"I can't bear you to forget me..."//♣ Ellen Thomson



 

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 "I can't bear you to forget me..."//♣ Ellen Thomson

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MessageSujet: "I can't bear you to forget me..."//♣ Ellen Thomson   Mar 31 Juil - 21:24

PREDEF


I'll found a way out... someday
"Feat. Kaai Yuki"



▬ ÂGE : 12 ans
▬ DATE DE NAISSANCE : 4 Avril 1929
▬ CATÉGORIE : Orphan
▬ RANG : 4
▬ PÉCHÉ MORTEL : Paresse & Envie
▬ TOTEM : Souris



My weaknesses are stenght.
"Quiet as a mouse."

A observer Ellen, on pourrait se demander comment une jeune fille aussi petite, pâle et mince ait pu survivre dans un environnement hostile, où presque tous les enfants se liguent les uns contre les autres et ne font confiance à personne. La réponse est simple: Ellen sait se fait discrète. Consciente de sa fragilité physique et de son manque d'autorité, elle préfère essayer de se faire oublier des autres et des aristocrates en particulier plutôt que de de tenir tête à quiconque, préférant se consacrer à son travail à l’extérieur et à la création de son propre monde. Un monde où quelqu'un veillerait sur elle et ne la ferait jamais souffrir, un monde où elle serait enfin adulte et débarrassée de toutes ses contraintes d'enfant, où l'on pourrait enfin la prendre au sérieux.

Pourtant, Ellen n'est pas non plus recluse ou désespérée au point de se renfermer sur elle-même sans jamais adresser la parole à qui que ce soit, au contraire: elle accepte très volontiers d'entamer une conversation, le problème étant qu'elle s'attache et fait confiance trop facilement à la personne qui lui témoigne de l'intérêt... Mais elle reste prudente et fuit au moindre signe de danger, déterminée à ne pas se laisser détruire par cette société dictatoriale. En fait, Ellen serait très peureuse et même lâche parfois si les circonstances ne la forçaient pas à faire preuve d'un peu de courage. La jeune fille est bien consciente qu'il n'est pas bon de stagner dans une situation précaire sans faire le moindre effort pour tenter de l'améliorer.

Ellen se sent plus proche des adultes ou des adolescents plus âgés et adore les fréquenter. Les petits ne la dérangent pas, mais elle ne cherche pas spécialement leur compagnie : comme ils ne semblent pas comprendre ses préoccupations, bien au-dessus des envies et des besoins normaux des jeunes enfants, elle préfère leur épargner des conversations qui pourraient les ennuyer. Cependant, Ellen à toujours cette crainte d'être rejetée par ceux qu'elle apprécie: en général, les adolescents de Cloverfield (comme partout ailleurs) préfèrent rester en clan bien fermé pour ne pas avoir à supporter la marmaille.

De façon générale, Ellen est une enfant mature, habituée à fréquenter un milieu adulte depuis son plus jeune âge, qui privilégie le calme et la réflexion par-dessus tout. Malheureusement pour elle, cette attitude sage est bien difficile à conserver dans l’univers violent de Cloverfield, ce qui amène Ellen à se cacher du monde et à rêver d’une vie idéale plutôt que de se battre pour améliorer sa situation.


That's all you need to know.
"I'm just looking for peace."

