le regard fixé en avant. Donc, il est préférable de partir avant. »

Il n’aimait pas vraiment parler de lui et de ce qu’il pensait. ET puis, dit à voix haute, ça lui semblait presque ridicule comme raisonnement. Alors pourquoi avait-il dévoilé sa vision des choses à cet orphelin à qui il n’adresserait plus la parole, qui pourrait potentiellement utiliser tout ce qu’il savait sur lui pour l’affaiblir et le jeter à terre ? Aucune idée. Les mots étaient sortis d’eux-mêmes. Peut-être avait-il besoin de s’épancher. Il n’avait plus eu vraiment d’amis depuis longtemps. Même s’il ne considérait pas le gamin comme un ami, loin de là. Il se raisonna en se disant que ces informations n’étaient pas particulièrement importantes.

Il retint un rire lorsque le Chasseur le remercia. Au fond, il se fichait un peu, ça ne l’avait jamais gêné quand les orphelins le tutoyaient spontanément. Mais il avait joué le jeu de l’Aristocrate imbu de lui-même et sa propre importance parce que… parce que ça l’avait diverti. Un peu.

« Mais je t’en prie, Dan. » dit-il, une lueur amusée dans les yeux. « En soi, je ne vois pas quel intérêt tu pourrais retirer à te vanter d’avoir pu me tutoyer, mais bon, ta discrétion est appréciée. » Il s’approcha de lui et sourit à son tour. « Alistair. Alistair Knight, Chevalier aristocratique. »

Son regard se fit pensif pendant qu’il repensait aux dernières paroles de Dan et surtout à son choix des mots. Alors comme ça, il avait eu raison, il était en effet le genre d’orphelins à ne pas apprécier l’Aristocratie. Qui sait, peut-être complotait-il. Ce genre de comportement l’énervait profondément : ne se rendait-il pas compte que sans Aristocratie, ce serait l’anarchie complète ? Plus d’ordre, seuls les plus forts vivraient correctement et les plus faibles subiraient leurs exactions. Et puis, le Sycophante et sa clique s’en donneraient à cœur joie, c’était sûr. Non, vraiment, parfois, il ne comprenait pas.

Il passa la main sur son menton, fronçant légèrement les sourcils. Non, il ne dirait rien. Parce qu’il n’avait pas d preuves, déjà. Ensuite, il paraissait tellement solitaire et hors de tout qu’il doutait qu’il ait suffisamment d’alliés pour qu’il soit une menace. « Au service de la communauté et de l’Aristocratie, hein ? Je vois. Au fond, peu importe ton allégeance du moment que tu fais bien ton boulot et que tu ne fasses pas de vagues. » déclara-t-il d’un ton parfaitement neutre. Aucune émotion ne vint rider son masque impavide. Il ne tenait pas à se battre.

Toutefois, il ne résista pas à l’envie de titiller le Chasseur. Un éclat de malice et de fourberie éclaira son visage, tandis qu’il affirma ironiquement « Je m’en voudrais tellement d'avoir à te faire du mal, vois-tu. »
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Dan Foko

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MessageSujet: Re: Two hope and only one destiny. (Pv Alistair L. Knight)   Mar 30 Avr - 17:50

La vision de l'aristocrate n'était pas si indéfendable que ça finalement, Dan n'avait jamais vue les choses sous cet angle. Un haussement d'épaules suivit d'un bref rire lui suffirent à accepter cette mentalité. Surtout que cette dernière était très bien amenée. Les classes supérieur n'était peut être pas si méprisable que ça, l'espoir de voir l'un d'eux un jour rejoindre sa façon de penser était envisageable. Alistair bien qu’intelligent, le chasseur après quelques minutes de débat avec lui en était convaincu que ce dernier n'était pas idiot, ne rejoindrait sûrement jamais sa cause. Pourquoi? Sa classe voulait tout dire d'après Dan, certes s'arrêter à de si petites choses n'étaient pas très indiqué, mais le terme chevalier ne laissait aucun doutes. Un serviteur puissant dédié à l'aristocratie, il devait être persuadé que le régime dans lequel ils vivaient maintenait l'harmonie. Hors le jeune homme était persuadé du contraire, un conflit qui bien que non déclaré était connu des deux protagonistes. Les mots n'auraient servit à rien de toute façon, le temps réglerait ce problème, d'ailleurs ce dernier risquait d'arborer une légère teinte pourpre si les choses persistaient à évoluer ainsi.

