EVENT PERMANENT ♣ Betrayal



 

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 EVENT PERMANENT ♣ Betrayal

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Le Sycophante

Monstre Délateur
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♣ Monstre Délateur ♣


Rang : Maître de Cloverfield.
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Age : 77
Pseudo : Compte Fondateur.

Once upon a time
Âge du personnage: Eternel.
Date d'arrivée à Cloverfield: 19 Juillet 1941.

MessageSujet: EVENT PERMANENT ♣ Betrayal   Mer 20 Nov - 22:14


Procès d'Eleveira Steamblood


Lucifel accusait le choc. C'était un coup dur pour lui d'apprendre qu'Eleveira était coupable d'une telle ignominie. Il aurait préféré que ce soit quelqu'un d'autre à vrai dire et même s'il avait très envie de lui faire payer sa trahison, une part de lui-même ne voulait pas s'y livrer. Pourtant, elle avait gravement fauté en reproduisant les abominations de leurs précédents bourreaux alors même qu'elle était au courant de la situation, qu'elle l'avait vécu tout comme eux. Lucifel lui-même n'avait jamais fait preuve d'autant de cruauté et de fourberie, c'est dire ! Le Prince avait passé un long moment, blotti contre le Sycophante, le visage enfoui dans sa poitrine maternelle. Les doigts du monstre dans ses cheveux l'avait rassuré, de même que sentir son odeur de feuilles mortes et de poussière, d'entendre ses plaintes sourdes chantonnée tout bas en guise de berceuse. Le Prince avait attrapé sa robe noire, les doigts crispés sur l'antique étoffe, la faisait bruisser doucement. Il tressaillit lorsqu'Alexiel rentra dans la pièce pour lui annoncer d'une voix blanche : « Mademoiselle Steamblood a été attrapée, Votre Majesté. » Le Duc évitait de fixer ce macabre tableau ; cet enfant voûté lové sur les genoux d'une grande et monstrueuse femme nimbée d'obscurité. On aurait dit une icône diabolique, une scène des Enfers. Le Prince souffla, maussade : « J'arrive. » Alexiel s'empressa de se retirer, peu désireux de rester une seconde de plus dans cette pièce. La porte se referma silencieusement derrière lui et le garçon releva les yeux vers le visage du Sycophante. Il déposa un baiser sur l'arrête froide de sa mâchoire et se laissa glisser de ses genoux pour sortir du bureau de feu monsieur le directeur.

Dans les couloirs il régnait une atmosphère de colère et de rancœur, comme si un essaim d'abeille avait saturé l'espace du sol au plafond, prêt à piquer de leur dard le premier qui les titilleraient de trop. Eleveira avait franchi une limite, bafoué un tabou, violé une règle implicite que tout le monde s'était chuchotée depuis la chute des sœurs Hingley. En en faisant fi, l'infirmière – encore une – s'était attirée la haine de tous les autres.

Lucifel et le reste de l'Aristocratie descendirent à la cave en suivant les autres orphelins qui, sur leur passage, formait une haie d'honneur chaotique. Devant la salle de confinement attendait, ligotée, Eleveira dans toute sa disgrâce, les cheveux ébouriffée par la lutte pour sa liberté, les lunettes de travers sur son nez. Lucifel la regarda dans les yeux, plongeant ses cieux d'orage dans les orbes vairons de la jeune fille. On pouvait y lire de la déception, de l’écœurement, de la colère et aussi une certaine tristesse. Le Prince leva la main et, d'un geste sec et vif, gifla l'infirmière, avant de lâcher vertement : « Attachez-la dans la salle de confinement. » Eleiveira fut soulevée sans ménagement et ligotée à la chaise qui trônait dans la pièce jonchée d'ossements et de débris. Au fond de la pièce, à ras du sol dans le mur du fond, il y avait un trou. Un trou assez grand pour que des Remords puissent s'en extraire. On racontait que c'était une entrée direct vers le « Non-Lieu », là où se retrouvait tout ce qui avait été absorbé par la Perte. Les Remords venaient de là, oui. Et ceux qui avaient été pris par la sirène de la cour intérieure réapparaissaient mystérieusement dans la salle de confinement dont on disait que, sous le sol de terre battue, se trouvaient des trésors charriés par les Remords eux-mêmes.

Lucifel fixa une dernière fois Eleveira avant de – étrangement – détourner le regard. « J'espère que les Remords te dévoreront. » Au fond de lui, quelque part, il espérait que non. Il aurait voulu tout effacer, que ce ne soit pas elle. C'était douloureux. Dans un grincement sinistre, Lucifel referma la porte et fit tourner la clé dans le verrou. « Réfléchis à ce que tu as fait. » lança la voix fluette depuis l'extérieure avant que des bruits de pas ne s'éloignent, signalant le départ des autres enfants.

Concrètement...


