Seri ferin dorin greh, Fairy seiry don... [PV. Andreas]



 

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 Seri ferin dorin greh, Fairy seiry don... [PV. Andreas]

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Poppy C. Songbird

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MessageSujet: Seri ferin dorin greh, Fairy seiry don... [PV. Andreas]   Dim 8 Sep - 3:03


Il sentait la mort...
Il était aussi fascinant.


Un rayon fugace venu jouer à la surface de l'eau.

La lumière du soleil peinant à transparaître entre les feuillages épais, figés comme dans un automne éternel. L'air était encore doux, se faufilant entre les herbes folles pour mieux vous enserrer à la gorge. Ici, même le vent était cruel. C'est dans cette optique d’existence que le coquelicot s'était basé sur de nouveaux réflexes pour survivre, affûtant son ouïe pour repérer une apparition furtive de Remords. Horribles petits nains gris. Les bois en eux-mêmes n'avaient d'ailleurs rien de franchement rassurants et rares étaient les enfants à venir s'y réfugier. Ils avaient tendance à préféré le parc de l’orphelinat pour leurs heures de jeux. Bien entendu, il songeait principalement aux plus petits d'entre eux, et non des aînés qui avaient alors tendance à s'enrouler dans une toile de soi-disant maturité. A d'autres. Lui-même ne se jugeait pas spécialement adulte ou quoique ce soit d'autre. Il ne savait quel jugement apporter sur lui-même en vérité. Tout était si compliqué... Quatorze ans n'était définitivement pas un âge qui lui convenait. Les choses auraient peut-être été différentes avec Elly mais il refusait en bloc l'idée de se poser la moindre question sur le sujet.

Il aurait bien pu demander conseil à des plus vieux que lui mais il s'avéraient rares dans l'orphelinat et bien souvent proche de la royauté. Évidemment... Il y avait une certaine logique dans tout cela. Les plus âgés étaient bien entendu les plus aptes à comprendre les enjeux d'avoir une place dans les petits papiers de sa majesté de la pourriture. Cette course aux privilèges avait au moins le mérite de les occuper, tout comme d'éveiller leurs plus bas instincts ne vérité. Les pensées tourner vers leurs sinistres rituels de punition, l'androgyne termina de défaire la robe fermée dans son dos par quelques boutons. La salle d'eau ne lui plaisait pas, se mettre à nu devant les autres gosses non plus. Il se savait pertinemment ridicule, trop grand pour cette bassine de bois, les cheveux coulants devant les yeux et l'air boudeur. Il avait donc pris l'habitude étrange de venir faire sa toilette au ruisseau, préférant la compagnie des oiseaux à celle de ses paires trop bruyants. Non pas que les volatiles ne soient pas bruyants, mais leur mélodie avait quelque chose de plus agréable que les jérémiades des enfants. Il frissonna lorsque l'eau fraîche vint lécher ses côtes et jugea bon de poser son arc près de l'eau. Il n'avait plus rien à craindre ici et acceptait de s'abandonner quelques instant. Relâcher l'animal... Ce n'était pas chose facile que de tomber sur un Papillon dans cet état de transe paisible, en phase parfaite avec lui-même et son entourage.

Le bruissement d'une aile et il se retourna lentement vers l'oisillon qui, pris de curiosité ou d'une petite faim, se décida à venir picorer le vois de son arc. La nature semblait apaisée aujourd'hui contrairement à d’ordinaire où un orage lui donnait le sensation d'être prêt à éclaté en permanence. Il pris un peu d'eau translucide entre ses mains et se mouilla les épaules, évitant ses mèches sombres collées dans son dos. L'eau n'était pas franchement chaude mais cela restait néanmoins plutôt appréciable après sa chasse quotidienne. Un lièvre mort trônait fièrement près de ses flèches, étendu en travers du sol feuillu. Il n'était pas mécontent de lui malgré la maigreur de la prise du jour. Ces petites choses filaient vite. Après-tout, il pouvait bien laisser aux autres Chasseurs la possibilité de travailler un peu. Pas tellement vantard mais bien conscient de sa facilité sur le terrain. D'un égoïsme évident par la même occasion. Mais il n'avait jamais prétendu être un ange. Il n'en était pas encore au stade de perfidie atteint par Lucifel et ne s'y élèverait probablement jamais.