Il l'appréciait, parler avec lui était loin d'être désagréable bien au contraire, sans dire qu'il était en confiance avec lui une certaine notion de respect et d'humour rendait la chose intéressante. Quand Alistair déclara son point de vue d'une expression neutre sur la petite perche que le chasseur lui avait tendu, un frisson parcourra son échine. Devait-il voir cela comme une forme de tolérance? Où un avertissement ? L'hypothèse de la menace n'était pas à ignorer, mais ça aurait dans un sens déçu sans étonner le jeune homme. Ne pas faire de vagues, c'était la règle numéro un que le chasseur s'était fixé, ne pas attirer l'attention rester dans l'ombre et observer le déroulement des choses patiemment. Mais subitement, l'expression de son visage retrouva une forme que le petit loup appréciait d'avantage. Son affirmation provoqua en Dan un excès de rire, il ne dura que quelques brèves secondes, un rire clair mais doux, presque silencieux. Il ne se moquait pas de Alistair loin de là! Il appréciait cette forme d'humour, aimant jouer lui aussi il répondu sur un ton plus écrasé une fois son sang froid retrouvé:

-Et je m'en voudrais vraiment si je devais te pousser à en venir à de tels extrémités.

Son air était soulagé, la phrase en elle même était parsemé de sincérité aucune expressions ironiques n'était lisible dans son ton. Il voulait simplement faire preuve d'une certaine répartie et montrer au chevalier que malgré son rang il n'allait pas se laisser effrayer par un peu d'humour. Mais ça ne voulait pas dire qu'il lui manquait de respect, où qu'il déclarait haut et fort l’indifférence qu'il portait à ce titre. Non simplement, il voulait essayé de mettre leurs titres respectif à côté pour la durée de cette conversation. C'était un essai qui pour le moment semblait marcher. Bien sûre on ne pouvait vraiment oublier ce genre de choses, surtout lors d'une première réel rencontre, mais le chasseur n'était en rien déçu par ce dernier. Il décida d'une certaine façon de mettre fin au débat qu'ils avaient entamés quelques minutes au par avant:

-Ton point de vue sur l'après vie est à mon humble avis plus sympathique, si on peut dire ça ainsi. Je n'avais jamais vue la chose sous cet angle pour être honnête. Ce n'est pas désagréable j'y réfléchirais de plus prêt à l'avenir. Mais juste une chose. Les coucous qu'on leur fait de temps en temps ... c'est simplement nos songes, où les moments où on retourne à certains endroit physiquement où eux et nous de leurs vivant avons passé du temps. C'est un moyen comme un autre de leur montrer qu'on ne les a pas oubliés. Mais bon, il n'y a qu'un seul moyen de vraiment savoir ce qui nous attends, et je n'ai pas envie de l'employer, je me contenterais de la surprise pour ce cas là.

Un bref rire gêné siffla entre ses dents, dans le même mouvement le jeune homme tourna sur lui même puis retourna s'asseoir sur le banc. En tailleur sur ce dernier il sentit ses muscles tirer un instant, puis apaisant ces dernier en les massant il tendit l'oreille entendant des bruits de pas au loin dans la verrière. Il eu une bref expression blasé, ils allaient devoir mettre fin à leur discussion, être vue avec un membre de l'aristocratie ne le dérangeait pas vraiment. Mais ce n'était pas forcément réciproque, Alistair ne devait pas réellement souhaiter rencontrer l'un de ses amis aristocrates au tournant pour être ensuite blâmés où humiliés par eux le long de la semaine. Bien qu'étant membre d'une classe supérieur ils restaient des enfants, tout le monde sait que les enfants sont souvent atroces entre eux. Dan eu un bref soupir, préservant un sourire amusé sur son visage:

-Pour ce qui est des vagues, ne t'en fais pas je ne compte pas en faire. J'ai toujours préféré regarder la mer quand cette dernière était calme, c'est ennuyeux mais au moins on sait à quoi s'attendre.

