Entre nous, on se comprend... Je crois? [PV Alistair]



 

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 Entre nous, on se comprend... Je crois? [PV Alistair]

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MessageSujet: Entre nous, on se comprend... Je crois? [PV Alistair]   Dim 18 Nov - 17:15

    La vie à l'orphelinat n'avait jamais été palpitante, loin de là. Avec la disparition des adultes, on aurait pu croire que le grain de folie qui avait germé sans plus attendre égayerait les lieux, ou du moins les rendrait dignes d'intérêt. Mais que nenni. Malgré les monstres divers et variés, les risques, les tentations (plus nombreuses que ce que l'orphelin lambda pourrait imaginer), et la massive guérilla interne qui se livrait chaque jour, rien ne semblait déloger le paon de son ennui. Il se sentait comme une gargouille prise au piège de sa cathédrale, et -- eurgh, c'était qui, ça? Le Quasimodo local? Fronçant le nez à la vue d'un visage qu'il jugeait ingrat, Malice continua son chemin. Il était environ trois heures de l'après-midi, d'après les cadrans solaires, et la météo, quoique clémente, ne sollicitait pas sa présence à l'extérieur. Si c'était pour risquer de croiser Andreas à nouveau, non merci: il préférait se cacher quelque part à l'intérieur en attendant qu'on ait besoin de lui.
    Avoir de la compagnie lui manquait, en réalité. De la vraie compagnie, de celle qui ne le repousse pas ou ne l'incite pas au silence au moindre mot; quelqu'un qui ne jouerait pas au plus fin, mais qui ne serait pas non plus la victime type. Mais où l'adolescent pourrait-il trouver, dans un taudis pareil, quelqu'un digne de son attention? Dilemme délicat, songea-t-il avant de revenir sur ses propos. Pour se trouver face à un dilemme, encore faudrait-il qu'il eût des options.

    Soupir.

    N'était-ce pas ridicule, à son âge, après avoir dédaigné la compagnie d'autrui depuis plus longtemps qu'il ne pouvait compter, de se lamenter comme une âme en peine? Que voulait-il, au juste, un ami? Un confident? Bien sûr que non, c'était une idée ridicule. Ou peut-être, peut-être que juste une illusion d'intimité, une sorte d'ancre, quelqu'un à qui il pourrait s'adresser naturellement... Oui, voilà, c'était ça! Le naturel, il recherchait du naturel. Ses habituelles déviations, son petit sourire en coin et ses regards, c'était du cinéma, pas vrai? Un genre de rôle qu'il jouait si souvent qu'il oubliait de s'en défaire la majorité du temps, rien de plus. Du moins, c'est là ce qu'il voulait croire.

    Tout avait commencé la semaine précédente alors que, le manque de sommeil et l'ingratitude affichée d'Alexiel aidant, le "Sonur Tìk" se promenait sans but dans les couloirs, s'appliquant à ne prêter attention à personne, tout en veillant à ce que les autres, eux, prêtent attention à lui. Il passait une mauvaise journée, ils lui devaient au moins ça, non? Le regarder était un plaisir pour les yeux, d'ailleurs. Il leur faisait un cadeau, à tous ces gamins, de s'approcher à moins de deux mètres d'eux! Enfin, il se complaisait dans ses rêveries mégalomanes lorsqu'il entendit quelqu'un murmurer son nom, derrière lui. Sans se retourner, il ralentit le pas et tendit l'oreille. Il s'agissait d'une de ces orphelines sans prestige, aussi ne connaissait-il ni son nom, ni les particularités de son visage.

    "Celui-là, c'est Malice", avait-elle soufflé à une autre gamine, une petite nouvelle, probablement. "Il se la joue parce qu'il est valet, mais en réalité, c'est juste une catin, il sait rien faire d'autre que montrer ses jambes."