  • Que pensez-vous de la Royauté ? Un grand sentiment d'injustice avait envahi Ellen lorsque Lucifel s'était auto-proclamé Prince. Au début, elle avait pris cela comme l'annonce d'un grand jeu un peu malsain, mais plus le temps passait, plus les punitions contre les rebelles se faisaient sévères et la jeune fille se mit à réaliser à quel point tout cela était sérieux. La Royauté à tendance à exaspérer Ellen, mais jamais elle n'osera le dire à quiconque.
  • Que pensez-vous de l'Aristocratie ? Si Ellen avait eu suffisamment de courage, elle aurait certainement cherché à se battre contre ces enfants qui laissaient libre cour à leur sadisme et leurs sentiments de frustrations hérités du passé. Ellen n'a encore jamais eu à subir leur colère, mais elle voit très clairement les effets désastreux de leur comportement contre des orphelins innocents.
  • Quel est votre sentiments sur Le Sycophante et les Remords ? Ellen en est terrifiée, comme la plupart des autres enfants. Depuis le jour où elle apprit leur existence, la jeune fille vit en ces monstres le symbole d'une autorité encore plus menaçante et cruelle que celle qu'exerçait les adultes auparavant. Une raison de plus pour se tenir a carreau...
  • Quel est l'investissement de votre personnage dans la course aux privilèges ? Parmi tous les orphelins de Cloverfield, Ellen doit être l'une des seules à n'y prêter aucune attention. Le système des rangs à tendance à la déranger d’un point de vue moral, n'ayant jamais désiré obtenir du pouvoir sur quelqu'un ou se faire elle même dominer. Son rôle de cueilleuse, situé dans le juste milieu lui convient parfaitement et jamais Ellen n'essayera d'obtenir davantage de responsabilités au sein de la communauté, de la même façon qu'elle fera tout son possible pour ne pas régresser non plus.


Keeping the past in mind.
"If I try to get away
How long until I'm free?
And if I don't come back here
Will you remember me?"

Assise au pied d'un arbre, non loin du champ de fraises, Ellen pleurait la tête enfouie au creux de ses genoux. Les autres enfants étaient éparpillés aux quatre coins de l'orphelinat, tantôt survoltés ou bien accablés, comme elle. Au loin, le bruit des cris, des rires et des vitres brisées parvenaient à ses oreilles, mais ne lui permettait pas d'oublier son angoisse et son chagrin.
Plus tôt dans la matinée, un petit garçon maigrelet aux cheveux noirs avait mobilisé l'attention de tous les orphelins pour leur annoncer une nouvelle importante. Debout sur une table, sa voix avait résonné très fort, étonnamment grave et solennelle pour un si jeune garçon:

« Les adultes nous ont abandonnés. Ils sont tous partis. »

Certains d'entre eux avaient commencé à se moquer de lui et à rire bruyamment. Mais le regard perçant de l'enfant aux cheveux noirs eut tôt fait de confirmer le sérieux de la chose. Et très vite, après une rapide vérification, tous comprirent que cette nouvelle n'était pas un mensonge: les adultes avaient bel et bien disparu sans la moindre explication.

Ellen ne sut comment réagir à cette nouvelle. Partagée entre le soulagement de ne plus avoir à supporter les attentions quelques peu déplacées du directeur et l'impression angoissante d’avoir perdu tous ses points de repères. Il était vrai que les grandes personnes imposaient des règles strictes, infligeaient des châtiments corporels et considéraient les enfants comme des petits singes incapables de réfléchir par eux-mêmes, mais il fallait se l'avouer: ils les protégeaient. Un enfant seul ne pouvait pas survivre dans un monde aussi vaste et hostile. Ellen s'inquiétait, n'ayant pas désiré se joindre aux festivités de gamins trop impulsifs, elle avait décidé de partir à l'extérieur, en espérant que personne n'aurait l'idée de la suivre.

Une fois installée, les souvenirs de son arrivée à l'Orphelinat lui revenaient à l'esprit. Ce n'étaient pas de bons souvenirs, à vrai dire, elle avait tout fait jusqu'a présent pour les effacer de sa mémoire. Mais ils n'étaient pas partis, et ne s'en iraient probablement jamais. Ellen revoyait le visage de sa mère: autrefois beau et enviable, il était figé dans une expression d'amertume et de dégout profond. La dernière image qu'elle avait de cette femme était celle d'une marâtre égoïste et lâche, pas celle d'une maman responsable et aimante. Elle ne lui avait même pas dit au revoir...
Ellen se demandait ce qu'elle avait bien pu faire pour mériter d'être envoyée là-bas. Elle n'avait passé qu'un an à Cloverfield, mais ce que d'autres considéraient comme une courte période, Ellen, elle, avait vécu cette année comme un changement brutal et profondément désagréable. Tout cela lié au fait qu'elle n'était pas habituée à fréquenter d'autres enfants aussi régulièrement.