Il regarda lentement dans la direction des bruits, puis se releva d'un bon avant de saluer d'une courbette l'aristocrate:

-Loin de moi l'envie de vous imposez ma présence aux yeux des autres, je pense qu'il est préférable de nous quittez en ces termes. Cette brève discussion n'a finalement pas été si ennuyeuse, j'en suis content, j'espère que c'est réciproque. Sur ce, si vous voulez bien m'excusez Chevalier Alistair.

Une autre révérence puis après un bref sourire se voulant amicale, il retrouva son expression neutre, presque triste. Il eu le temps de faire quelques pas à l'opposé des perturbateurs, qui étaient sûrement des gens voulant se détendre en dépit du calme sensé régner en ce lieu.
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Alistair L. Knight

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MessageSujet: Re: Two hope and only one destiny. (Pv Alistair L. Knight)   Sam 4 Mai - 0:58

Il s’autorisa un bref sourire devant le rire du jeune chasseur. Ils s’étaient compris, voilà l’essentiel. Il le surveillerait probablement un peu plus que les autres orphelins, mais rien de bien méchant. Au moins, Dan pouvait dormir tranquille : il ne le livrerait pas à l’Aristocratie. Il n’avait rien sur lui de concret, de toute façon. Du moins, c’était ce qu’il tentait de se convaincre. Il savait bien qu’avec un soupçon pareil, il aurait dû filer voir un des membres de la Rafined Class. Mais il décida de lui laisser une chance. Ce n’était que justice. Et les chasseurs étaient des orphelins utiles à Cloverfield, autant faire en sorte qu’ils restent en vie le plus longtemps possible, n’est-ce pas ?

Il afficha cependant une mine perplexe en le voyant se détourner et partir vers d’autres orphelins. Qu’avait-il voulu dire ? Il se fichait un peu qu’on le voit en sa compagnie. De toute façon il n’avait pas à répondre de ses actes envers les orphelins, et il pouvait toujours inventer un prétexte pour les aristocrates qui lui poseraient la question. Bien qu’il voyait mal les autres lui reprocher de fraterniser avec les orphelins. N’était-ce pas lui qui avait dénoncé Ellen, sans le moindre scrupule ? Sa loyauté n’était plus à démontrer.

Aussi le suivit-il et posa sa main sur son épaule pour l’arrêter.

« Malheureusement pour toi, ta compagnie m’a bien plus diverti que je le croyais. Ce qui fait que… je ne compte pas te laisser filer aussi rapidement. Il reste encore du temps avant le diner. » dit-il en lui lançant un sourire en coin, légèrement capricieux. « Au moins, je constate que tu tiens tes promesses, tu m’en vois ravi. Oh, tant que j’y pense, je suis le seul à savoir si je tiens à passer du temps en ta compagnie ou non. Donc, ne prend pas de décision pour moi, je suis un grand garçon, tu sais. » continua-t-il, la voix sifflante d’ironie à peine contenue.

Il le lâcha et l’observa, avant de jeter un coup d’œil par-dessus son épaule, vers les orphelins quelques dissipés qui venaient d’entrer. Ces derniers, remarquant son regard, se turent immédiatement. Il eut un léger sourire et reporta son attention sur le Chasseur, tandis que derrière lui, les chuchotements reprenaient – nettement moins forts, cependant.

« A moins que ce ne soit toi qui n’aie pas envie de passer du temps en compagnie d’un Chevalier devant les autres orphelins ? Si c’est le cas, assume tes opinions. » asséna-t-il d'un ton neutre, quoique un peu froid.

Il n’avait pas été particulièrement violent ou vindicatif. Mais il fallait avouer qu’il ne supportait pas qu’on se permette de juger de ce qui était bon pour lui à sa place. Sa fierté mal placée, sûrement. Il retint un soupir, et adoucit quelque peu son expression. Ils avaient passé un bon moment, ce n’était pas le moment de tout gâcher. Surtout pas pour une broutille pareille.