    Piqué au vif, il avait fait volte-face et dévisagé la gamine, qui s'était recroquevillée sur elle-même par réflexe, mais sans pour autant perdre cet éclat de fierté qui dansait au fond de ses yeux. Après quelques secondes, le blond avait cessé de la toiser et s'en était allé, semblant de rien. Mais cette nuit-là, il tourna et se retourna maintes fois dans son lit sans trouver le sommeil. S'il était réaliste, il se devait d'admettre qu'effectivement, il ne faisait pas grand-chose d'autre que de pousser les jolis garçons dans leurs retranchements; sa fierté, néanmoins, refusait de se taire, s’époumonant quelque part au fond de sa cervelle: "je suis beaucoup plus que ça! Je suis beaucoup plus que ce que les gens voient, je suis plus intéressant que n'importe lequel d'entre eux!"
    Seulement voilà, quand on n'a reçu que quelques primaires rudiments d'éducation, et qu'on a délaissé les livres pour l'étude des plaisirs de la chair, qu'a-t-on à montrer à ceux qui se réclament d'un rang supérieur? Quand on ne connaît nulle citation, nul auteur ayant fait grand bruit, comment briller autrement que par son joli minois? Il fallait creuser plus profondément, trouver des sujets sur lesquels il pourrait donner de brillants avis, des commentaires pertinents. Quelque chose où il pourrait, avec le temps, exceller. Mais quoi? Et comment, par où même, débuter ses recherches? Il y avait des livres à la bibliothèque, mais lequel choisir? Y avait-il des standards? Des œuvres à privilégier, des auteurs à brimer d'un air supérieur? Il avait beau réfléchir, Malice ne trouvait pas les réponses à ses questions, tout simplement parce qu'il n'avait pas le pouvoir de tirer de son cerveau des solutions à des problèmes hors de sa sphère habituelle. Il fallait l'admettre, il n'avait pas la science infuse.

    "Bon sang, Lys!" maugréa le jeune garçon, perdu dans ses pensées alors qu'il actionnait mécaniquement la poignée de porte, sans même se demander où il se trouvait. "Trouve quelque chose, mon garçon, allez! Tu es loin d'être stupide, il te faut juste le prouver, d'une façon ou d'une autre!"

    Tout à son accès d'humeur, il ne prit garde à l'autre occupant de la pièce que lorsqu'un autre trèfle jaune attira son attention. Fronçant les sourcils, il glissa son regard de la petite décoration jaune jusqu'au menton de l'adolescent qui se trouvait là, puis entreprit de détailler son visage. Les cheveux roux-bruns plus que l'air quelque peu morose du gamin l’interpellèrent, et après quelques secondes d'étude générale, Malice se rappela de cette touffe de cheveux et de cette aura diffuse qu'il avait croisé maintes fois lors de réunions, sans jamais y prêter attention. Il haussa les sourcils, surpris: ce type était un chevalier. Ça, il le savait, il en était sûr. Mais quand au reste...

    "Salut. Qu'est-ce que tu fiches ici?" Demanda-t-il un peu brusquement, sans pour autant vouloir être agressif. Ses petites contrariétés s'envolèrent alors qu'il portait toute son attention sur l'autre membre de la Lower Class, dont il ignorait le nom. Qui sait, peut-être ce nouvel énergumène se détacherait-il de la masse et se montrerait digne d'intérêt? Croisant les bras, le blond fit quelques pas de plus dans la pièce, gardant une distance minimale entre lui et le chevalier.
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Alistair L. Knight

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MessageSujet: Re: Entre nous, on se comprend... Je crois? [PV Alistair]   Lun 3 Déc - 1:50

La journée avait pourtant bien commencé. Enfin, tout était relatif. Lui qui avait imaginé vivre mille aventures fantastiques depuis qu’il avait été promu Chevalier, avait rapidement déchanté. Les orphelins se rebellaient rarement et il n’avait encore jamais eu affaire aux Remords. Pas qu’il s’en plaigne, bien sûr, mais il ne pouvait s’empêcher de regretter le manque d’action. En même temps, ce manque d’action n’était-il pas signe qu’il faisait bien son boulot ? Peut-être. Peut-être pas. Quoiqu’il en soit, après le déjeuner, on lui fit subtilement comprendre que ce serait une excellente idée d’éviter une nouvelle tragédie. Après tout, la Propagande était imprévisible, n’est-ce pas ?