Issue d'une famille de la haute bourgeoisie Londonienne, Ellen avait reçu une éducation privée, sans qu'elle eût besoin de sortir de la demeure luxueuse de ses parents, située en pleine campagne. Cela lui convenait bien, étant donné qu'elle ne connaissait pas autre chose, et puis, la compagnie d'autres enfants ne lui manquait pas non plus puisque, chaque semaine, les amies de sa mère amenaient leurs enfants avec elle, pour que la petite Ellen ne se sente pas trop seule au milieu des grandes personnes.
Ellen avait vécu une enfance merveilleuse, sans crainte et sans chagrins. Les domestiques et la bonne en particulier lui témoignaient une affection profonde et sincère, elle était la petite chérie de la maisonnée et tout le monde la trouvait adorable et incroyablement éveillée pour son âge. Seule ombre dans ce tableau idéal : les seuls qui ne semblaient pas lui porter le moindre intérêt étaient Mr et Mme Thomson, ses propres parents. Trop occupés à se disputer et à organiser des soirées de gala interminables, ils ne prenaient même pas le temps de parler à leur fille unique, ne serais-ce que pour lui faire ressentir qu'elle existait pour eux. Cela rendait l'enfant bien triste, mais la compagnie d'autres adultes et de ses camarades de jeux lui faisait oublier cette situation malsaine.

Peu de temps avant son dixième anniversaire, sa mère chassa son père de la maison et demanda le divorce. Elle avait découvert que son époux l'avait trompée, et depuis longtemps, avec la bonne d'Ellen. Une jeune femme très douce aux cheveux blonds et au parfum délicat qui avait dû, elle aussi, quitter le foyer lorsque le fruit de cette aventure était devenu trop encombrant pour le dissimuler... Ellen fut accablée par le chagrin, voir son père quitter sa famille n'était pas forcément facile à comprendre ni à accepter, mais si sa bonne, la seule adulte à laquelle elle pouvait se confier de jour comme de nuit quand elle avait le cœur lourd, partait elle aussi, il ne lui resterait plus personne pour la consoler dans ces moments de détresse.

Au lieu de combler cette absence en s'occupant davantage de sa fille, Miss Thomson (qui avait gardé le nom de son ex époux par convention sociale) préférait organiser des soirées de plus en plus grandes, peuplés d'artistes, de poètes et d'intellectuels. Une foule bruyante d'adultes dans la trentaine ou plus, presque entièrement composée d'hommes célibataires se présentait chaque jour pour admirer la beauté et l'aisance culturelle et sociale de leur flamboyante hôtesse. Ellen parvenait quelquefois à obtenir l'autorisation de rester en compagnie des adultes, à la condition expresse qu'elle ne touche ni à l'alcool ni au tabac, bien entendu. La petite fille était tantôt ignorée, tantôt admirée et flattée pour ses bonnes manières et son joli minois. De son coté, Ellen appréciait la compagnie de ces gens, même si les sujets qu’ils abordaient lui échappaient quelque peu.

C'est durant l'une de ces soirées que la jeune fille fit la connaissance d'Edward Westhall.

Ellen l'avait immédiatement distingué des autres adultes sans trop en connaitre la raison. Mr Westhall était grand, mince, avec des yeux très doux et un beau sourire. Il avait l'air plus jeune que la plupart des autres adultes, et semblait peu habitué à participer à des salons comme ceux de Miss Thomson. Il s'était fait connaitre grâce à ses photographies et souhaitait désormais se spécialiser dans les portraits d'enfants. Il avait donc demandé la permission à Ellen, puis à sa mère de prendre la jeune fille pour modèle. Miss Thomson accepta sans trop y réfléchir, pour la plus grande joie d'Ellen.