« Pour en revenir à notre conversation, je me demande si les morts peuvent voir nos rêves. J’espère pas. Ça doit être déprimant de voir en permanence des êtres qu’on a aimé souffrir à cause de nous, non ? J’espère qu’ils n’ont aucun contact avec ce monde. Histoire que ça soit plus reposant pour eux. Mais tu as raison, nous n’avons qu’un seul moyen de savoir vraiment ce qu’il en est. »

Un rire sans joie lui échappa. Il se demanda si on l’attendait. Il l’espérait. Même s’il se disait qu’il ne le mériterait pas vraiment. Qu’importe, il avait bien le droit d’être un peu égoïste de temps en temps, non ? Il se reprit, lui fit un fin sourire où me mêlaient sarcasme et malice. Il reprenait le rôle du Chevalier. Mais pas le chevalier aristocratique, non. Le chevalier comme dans les romans, celui qui protège la veuve et l’orphelin.

« La mer est belle quand elle est calme. Cela dit, elle est sublime quand elle est déchainée. Sublime, mais dangereuse et mortelle. Souviens-t-en. »

Il essayait de lui faire passer un message. Un bien piètre message, une bien piètre recommandation, mais il fallait qu’il essaye. Ne pas s’éloigner du droit chemin tracé par l’autorité était l’unique moyen de vivre en paix.
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Dan Foko

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MessageSujet: Re: Two hope and only one destiny. (Pv Alistair L. Knight)   Dim 5 Mai - 18:21

Décidément cet aristocrate était plein de surprises, bien que dans le fond Dan se doutait que la situation risquait de tourner ainsi, il laissa un sentiment de surprise s'emparer de lui. Sa compagnie n'était donc pas si désagréable que cela? Une information qu'il n'oublierait pas, bien qu'il ne l'emploierait uniquement quand cette dernière lui serait utile. Quand Alistair se mit à sourire cyniquement, Dan ne put s'empêche de le suivre. Ils étaient pour l'instant sur la même longueur d'ondes, chose qui était rare il fallait l'admettre. Mais c'était malheureusement, peut être aussi une façon de surveiller Dan, s'assurer qu'il ne soit pas un danger pour l'aristocratie. Comment en vouloir au chevalier? Le chasseur n'avait pas fait preuve d'une grande discrétion, il était obligé de faire avec maintenant. Quand il lui posa la question sur un ton froid, le sourire du jeune loup s'effaça immédiatement, remplacé par son expression froide et terne. Il allait sûrement paraître téméraire, mais il n'aimait pas non plus ce genre d'allusion. La manipulation n'était pas l'un de ses fort, jouer avec son image aux yeux des autres n'était en rien une méthode qu'il appréciait. Sa voix était sur le même ton qu'Alistair, la réponse fut presque du tac au tac:

-Ai-je vraiment l'air d'être quelqu'un qui n'assume pas ses actes et ses idées ? Admettez que certains aristocrates pourraient voire nôtre conversation comme une honte, où simplement un moyen de vous décrédibilisez aux yeux des autres dans cette course aux prestiges. Mais bon, si vous avez l'esprit tranquille, sachez que j'apprécie ce comportement.

Lui comme Alistair s'appréciait comme on peut apprécier un homme avec lequel on converse depuis quelques minutes. C'est pourquoi Dan non plus ne resta pas sur ce point qu'il trouvait désagréable. Autant profiter de la marche, enfin si le chevalier daignait lâcher son épaule. Quand il retourna à la conversation principale, le chasseur retrouva le sourire, il aimait bien ce sujet, il appréciait aussi souvent les réflexions du jeune aristocrate. Il en arriva à la même conclusion que lui, il se priva de commentaire car il ne voyait lui non plus rien à ajouter. Les rêves? Le chasseur n'en faisait presque plus, du moins il n'en faisait plus des très réconfortant. Sa mère ne lui était pas apparue lors de son sommeil depuis des mois, contrairement à son père qui lui revenait le hanter dès qu'une occasion le permettait. Un doux soupir s'échappa de ses lèvres souriante, un sujet qui ne laissait pas indifférent. Si sa mère regardait ses rêves, elle devait vraiment s'attrister pour un rien, il se promit intérieurement d'avoir des nuits plus tranquille au cours des prochains jours. Si ça permettait à sa mère de se reposer, en évitant qu'elle se fasse du soucis c'était toujours ça à prendre.