    ▬ Bon, tu connais les règles, hein~ (mauvaise élève, va ! /PAN)
    ▬ De temps en temps, il est possible qu'un PNJ intervienne (Remords ou bien une sistah /PAN) et qu'un dé de dégât soit tiré histoire de tablé si tu prends cher ou non :crazy Sachant que 1 = pas de blessures (ou si dans ton RP tu as spécifié que tu étais touché, c'est superficiel) et 10 = évanouissement. Le dé sera plutôt tiré à la fin comme bilan sans doute. Cela dit, si tes explications sont claires, il se peut qu'on n'ait pas à le jeter o/
    ▬ Il y a plusieurs sortent de Remords, n'hésite pas à les utiliser ! Il y a le classique (gris, chauve, flasque, le bon vieux Remord, quoi !), mais aussi d'autres présentés ici dans la catégorie "varieties" (sachant que le "horrible imp" renvoie au Remord classique). Bref, le lapin mord fort, la chèvre donne de sales coups de tête (+++ avec des cornes), le cochon charge et est plus dur à abattre que les autres, l'oiseau a une longue portée avec son long cou qu'il abaisse violemment, le rat mort et peut transmettre des infections et le poisson se tortille vigoureusement au sol en flanquant des coups à tout ce qui passe trop près !
    ▬ Et comme toujours tu découvriras un petit quelque chose d'intéressant à la fin ! Have fuuuun.
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Eleveira Steamblood

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MessageSujet: Re: EVENT PERMANENT ♣ Betrayal   Sam 23 Nov - 17:24


Avant la cage
Les choses allaient incroyablement mal se passer. Eleveira le sentait : toute rationnelle qu’elle était, il restait dans son esprit cette petite part d’instinct pur qui lui soufflait à l’oreille que l’avenir ne présageait rien de bon.
Lorsqu’elle avait testé ses produits sur l’orpheline qui l’avait poussée au-delà des limites de sa patience, elle savait parfaitement qu’elle brisait l’un des plus gros tabous du nouveau monde de Cloverfield : ne jamais, ô grand jamais, reproduire les sévices qu’ils avaient subi aux mains des sœurs Hingley et du directeur Kaufmann. Ces règles n’avaient jamais été clairement énoncées, mais les enfants avaient été si profondément marqués dans leur âme et dans leur chair qu’elles s’étaient imposées d’elles-mêmes. Et la jeune fille aux yeux vairons avait sciemment transgressé l’une d’entre elles.
Lorsque l’annonce avait été faite quelques matins plus tôt, l’infirmière avait immédiatement reconnu le crime dénoncé par le Sycophante comme étant le sien. Au contraire des autres résidents de l’orphelinat, tremblants de rage et de peur au souvenir de ce que les nurses leur avait fait vivre, elle avait réagit par un vague froncement de sourcils mécontent, sans plus. Il n’était pas dans son genre de paniquer, même dans une situation comme celle-ci, et se mettre à agir à cause du stress ne l’aiderait certainement pas à rester discrète suffisamment longtemps pour que la délation soit caduque. Alors, elle avait continué à travailler comme elle le faisait d’ordinaire, passant ses journées entre l’infirmerie et la bibliothèque. Avec un peu de chance, personne n’aurait assez de jugeote pour penser à elle, bien que les détails fournis par la grande dame aux yeux d’encre aient été étonnamment précis.
Un jour s’écoula. Puis un deuxième. Puis un troisième.
Petit à petit, la menace qui planait au-dessus de sa tête se faisait de moins en moins pesante. Une semaine et demie, voilà l’échéance imposée par leur inhumaine gardienne avant que les charges ne soient abandonnées et qu’un nouveau fautif ne soit désigné. Et la libération était proche.
Néanmoins, l’infime soulagement qui avait réussi à s’installer dans l’esprit d’Eleveira fut balayé par une nouvelle annonce, le matin du neuvième jour. La jeune fille, occupée à l’infirmerie, avait fermé les yeux en entendant retentir la musique qui précédait les paroles fatidiques du Prince, paroles qui aujourd’hui ne pouvaient que dévoiler son identité.
Rien ne la prépara cependant au choc qu’elle eut en entendant le nom de son délateur.
Eleveira rouvrit brusquement les yeux sous la surprise, absolument sans voix. De tous les orphelins susceptibles de la reconnaître et de la vendre, Josué était celui qu’elle aurait soupçonné en dernier. Elle avait cru qu’Alexiel serait capable de la démasquer, Poppy, Ed, même Hashberry si d’aventure il avait été assez lucide pour faire le rapprochement ; tout le monde lui était apparu comme plus dangereux que le petit Français.
Une colère sourde, implacable, s’empara de la jeune fille ; une rage qui grondait en son sein, éveillée et attisée par sa frustration et l’impression d’avoir été trahie. Les poings serrés, les mâchoires crispées, la demoiselle aux yeux vairons fulminait, un nœud si douloureux dans l’estomac qu’il l’aiguillonnait comme une aiguillonne un taureau lors d’une corrida.
Lorsque la foule d’orphelins débarqua pour venir la chercher, ils la trouvèrent de dos, très droite d’épaules et la tête baissée. Des sifflements haineux fusèrent du groupe de rabatteurs, et les enfants s’approchèrent de leur cible, mus par la rancœur et la promesse d’une punition remarquable.
Les mains se saisissant de ses bras eurent le même effet qu’une décharge électrique. Le poing serré d’Eleveira alla s’écraser sur le nez du garçon le plus proche, le brisant sur le coup.
Il y eut un instant de flottement ; personne n’avait jamais vu l’infirmière faire preuve de violence. On la pensait sans doute trop posée, trop intellectuelle pour ça – peut-être trop lâche aussi. Alors, rien d’étonnant à ce qu’elle surprenne tout le monde en ripostant. Mais la stupeur ne dura pas longtemps, et les enfants se souvinrent bien vite de pourquoi ils étaient là.
Des mains par dizaines l’attrapèrent, l’empêchant de frapper, de se défendre. Elle se débattait comme un beau diable, tentant de mordre lorsqu’elle ne put plus griffer.