Un frisson remonta le long de sa colonne vertébrale et son œillade presque rouge se posa aussitôt derrière lui, scrutant les environ à l'instar d'une biche piégée. L'atmosphère s'était considérablement fait plus lourde et le jeune sauvage jugea meilleur de sortir rapidement de l'eau et de revêtir sa robe par-dessus sa peau humide. Il était préférable de ne pas demeurer nu. L'air avait l'amertume d'un funérarium. Un connaissait cette senteur qui vous restait sur la langue, s'insinuait dans vos veine pour mieux les corrompre de sa noirceur dissimulée derrière une sensualité feinte. Il avait presque le nom de ce parfum sur le bout des lèvre. Une essence malsaine de mort et de corruption qui, peu à peu, prenait de l’ampleur. Poppy eu évidement pour réflexe de s'emparer de son arc, tendant la corde et y apposant une flèche dans un geste maladroit qui ne lui ressemblait pas. Une petite pointe de crainte lui piquait tendancieusement les entrailles. Il avait rarement peur mais lorsque cela était le cas il était semblable à un fauve blessé.

Pointant une cible à l'aveuglette dans les feuillages, il se retourna  plusieurs fois dans l'espoir de discerner une cible, reculant peu à peu avant de se heurter à quelque chose. Quelqu'un. La flèche fila toute seule et manqua de peu le pauvre individu tandis qu'un miaulement apeuré résonna entre les arbres, projetant l'androgyne au sol en position de faiblesse. Pas tant que ça en vérité. Dans son amas de mèches brunes, il montrait les crocs, prêt à bondir ou à attaquer plus franchement.


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Andreas A. Sheppard

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MessageSujet: Re: Seri ferin dorin greh, Fairy seiry don... [PV. Andreas]   Mar 22 Oct - 12:17

Andreas s’étira longuement, bâillant à s’en décrocher la mâchoire.
La chaleur du soleil réchauffait sa peau blanche qui laissait apparaître des veines bleutées à ses tempes et ses poignets, trop fine pour le contenir tout entier, trop fine pour le cacher totalement à la face du monde. Ce teint de porcelaine et ses yeux bleus aussi translucides que le verre avaient fait sont succès bien des années plus tôt, lorsque la seule chose qu’on lui demandait était de satisfaire de dérangés personnages qui venaient prendre du plaisir avec celui qui à l’époque n’était encore qu’un enfant ; et gare à lui si ses clients repartaient mécontents, car les remontrances étaient pire que toutes les tortures douteuses que pouvaient lui infliger hommes d’affaires et vénérables notaires venu prendre un peu de bon temps avec lui, loin du regard chaste et plein de jugement d’une société bourrée de défauts et de vices.
Tout cela datait d’avant la guerre, avant Cloverfield, et depuis son arrivée à l’orphelinat, son corps avait eu le temps de cicatriser, ne gardant comme preuve de ses maltraitances que de trop nombreuses marques qui marbraient son dos et son torse.
Depuis que les adultes avaient disparu, il avait eu l’occasion d’utiliser son corps selon son bon vouloir à lui, sans plus avoir à subir les critiques d’un personnel un peu trop bien pensant et l’affection d’un directeur un peu trop porté sur la chose. Sa peau, même si toujours blanche, n’était plus diaphane comme lorsqu’il était plus jeune : le soleil vicié du monde étrange de cet orphelinat grouillant de monstres avait foncé son teint et éclairci davantage encore ses cheveux déjà blancs qu’il se plaisait toujours autant à teindre d’un délicat violet clair. Et aujourd’hui, le Comte avait bien l’intention de profiter dudit soleil.
Il avait travaillé une bonne partie de la matinée et avait décidé de prendre un peu de bon temps. Laissant Leonild à son mutisme et Albert à ses registres, il avait descendu les étages du grand bâtiment jusqu’à se retrouver au rez-de-chaussée, puis était sorti par la grande porte.
Une petite promenade dans le parc ne lui aurait pas déplu, et c’est ainsi qu’il se retrouva dehors à flâner le plus tranquillement du monde, les mains dans les poches de son pantalon, détaillant d’un œil distrait les orphelins au travail. Le jeune homme sourit tranquillement : il n’avait pas été mécontent de quitter la terre et la boue du cimetière, mais il ne pouvait pas nier que son travail en tant que fossoyeur avait été des plus intéressants.
Plantant une cigarette entre ses dents, il l’alluma et tira longuement dessus, soufflant un nuage de fumée blanche et odorante qui entoura un instant son visage avant de s’évaporer dans l’air tiède de cette journée d’hiver.