Les paroles d'Alistair semblèrent être un O.V.N.I, sortant de nul part elles interpellèrent Dan, il ne se doutait pas qu'il pouvait faire preuve d'autant d'esprit. Il avait lu cette lueur d'intelligence, cette petite malice qu'on peut lire dans des personnes qu'on estime intéressante, mais là encore un nouvel aspect du chevalier se révélait au jeune loup. C'était un message qu'il interpréta à son avis correctement, mais ce message était inutile, il déchaînerait la mer un jour car l’autorité donné par les deux princes n'étaient pas admissible. Trop de différence de classes, trop d'incompréhension, trop de fourberies. Si ils voulaient vraiment leur bien, les choses seraient dictées autrement, il n'y aurait pas tant de défis, tant de luttes. S'écarter du chemin dessiné était une fatalité, mais aussi une nécessité aux yeux de Dan. Il répondit simplement, comme si il répétait un dicton, un dicton sortit directement du fruit de sons subconscient:

- Je m'en souviendrais. Mais à mon tour de vous faire part d'une chose que j'ai pensée pendant très longtemps: "Vivre cent ans comme un mouton, où dix ans comme un lion? Que préférez vous? Moi je sais que quoi que je fasse le système me prendra pour un con". C'est pourquoi, vous pouvez être rassuré quant à l'état de la mer pour les prochaines années à venir, je ne suis qu'un humble observateur. Pas un révolutionnaire.

Certains mots pouvaient peut être faire naître en Alistair un sentiment de répression immédiate, Dan le savait. C'est pourquoi il se préparait mentalement à être déçu, frapper, humilier, il n'en savait rien. Il avait simplement eu l'envie de mettre cette chose au claire avec le chevalier. Parler en devinette n'était pas son fort, et quitte à ce faire un ami, autant que ce dernier sache à quoi s'en tenir. Dans un sens, le jeune loup lui avait menti, il en était conscient, mais il tenait réellement à ne pas se fâcher avec Alistair. Il ne craignait pas qu'il le livre à ses supérieurs, non ce qu'il appréhendait le plus c'était sa réaction immédiate. Allait-il le haire, le mépriser, mettre fin à cette discussion qu'il avait lui même voulut reprendre? Comment le savoir? Si ce n'est attendre, en le fixant avec des yeux de glace qui pourtant porte un air se voulant vraiment amicale.

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Alistair L. Knight

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MessageSujet: Re: Two hope and only one destiny. (Pv Alistair L. Knight)   Jeu 9 Mai - 0:06

Les dernières paroles de son interlocuteur le ramenèrent sur terre. Il lâcha l’épaule du chasseur et le dévisagea en silence, tentant de démêler le sous-entendu de la simple parole, les sourcils froncés, les lèvres pincées en une étroite ligne rosée. Vivre dis ans comme un lion ? Mais en avait-il seulement la trempe, lui, l’être solitaire aux plaisirs désabusés, qui se réfugiait dans la verdure au lieu de se mêler à ceux qu’il souhaite prétendument sauver ? Il ne se faisait pas d’illusion, c’était probablement ce qu’il avait voulu dire : Dan refusait de se laisser mener comme un mouton et préférait la férocité des bêtes fauves qu’il pourchassait jour après jour. Soit. Il lui mentait délibérément : très bien, qu’il ne s’attende plus à ce qu’il lui fasse de cadeaux. L’amitié naissante importait peu face à la survie de l’Aristocratie.

« Pas un révolutionnaire, hein… Curieusement, j’ai dû mal à croire que tu te contenteras d’observer les choses. Au bout d’un moment, tout observateur que tu sois, tu finiras par te sentir acculé. Tu bondiras, tu attaqueras, tu détruiras même. » observa-t-il d’une voix calme, légèrement sarcastique. « Ne perds pas ton temps à me dire que je me trompe. Je n’ai pas été nommé Chevalier pour rien, tu sais. » Il se rapprocha de lui, histoire que leur conversation reste privée et que les autres orphelins ne se doutent pas de la teneur de leurs échanges. « Supposons qu’une révolution éclate. Serais-tu prêt à sacrifier des innocents pour arriver à tes fins ? Serais-tu prêt à malmener de pauvres enfants qui jamais, au grand jamais, n’ont voulu qu’on leur fasse du mal, qui se tenaient tranquillement à leur place et qui étaient juste heureux d’avoir à manger et de vivre relativement correctement ? »