« Lâchez-moi ! » gronda-t-elle, enragée, ne supportant pas qu’on pose les mains sur elle, qu’on la traite comme ça. Tout ça parce que Josué avait eu la langue trop bien pendue ; tout ça parce qu’il s’était jeté tête la première dans le système pourri de l’orphelinat. Il l’avait vendue au Sycophante et à Lucifel, et ça, elle ne l’oublierait pas. Elle n’oublierait pas que c’était le jeune garçon qui était responsable de son humiliation.
Finalement, la masse eut raison de ses efforts. On lui tira les bras dans le dos et on lia ses poignets, puis on la poussa sans ménagement jusqu’au sous-sol, toujours plus bas dans le ventre de Cloverfield. Ses lunettes étaient perchées de travers sur le bout de son nez, ses cheveux ébouriffés, et son regard distant, comme si elle était totalement détachée de la situation. En vérité, elle réfléchissait ; elle pensait aux conséquences d’une telle punition, à ce qui l’attendrait par la suite si elle survivait à ce qu’on lui avait préparé.
Lucifel et sa cour ne tardèrent pas à apparaître. Le Prince avait l’air déçu et en colère ; mais la jeune fille aux yeux dépareillés pouvait lire dans les siens quelque chose de plus, quelque chose qu’elle n’identifia pas du premier coup et ne chercha pas à reconnaître. Elle soutint son regard, noir comme un ciel d’orage. Elle ne broncha pas lorsqu’elle vit la main se lever, et n’émit pas le moindre son lorsqu’elle claqua contre sa joue dans un bruit sonore qui se répercuta en écho contre les murs de briques suintantes.
L’Islandais donna un ordre et l’infirmière fut jetée dans la salle de confinement, traînée jusqu’à une chaise posée là, au milieu des ossements et des détritus que les Remords laissaient derrière eux. On la ligota fermement une fois qu’on l’y eut assise. De là où elle se trouvait, elle avait une vue parfaite sur la porte d’entrée ; elle voyait les orphelins qui se massaient dans le couloir et la fixaient avec satisfaction, sûrs qu’elle se ferait dévorer et qu’elle n’aurait que ce qu’elle méritait. Et dans la périphérie de son champ de vision se trouvait le trou béant et noir qui, d’après la rumeur, laissait s’échapper les Remords qui rôdaient dans les couloirs une fois la nuit tombée.
Finalement, il ne resta plus qu’elle et Lucifel dans la pièce. La jeune fille fixa le garçon droit dans les yeux, impassible, d’un calme effroyable. Malgré la colère, malgré la honte, elle savait pertinemment qu’hurler, protester ou vociférer bêtement ne changerait absolument rien. Alors, elle se mura dans le silence. Le Corbeau finit par détourner le regard, ce qui eut pour effet de la surprendre. Le Prince ne lâchait jamais sa cible des yeux – jamais.

« J'espère que les Remords te dévoreront. »

Eleveira ne cilla pas un instant. Cependant, elle finit par répondre :

« C’est faux. »

Et ce fut tout. Elle aurait tout le temps d’y penser plus tard. Tout le temps de se demander pourquoi Lucifel ne l’avait pas faite abattre en place publique, pourquoi il ne l’avait pas étranglée de ses propres mains.
La porte se referma en grinçant, la laissant seule sur sa chaise. Le silence s’installa rapidement, seulement troublé par le grésillement des deux antiques torches qui brûlaient, vissées aux murs, et le tic tac irrégulier de sa montre à gousset glissée dans sa poche.
La punition avait commencée.
Dieu seul savait quand elle cesserait.
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