Et le voilà parti en direction du lieu maudit. Si en s’y rendant, il s’était senti fier de parader devant les orphelins, tête haute, il s’était vite rendu compte que sa présence ici ne servait à rien. En effet, les orphelins n’étaient pas fous et possédaient une faculté nommée « Instinct de survie ». Curieux, n’est-ce pas ? Toujours est-il qu’il n’y avait personne. Il ne s’était pas approché du coin où se tapissait la propagande, lui-même n’était pas vraiment d’humeur à se battre pour rien – notez la contradiction entre ses envies et sa conscience : lui aussi tenait à rester en un seul morceau le plus longtemps possible.

Il s’ennuyait comme un rat mort. Et encore, il était persuadé que le rat mort s’amusait plus que lui à compter le nombre de vers qui déchiquetaient sa chair putride. Il ne faisait pas tellement froid, dehors : il aurait largement préféré se balader parmi les orphelins au grand air. Mais il ne pouvait se permettre de désobéir. Et si jamais quelqu’un venait pendant son absence et se faisait déchiqueter ? Un frisson lui parcourut l’échine : il ne voulait même pas savoir quel sort lui réserverait l’Aristocratie. Ni d’ailleurs quelle souffrance devrait subir le pauvre gamin. Poussant un soupir, il fit quelques pas dans le fumoir avant de revenir à sa place initiale. Tourner comme un lion en cage ne lui permettrait pas de faire passer le temps plus vite.

Il entendit des bruits de pas s’approcher et la porte s’ouvrir. Comme quoi, il avait eu raison de rester en place. Son regard inquisiteur détailla prestement le nouvel arrivant. Il retint une moue dédaigneuse : que venait faire un valet ici ? N’avait-il rien de mieux à faire ? Genre, servir quelqu’un, préférentiellement un membre de la Rafined Class ? Il se souvenait de lui. Fronçant les sourcils, la mémoire lui revint brusquement. Bien sûr, comment avait-il pu l’oublier ? Malice Ainsworth. Il l’avait vu pavaner dans les couloirs. Certains disaient que c’était une catin. Après l’avoir croisé plusieurs fois dans les réunions, il ne pouvait pas dire que cela le choquait réellement. Toutefois, malgré son mépris à peine voilé pour les valets, il décida de faire un effort de politesse. Après tout, il pourrait peut-être le tirer de son désœuvrement profond.

Il fit l’effort de se décoller du mur où il était adossé avant de lui répondre. « Je pourrais te retourner la question » répliqua-t-il d’un ton un peu las. Sympa, on avait dit, Alistair. « Je surveille les parages pour faire en sorte qu’aucun orphelin ne vienne titiller la propagande. Des fois que certains aient des idées suicidaires. » Il ne bougea pas lorsqu’il s’approcha de lui, réfrénant l’envie impérieuse de reculer de plusieurs pas. De un, un chevalier ne cédait devant personne. De deux, sûrement pas devant un valet. « Et toi, que fais-tu là ? Ne devrais-tu pas être en train de remplir les moindres désirs de la Rafined Class ? » Il avait gardé une voix neutre, de sorte qu’il n’y ait aucun sous-entendu et que le blond ne prenne pas la mouche. Car non, il ne venait pas d'insinuer qu'il n'était bon qu'à satisfaire les membres de l'Aristocratie, absolument pas. Mauvaise foi, quand tu nous tiens.