Il souffla doucement, pour reprendre son calme. Il aurait pu, non, il aurait dû sortir son épée et la lui coller sous le cou pour le forcer à l’accompagner. L’emmener voir le Prince ou le Princesse. Leur révéler que le Chasseur était probablement en train de fomenter quelques mauvais coups et qu’ils feraient bien de prendre les mesures adéquates. Mais il décida de ne rien faire de tout ça. Parce qu’il n’avait pas de certitudes. Pas encore. Et qu’il ne voulait pas le condamner, pas tant qu’il n’avait pas la preuve irréfutable qu’il voulait renverser l’Aristocratie.

« Bien sûr, tout cela reste hypothétique. Une… simple conversation théorique, vois-tu. Considères-tu que tes principes vaillent la souffrance de bons nombres d’orphelins ? La répression serait sévère, tu le sais. Les Remords s’en donneraient à cœur joie. »

Sa voix s’était faite mordante, un peu cruelle, même. On ne s’attaquait pas impunément à l’Aristocratie. Si sa ferveur et son zèle étaient moins démonstratifs que ceux de certains de ses collègues, il n’en restait pas moins un loyal partisan, prêt à tout pour la Royauté et la Haute Aristocratie. Et s’il devait écraser le chasseur, ma foi, il le ferait. Tant pis s’il perdait un camarade de discussions avisé.

« Et tout ce sang versé pour quoi, exactement ? Tes jolis principes en or ? Mais, ce que tu ne sembles pas réaliser, c’est que les enfants y trouvent leur compte, dans la hiérarchie actuelle. Oh, pas tous, bien sûr, mais as-tu déjà vu un système où tout le monde était heureux ? Moi non. Même pas en démocratie. Alors quoi, tu détruis tout et tu reconstruis après ? Sans inégalité ? Tu crois réellement qu’une chose pareille pourrait arriver ? »

Un rire moqueur, froid, vide de toute chaleur lui échappa. Il riait des illusions dans lesquelles s’était enfermé le loup qui lui faisait face, il riait de ses espérances et de sa naïveté, il riait de ses idées et de sa doctrine, il riait de lui, tout simplement. Il ajouta, dans un murmure railleur : « En théorie, bien sûr. En tant qu’observateur, tu dois avoir une idée là-dessus. »

Ils avaient abandonné les messages cachés et les sous-entendus. L’heure finale était proche.
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Dan Foko

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MessageSujet: Re: Two hope and only one destiny. (Pv Alistair L. Knight)   Jeu 9 Mai - 16:56

Il laissa le chevalier déverser son mépris, le laissait éradiquer toutes graines idéologique anti-aristocratique. Alistair semblait en avoir besoin, comme si il essayait de se convaincre lui même, une forme de monologue visant à se rassurer. les questions qu'il posait étaient aux yeux du jeune loup évidente, il y avait déjà réfléchis mille fois, il savait à quoi s'en tenir. Pendant toute la durée des remarques du chevalier le chasseur n'eu pas l'once d'une réaction, pas l'ombre d'un sourire où d'une larme. Il souhaitait aussi que cela reste privé, c'est pourquoi il le laissa se rapprocher. Comment lui expliquer? Comment lui prouver que même si le fond était compréhensible, la forme n'en restait pas moins fausse. Après tout, certes il lui avait menti, il se considérait comme un lion révolutionnaire dans le cadre de leur conversation. Mais, le chevalier s'était trop emporté, il lui manquait ce charme qui avait tant plus au jeune chasseur. De plus, le fait qu'il se permette d'être dans une telle erreur vis à vis de lui l'énervait doucement, le contraire l'aurait effrayé, mais ça n'en restait pas moins pénible à entendre. Son soupir fut long, mais une fois terminé, un bref sourire suivit accompagné d'un éclatement de rire cristallin. C'était à son tour désormais de rire, que cela blesse où non le chevalier Dan devait évacuer la pression, de plus il y avait vraiment de quoi rire vue l'état actuel de la conversation. Que faire? Cet échiquier était complexe ce qui faisait tout son mérite, il était décidément plaisant de parler avec Alistair, rien ne lui échappait, du moins en apparence. Un brave toutou servil qui servait ses maîtres presque sans prendre conscience de ce qu'il crachait. Le chasseur se passa la main droite sur le visage, ultime tentative pour se calmer, reprendre son sang froid, atténuer la puissance de son rire en lançant un regard presque moqueur à l'aristocrate. Il eu quelques doux spasmes, puis il décida de reprendre la conversation là où Alistair l'avait arrêté. Il était temps pour le chasseur de jouer, bien que ce jeu risquait de lui coûter cher:

-En théorie, l'observateur que je suis à bel et bien quelques idées à ce sujet. Déjà comme vous l'avez si bien fais remarqué vous n'êtes pas un chevalier pour rien.

Il haussa les épaules en regardant avec un faux air fuyant le sol, un sourire désagréablement triste encré sous son nez. Levant les paumes vers le plafond il releva le visage en plongeant ses yeux dans ceux d'Alistair:

-Vous vous fourvoyez sur moi... je ne vais pas essayer de vous en convaincre, mais je ne suis pas un réel révolutionnaire. Pourquoi? Vous avez vous même les réponses. Sacrifier une partie des gens qu'on veut aider, les faire souffrir au nom d'une idéologie, c'est un peu trop aristocratique à mon goût. Nommez moi comme vous le souhaitez, prédateur, fauve, bête, je reste à l'écart de ce genre de conflits. Mais si vous voulez vraiment savoir, si l'aristocratie était un jour mise en danger par une révolution... ça ne me laisserait pas indifférent.

Il clôtura en faisant disparaître son sourire, ses yeux étaient désormais posé sur une délicate fleur blanche, il la toucha du bout du doigt puis, rangea ses mains sur ses hanches. Son expression était de nouveau naturel, comme si il avait survécut à une tempête. Son regard alla de nouveau à Alistair, il n'avait pas totalement terminé, certaines choses restaient encore à mettre au clair. De toute façon, Alistair n'avait rien de concret contre lui et jusqu'à aujourd'hui le jeune chasseur ne s'était jamais démarqué aux yeux de qui que ce soit. La seule créature qui pouvait peut être se douter de ses désirs était celle qu'il souhaitait voir disparaître le plus au monde. Rien que là, en ce moment l'un de ses valets était peut être en train de les épier, les écouter, rapportant tout mot pour mot à l'autre saloperie. Il chassa l'image de cette chose de son esprit puis reprit la parole:

-Mais tout en restant dans le théorique, je peux vous retournez les questions. Comment pouvez-vous soutenir un système aussi inégalitaire? Comment pouvez-vous tolérer ces différences de classes? Les massacres ainsi que les répressions organisées par les gens de classes soit disant supérieur? Je ne suis pas sûre que le tiers d'entre eux méritent leurs places et vous devez être mieux placé que moi pour le savoir. Vous savez et comprenez ce qu'il se passe autours de vous et l'acceptez ainsi, c'est simplement vôtre choix et il vous avantage. Donc oui en théorie, si le nombre enfants désirant être libéré des chaînes qu'on lui a ferré sans conditions est supérieur à ceux qui décident d'être servil. Si ils sont prêt à se battre pour renverser l'aristocratie, et que ce mouvement vient d'eux même! Le prix du sang est tolérable. En théorie...même si je préférerais que les seules gouttes de sang versées dans les années à venir soient celle d'enfants travaillant ensemble, pour survivre ensemble. Au lieu de le gaspiller dans des duels, des combats incessant et cette course aux pouvoirs ridicule.

Il pensait surtout ses derniers mots, il se foutait de l'avis du jeune chevalier, c'était réellement ce qu'il désirait. Et si il pouvait trouver un moyen de l'obtenir, un moyen qui nuirait le moins possible aux autres il ferait tout pour l'obtenir. Alistair était un chevalier, mais il était avant tout un être humain, qui plus est un humain intéressant. Un homme plus intéressant qu'une magnifique fleur blanche. L'avenir de Dan semblait soudainement plus très calme, lui qui essayait de ne pas faire de plis venait simplement de déballer son sac à un aristocrate. type de personnage qu'il méprisait .... en théorie.
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