Les pas du Comte l’avaient mené jusqu’à la rivière sans trop qu’il ne s’en rende compte. Il avait passé la lisière de la forêt et s’était avancé sans trop de craintes, profitant de la lumière du jour et de la répulsion des Remords pour cet astre bien pratique qui était accroché haut dans le ciel. Oh bien sûr, ça ne les empêchait pas de rôder ça et là même au beau milieu de l’après-midi, mais les chances de tomber sur les affreux petits monstres était considérablement réduites dès lors qu’on ne se trouvait pas enfermé entre les quatre murs poisseux de Cloverfield, ou qu’on n’allait pas titiller d’un peu trop près le Sycophante et ses bien étranges sœurs.
Un bruit attira l’attention d’Andreas, le tirant de ses pensées et le faisant tendre l’oreille. Il réalise alors d’à quel point il s’était enfoncé dans le sous-bois, et il aurait fait demi-tour si sa curiosité n’avait pas été la plus forte. Il entendait de l’eau clapoter non loin, et se décida à aller voir de quoi il en retournait.
Aussi silencieux qu’une ombre, il se faufila au travers de la végétation dense, jusqu’à atteindre le ruisseau. Il observa la forme qui s’y baignait et qui s’était redressée d’un mouvement brusque lorsque, par malchance et négligence, il avait fait un peu trop de bruit – ou s’était approché un peu trop près, il n’aurait su le dire.
Le jeune homme regarda le drôle de personnage enfiler une robe, et reconnu l’allure sauvage et débraillée de l’un des chasseurs de l’orphelinat. Haussant un peu un sourcil, l’adolescent aux cheveux pourpres le regarda tourner sur lui-même, reculant peu à peu vers les fourrés dans lesquels il se tenait, jusqu’à lui rentrer dedans.
Andreas n’eut que le temps d’entendre la flèche siffler à son oreille qu’elle s’était déjà plantée dans l’arbre derrière lui. Clignant des yeux sous la surprise, il pencha doucement la tête sur le côté en souriant.

- Eh bien, dit-il le plus calmement du monde, je suis si effrayant que ça ?

Il pouffa de rire, ce rire si charmant et aimable qui le caractérisait tant, puis reporta son attention sur le garçon aux traits fins qui, à quatre pattes sur le sol, montrait les crocs comme un animal, prêt à lui sauter à la gorge. S’il ne l’avait pas vu nu, il aurait été bien incapable de lui donner un sexe précis tant ses cheveux longs et son visage relativement délicat étaient trompeurs.
Et plus il le regardait, plus Andreas lui trouvait quelque chose de curieux et de fascinant.



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Poppy C. Songbird

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MessageSujet: Re: Seri ferin dorin greh, Fairy seiry don... [PV. Andreas]   Dim 3 Nov - 3:26


Il sentait la mort...
Il était aussi fascinant.