[Désolée, c'est pas terrible, et en plus t'as dû attendre longtemps avant d'avoir une réponse. T.T]
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MessageSujet: Re: Entre nous, on se comprend... Je crois? [PV Alistair]   Mar 1 Jan - 17:26

    Ainsi donc, certains membres de la Lower Class prenaient leur rôle à cœur. Pour Malice, c'était plutôt nouveau : bien que le poste de valet soit théoriquement très prenant, il était du genre "moins j'en fais, mieux je me porte", alors que quelqu'un décide de rester à son poste alors que personne ne le voyait, et pour protéger des orphelins de basse classe qui plus est, ça le dépassait complètement. Diantre, il avait déjà bien du mal à terminer ses propres corvées, alors s'en rajouter une couche juste pour le plaisir, ça tiendrait du masochisme! Scrutant le visage du chevalier, le blond se demanda d'où il pouvait venir pour avoir le goût du travail acharné. Peut-être d'un milieu ouvrier où on lui avait appris l'importance de l'effort et du pain gagné à la sueur de son front. Si ça se trouve il appréciait même le travail salissant! Fronçant le nez d'un air désapprobateur, l'adolescent aux mœurs légères haussa les épaules.

    "Pourquoi tu ferais ça? Tu risques de te faire attaquer si elle est de mauvaise humeur, en plus moins il y aura de bouches à nourrir, mieux on vivra. Je veux dire, c'est pas comme si on était certains de pouvoir subvenir à nos besoins éternellement."

    Il aimait bien ce mot, "subvenir". Il y avait un v dedans, ça faisait compliqué et intelligent, or Malice était bien décidé à sonner comme un adulte. Non pas que ça aurait le moindre impact sur l'autre occupant de la pièce, cela dit, et si ça se trouvait, les efforts de vocabulaire du blond ne prendraient pas. Qu'à cela ne tienne ; au pire, il se ferait rabrouer, et dans le meilleur des cas... Fronçant les sourcils, il se rendit compte qu'il n'avait absolument aucune idée de ce que pourrait lui réserver la suite des événements, puisqu'il ignorait tout de celui à qui il adressait la parole-- son caractère, son tempérament, ses points faibles. Allez donc savoir combien de temps cela prendrait avant qu'il ne se fatigue pour de bon des babillements incessants du valet! Pour le moment, toutefois, il semblait enclin à engager la conversation et Malice, ravi, hocha la tête avec un sourire avant de continuer à discuter, sans même laisser le temps à son interlocuteur de placer un mot.

    "C'est ce que je suis en train de faire", répondit-il à son collègue. "Pour une raison qui m'échappe totalement, la plupart du temps les désirs de mes supérieurs équivalent à peu près tous à ce que je me tienne loin d'eux. Étrange, pas vrai?" lança-t-il, montrant les dents dans un grand sourire étincelant qui en disait long. Dans un sursaut de confiance en son exécrable personne, le monstre d'égocentrisme vint se caler contre le mur, à côté de... Ah, c'était quoi son nom, déjà? Pinçant les lèvres, il fixa l'autre du regard et déclara, prenant soin de sembler impassible :
    "C'est quoi ton nom, au fait? Je crois pas l'avoir retenu. Le prends pas mal, hein, je retiens le nom de quasiment personne, ça sert à rien, la plupart du temps."

    Ce qu'il n'énonça pas à voix haute, c'était qu'en réalité son dédain pour la très grande majorité des gamins peuplant ce vaste enclos sordide était bien trop écrasant pour qu'il fasse l'effort de retenir le moindre détail à leur sujet. Il ne doutait pas, par exemple, qu'il oublierait fort probablement le prénom de ce chevalier zélé dès qu'il sortirait de la pièce, si leur discussion ne portait pas ses fruits. À quoi bon se bourrer la tête avec les prénoms de personnes inintéressantes, après tout ? L'air de rien, il se pencha très légèrement sur le côté, se rapprochant de l'autre porteur de trèfle jaune d'un demi-centimètre. Il n'en avait pas vraiment conscience, mais chassez le naturel, il revient au galop.