Les séances de photographies se passaient toujours à merveille: Ellen était un modèle très patient et Mr Westhall se considérait infiniment chanceux d'avoir trouvé une enfant qui n'était pas gênée par le fait de devoir rester immobile tandis qu'un adulte l'observait intensément pour pouvoir capturer son image. A vrai dire, Ellen n'était pas toujours à l'aise dans cette situation, en particulier lorsqu'elle se trouvait seule face à lui, sans ses petits camarades autour d'elle. Bien qu'elle sut qu'il n'y avait aucune raison de se méfier de cet homme, elle ne pouvait empêcher son cœur de battre lorsqu'i s'approchait d'elle pour arranger son costume ou lui donner des instructions. Le son de sa voix était très agréable à entendre; Ellen profitait toujours de la moindre occasion de lui parler, et elle était agréablement surprise de comprendre que, quel que soit le sujet qu'ils abordaient, Mr Westhall lui répondait toujours avec éloquence et sincérité, exactement comme à une adulte.

Il était difficile de connaitre la nature exacte des sentiments du photographe à l'égard de la jeune fille. Une chose était certaine, ils avaient une relation privilégiée: Ellen était son modèle favori, il ne se lassait pas de le dire, au risque de faire quelques jaloux. Miss Thomson le comprit bien vite, et employa sa méthode favorite pour attirer l'attention de ce jeune et talentueux artiste sur elle. Mr Westhall ne resta pas indifférent à ses charmes, mais cette relation quelque peu scandaleuse avec une des femmes les plus célèbres de la haute société londonienne ne l'empêchait tout de même pas de passer beaucoup de temps avec sa jeune amie.

Ellen poussa un long soupir, ses yeux s'embuaient de larmes lorsque lui revenaient en mémoire les moments de délice qu'elle avait passé en compagnie de cet homme. Elle aimait tout en lui: sa conversation sage et réfléchie, son sens de l'humour, sa gentillesse, sa générosité, la beauté de son sourire et l'infinie douceur de son regard au milieu de toutes sortes de détails agréables. Elle aimait tout particulièrement la façon dont il effleurait ses cheveux avant de lui poser un baiser sur le front pour lui dire au revoir... Ellen se sentait stupide de ne pas pouvoir contrôler toutes ces émotions qui la traversaient lorsqu'il était près d'elle; elle avait l'impression que son cœur allait exploser. Mais pire encore étaient les moments où il n'était pas là pour lui tenir compagnie. La jeune fille avait la sensation insupportable de ne plus pouvoir respirer, comme si quelque chose lui serrait impitoyablement les poumons. Elle ne parvenait pas à mettre un nom sur ce qu'elle ressentait pour cet homme. De l'amour? Peut-être bien, mais Mr Westhall était un adulte, et elle... elle n'était qu'une enfant. Elle ne pouvait pas l'aimer, et lui non plus. C'était comme ça.

Ce qui relevait de l'évidence la plus absolue n'était pas interprété de la même façon par Miss Thomson, qui devint de plus en plus jalouse de sa fille au fur et à mesure que son amant passait du temps avec elle. Ce qui n'était qu'une simple méfiance dans l'esprit de la mère d'Ellen se changea bientôt en une sorte de certitude paranoïaque: Edward Westhall faisait la cour à sa fille.
Il fut très facile pour Miss Thomson de se débarrasser de celui qui lui avait causé tant de souffrances, même si elles s'avéraient être fausses. Elle pouvait ruiner sa réputation, sa carrière et sa vie avec un seul mot bien choisi: tout le monde aurait alors été persuadé que ce jeune photographe, qui se cachait derrière ses beaux atouts et son éloquence, était en réalité un ignoble pervers. Poussé par la crainte de voir son existence ravagée par les divagations d'une femme jalouse, Mr Westhall s'enfuit, non sans avoir pris le temps de dire adieu à sa chère Ellen.

Se rappeler de cet après-midi funeste où elle vit le seul être qui lui apportait du bonheur dans sa vie terne disparaitre à tout jamais mit Ellen dans un état de détresse abominable. Son visage se crispait et elle faisait de son mieux pour ne pas éclater en sanglots. Elle ferma les yeux... elle revoyait encore son visage, ses yeux bleus remplis de larmes qu'il s'efforçait de cacher. Oui, cet adieu lui avait fait autant de mal qu'à elle. Pourquoi aurait-il pris le temps de lui expliquer les raisons qui l'obligeait à partir, sinon ?