Ce n'était pas tant le statu de fossoyeur de Sheppard qui le rendait terrifiant, ni son odeur de mort, ce malaise qu'il provoquait chez autrui... C'était son statut d'homme. Si les adultes n'avaient pas disparu du jour au lendemain sans laisser de mot, Andreas n'en aurait plus eu pour très longtemps à Cloverfield. Un autre type de beauté, mieux rangée, plus savamment calculée que celle qu'on connaissait au sauvage sous sa crasse et ses mauvaises manières. Comme le moindre millimètre de ses réactions était décidé à l'avance pour laisser miroiter ce qu'il voulait bien laisser percevoir. Tant d'hypocrisie pour un être si jeune... C'était effrayant. Le papillon ne connaissait pas le passé du nouveau Conte, ignorait jusqu'à son âge véritable bien qu'il soit capable de donner une tranche, tout ce qu'il savait, c'est qu'il était là, gênant de par sa simple présence, ses ondes obscures qu'il diffusait dans l'air. Il était homme, pas Poppy. Cette simple évocation se suffisait à elle-même. Pourtant, ils avaient affronté les mêmes épreuves. Les sœurs folles, les coups de règle du directeur et ses regards lourds de sens... Tous ici autant qu'ils étaient avaient du faire face aux-mêmes horreurs ou presque, et pourtant les voilà aujourd'hui à se tirer entre les pattes pour être gracié au yeux du nouveau système. Presque une métaphore du nazisme, pour ce que le jeune androgyne pouvait savoir sur le sujet, c'est à dire très peu de choses.

Avec tout cela, il en avait oublié le plus important. Oui. Sheppard était Conte. Un membre de la haute Aristocratie. Raison de plus pour ne pas renifler gentiment à ses pieds. Peut-être légèrement apeuré, il fallait bien l'admettre, l'orphelin se redressa plus humainement sans lâcher son arc. La flèche avait déjà été rabaissée, mais toujours dans sa main main, ses muscles maintenant la corde tendue. Le lendemain, il aurait des courbatures affreuses dans les avant-bras et ne comprendrait pas immédiatement que la crainte l'avait forcé à ne pas épargner son anatomie. Nul n'aurait pu analyser là l'erreur du Conte. Birdy avait peut-être été capable de le repérer à l'odeur, ou à l'instinct... Toujours est-il qu'il n'avait plus aucun endroit susceptible de l'accueillir. Surprendre le coquelicot ainsi alors qu'il s'accordait un instant de calme revenait clairement à du suicide, à peu près autant que d'aller ennuyer de trop près la Propagande. Une flèche avait sifflé contre son tympan, elle aurait pu se planter dans son crâne. Il aurait pu en mourir, et lui, ce crétin, semblait trouver cela amusant. Poppy n'en avait visiblement pas fini avec les cas sociaux de cette maison de fou. L'ex fossoyeur ne faisait pas exception à la règle. Bien au contraire...

Bien propre sur lui, le coquelicot aurait presque pu se sentir complexé devant cet être si... Flottant ? La veuve noire et la papillon de nuit. Il se savait presque en mauvaise posture. Oui, presque. Comme beaucoup des aîné de l'orphelinat, l'histoire du Conte parvenu avait été porté à ses oreilles bien malgré lui, sans qu'il n'y porte de réel intérêt. Sheppard n'était pas l'un de ces toutous à la botte du Prince. Il s'était hissé là par malice. Garde tes amis près de toi et tes ennemis encore plus... Le pourpré n'avait fait qu’appliquer remarquablement bien ce diction. Mais il n'était pas moins une sorte plus évolué de prédateur, de ceux devant lesquels le sauvage continuait de montrer les crocs tout en sachant la partie perdue d'avance. Il ne rendrait pas les armes ainsi.

« J'ai seulement été surpris, ce n'était pas de la peur. Tu te fais des idées. »

Tout plutôt que de l'admettre ! Il n'était pas un couard et voulait que cela se sache. Montrer le moindre signe de faiblesse revenait en ces lieux à se laisser ronger par les autres. Il ne le permettrait certainement pas. Venant trouver une bretelle tombée de sa robe, il la replaça correctement sur son épaule, sans succès puisqu'elle vint de nouveau s'échouer au même endroit quelques secondes plus tard lorsqu'il se décida a ranger l'arc sur son dos. Il avait tourné le dos impunément à « l'ennemi », grave erreur de sa part mais dont il assumerait les conséquences.

« Qu'est-ce que tu vient faire ici, Andreas Sheppard... ? Les bois ne sont pas conçus pour des personnes de ton rang, n'est-ce pas... ? Tu devrais faire honneur à ta réputation au lieu d'espionner les orphelins qui font leur toilettes. »


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