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MessageSujet: Re: Entre nous, on se comprend... Je crois? [PV Alistair]   Dim 20 Jan - 19:08

Il haussa un sourcil, incrédule : ce valet ne lui avait tout de même pas demandé la raison pour laquelle il restait terré dans une pièce sordide en compagnie d’un monstre alors qu’il pourrait aller batifoler à l’extérieur, n’est-ce pas ? Il avait forcément mal entendu. Il n’avait eu le choix… Bon d’accord, on ne lui avait donné d’ordre direct. Mais… Un sous-entendu valait bien un ordre. De toute façon, il ne devait rien faire pour mécontenter l’Aristocratie. Puis bon, la mort d’un orphelin après la mort de feu la Princesse de Trèfle ferait tâche, n’est-ce pas ? Qui sait ce qui pourrait traverser l’esprit des orphelins et…

Il se stoppa net dans ses réflexions. Malice venait de semer le doute dans son esprit. Comment avait-il réussi ce tour de force ? Certes, le garçon n’avait pas tort quand il disait que les réserves de nourriture n’étaient pas éternelles et qu’une bouche en moins à nourrir, c’est toujours ça de gagné. Il soupira légèrement : non, son rôle, c’était d’obéir à l’Aristocratie. Point. Qu’importait la barbarie ou l’illogisme des ordres, il les exécuterait fidèlement. En attendant, il avait à ses côtés un valet particulièrement bavard. Et qui lui faisait la conversation. Bien, il pourrait au moins se distraire quelques temps.

« Dis-moi, tu ne crois tout de même pas que je suis venu m’enfermer dans cette pièce de mon plein gré ? » demanda-t-il d’une voix neutre. « Je préfèrerai nettement être ailleurs, loin de… la Propagande. Mais vu qu’on m’en a donné l’ordre… » Il laissa sa phrase en suspens. Il n’y avait rien de plus à ajouter. Malgré tout, il se sentit presque obligé de poursuivre, pour rompre le silence. Il n’aimait pas ça, le silence. « Et certains orphelins sont prêts à tout pour gagner la considération de l’Aristocratie. Si jamais l’un d’entre eux avait l’idée complètement stupide de tenter d’amadouer la Propagande sans la clé aux six feuilles, c’est sur moi que ça retomberait. »

Il jeta un coup d’œil inquisiteur au blondinet. Ah, alors comme ça, on gardait ses distances avec lui ? Il étira ses lèvres en un sourire quelque peu ironique, lui aussi se serait passé des soins de ce valet. Mais il ne possédait pas de trèfle rouge ce qui réglait l’affaire. Toutefois, il ne lui avoua pas le fond de ses pensées. Non, il n’avait aucun intérêt à le froisser. « Curieux, en effet. Ça doit te laisser pas mal de temps libre pour vaquer à diverses… occupations. » répliqua-t-il, songeur. Que pouvait-il bien faire pour se distraire, toute la journée ? « Je me demande bien comment tu fais pour ne pas t’ennuyer… » murmura-t-il, plus pour lui-même que pour son interlocuteur.

Il s’adossa de nouveau à son mur, les bras croisés, son arme posé à même le sol. Il était plus que surpris par cet individu. Il n’avait jamais eu affaire à une personnalité aussi différente que la sienne. Certes, il n’avait pas fait particulièrement d’effort pour s’intégrer et se faire des amis, mais tout de même, il ne put s’empêcher de se sentir vexé de voir que Malice ne savait pas qui il était. Pour qui se prenait-il ? Il n’était qu’un simple valet, bon sang de bois, il n’avait pas à se croire supérieur au reste des mortels, au point de ne pas connaitre leur nom. C’était… c’était la moindre des choses, non ? Serrant légèrement les dents, il tiqua quand il s’aperçut qu’il s’était rapproché de lui. Le mouvement était à peine perceptible, mais il l'était suffisamment pour qu'il le remarque. Que faisait-il ? Toutefois, il ne bougea toujours pas, cachant la gêne de lui inspirait cette proximité. Au pire, il pourrait toujours le jeter en pâture à la Propagande. Histoire de rendre un fier service à l’orphelinat.

« Alistair. Alistair Knight. Et toi, tu es… ? C’est pas contre toi, c’est juste que je côtoie peu la Lower Class. Pour ne pas dire, pas du tout. » répondit-il suavement.

Dans sa fierté blessé, il refusa tout net d’avouer qu’il savait parfaitement qui il était. Après tout, le protocole exigeait de lui qu’il connaisse tous les membres de l’Aristocratie, mais ça, le valet n’avait pas besoin de le savoir.
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