***
- Les adultes ont cette fâcheuse manie de prendre du plaisir à se faire souffrir les uns les autres, Ellen. Ils disent des mensonges en espérant se sentir mieux, mais au final, ça ne fait qu'aggraver leurs problèmes.

- Pourquoi ne pouvez-vous pas leur dire la vérité? Vous ne m'avez jamais fait de mal, je le sais, je vous ai toujours fait confiance... Je pourrai leur dire, je leur donnerai la preuve.

- Ma parole ne compte pas pour eux, et la tienne encore moins. Les gens préfèreront toujours le scandale à la vérité, ils savent mieux que tout que l'innocence est un masque, même si ce n'est pas toujours le cas. Nous ne pouvons rien y faire, je suis désolé.

Ellen baissa la tête. Révoltée par tant d'injustice, elle voulait hurler, ou frapper quelque chose... mais elle ne pouvait rien faire d'autre qu'accepter, et souffrir en silence.
A genoux devant elle, Mr Westhall releva doucement son menton, Ellen frissonna à ce toucher et deux grosses larmes coulèrent sur ses joues. Puis il posa les mains sur ses épaules, hésita quelques instants, puis la serra dans ses bras.

Ellen éclata en sanglot, le son de sa voix étouffé par la veste du photographe. Jamais ils n'avaient été aussi proche l'un de l'autre. La jeune fille sentait le cœur de l'homme qu'elle aimait battre à travers cet épais tissu. Il ne lui avait pas menti en lui disant à quel point se séparer d'elle lui faisait de la peine...

Il desserra son étreinte, puis posa les yeux une dernière fois sur la jeune fille, encore secouée par les pleurs. Ellen soutenait son regard, ses yeux noirs se mêlant au bleu acier du photographe. Ils n'avaient pas besoin de mots pour se dire adieu. Les mots avaient déjà fait bien assez de mal comme cela.

Mr Westhall se releva puis commença à s'éloigner en lui tournant le dos. Ellen s'avança de quelques pas pour lui crier quelque chose.

- Ne m'oubliez pas!

Il s'arrêta. Ellen remarqua qu'il voulait tourner son visage vers elle, la regarder à nouveau. Il serrait les poings, comme pour s'empêcher de faire quelque chose qu'il allait très certainement regretter.

- Je vous en prie...

Mr Westhall ne bougea pas, il se retourna encore davantage sans oser la regarder, puis répondit d'une voix faible.

- Jamais.

Puis il s’en alla, pour ne plus jamais revenir.


***

Ellen ne put résister plus longtemps et s'était mise à pleurer ainsi, le plus silencieusement possible, contre l'arbre. Personne ne connaissait la raison pour laquelle sa mère l'avait envoyé à Cloverfield. Il était difficile pour une femme riche de se débarrasser de son unique enfant, cet abandon aurait fait un immense scandale si ses amis étaient venus à l'apprendre. Mais Miss Thomson maitrisait parfaitement bien l'art du mensonge, et tout le monde semblait croire qu'Ellen était partie dans une pension à l'étranger jusqu'à ce qu’elle atteigne l'âge adulte. La vérité, c'était que la présence de sa fille lui était devenue insupportable, et l'orphelinat lui semblait être le meilleur moyen de se débarrasser de cette petit gène qui menaçait de lui voler ses amants. Ellen n'avait jamais su comment sa mère s'était arrangée pour la faire entrer à l'orphelinat sans risquer d'ébruiter la nouvelle. Elle ne souhaitait pas le savoir. Après tout, c’est un fait bien connu que l’argent permet d’accéder à la facilité, et bien peu nombreux sont les gens au cœur purs qui savent résister à la corruption.

Telle était sa nouvelle situation désormais: "orpheline" en attente d'adoption. La jeune fille ne souhaitait pas changer de famille et était une des rares enfants à se réjouir de savoir que l'orphelinat n'était presque jamais visité par des parents désirant l'adoption. Ellen s'était fait la promesse de ne plus jamais laisser sa vie entre les mains d'adultes égoïstes et manipulateurs comme l'était sa propre mère. Elle resterait à Cloverfield jusqu'à ce qu'elle soit grande, pour se forger une existence qui lui conviendrait, seule, sans se laisser abuser par qui que ce soit.

Cependant, Ellen avait toujours cet espoir insensé qu'un jour, peut-être, Mr Westhall retrouverait sa trace et déciderait de venir la chercher. La jeune fille savait que c'était une pure folie mais... pourquoi pas, après tout? Il y avait toujours une chance pour que cela arrive! Ellen s'accrocha désespérément à cette idée, jusqu'à s'en convaincre: un jour, Edward Westhall la retrouverait, et si ce n'était pas maintenant, elle attendrait d'être adulte pour partir à sa recherche et ensuite, qui sait, peut-être accepterait-il de l'épouser?

Oui, cette idée tenace redonnait de l'espoir à Ellen. Même dans les moments les plus sombres comme celui-ci. Elle essuya ses larmes, puis respira un grand coup. L'air frais qui soufflait entre les arbres lui faisait du bien. Sa vie n'était pas si mauvaise après tout, même si elle avait un mauvais pressentiment quant au futur d'un groupe d'orphelins sans adultes, Ellen se disait que ce changement pourrait lui être bénéfique. Peut-être même pourrait-elle quitter l'orphelinat plus tôt que prévu? Que se passerait-il si elle essayait de prendre le bus, en bas du chemin? Personne ne remarquerait son absence, n’est-ce pas ?

... n’est-ce pas?



Nana
"Everybody is happy, sha lala la ♥."



▬ Âge : 19 ans
▬ Sexe : Fille
▬ Double compte ? Pas encore :wink
▬ Comment avez vous connu le forum ? Je connais bien la fondatrice (Comme quoi, les relations ça aide!)
▬ Qu'en pensez vous ? Voyez vous des améliorations à apporter ? Nope!
▬ Autre chose ? L'inspiration revient et c'est pas trop tôt!
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Lucifel J. Sveinsson

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Âge du personnage: 12 ans.
Date d'arrivée à Cloverfield: 4 Octobre 1940.

MessageSujet: Re: "I can't bear you to forget me..."//♣ Ellen Thomson   Mar 31 Juil - 21:59

jdsgfksgkdg ♥️♥️♥️

Bon tu sais ce que j'en pense, ta fiche est super cool et j'adore Ellen, elle est trop cute ♥️
Par contre, encore ce maudit caractère qui nous embête, il manque cinq petites lignes. Bon, je sais comme il t'a embêté vu que j'étais là et je laisse passer parce que t'es notre premier membre mais si tu fais un DC, il faudra les remplir cette fois o/ Et mettre le catégorie - rang - totem en sous-titre comme spécifié dans les infos sur les fiches :happy

Enfin voilà, tu es validée ♥️♥️
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MessageSujet: Re: "I can't bear you to forget me..."//♣ Ellen Thomson   Mar 31 Juil - 23:29

Merci Kana :coeur ! C'est vrai, je ne me suis pas rendue compte en faisant copier/coller sur le forum, le caractère est ridiculement court... Je pourrai éventuellement le ré-écrire, j'attends de pouvoir développer Ellen au cours des RP pour trouver d'autres choses à écrire sur elle, il me tarde de pouvoir commencer!
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Lucifel J. Sveinsson

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MessageSujet: Re: "I can't bear you to forget me..."//♣ Ellen Thomson   Mer 1 Aoû - 0:45

Oui au pire, si l'envie t'en prends, tu pourras toujours éditer ta fiche et le modifier !

Tu peux déjà poster dans le topic d'event qui se trouve dans le grenier (un petit rp de 5/10 lignes suffit pour faire réagir ton perso si l'envie t'en prend~)
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MessageSujet: Re: "I can't bear you to forget me..."//♣ Ellen Thomson   

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