Poppy C. Songbird - Animal Instinct



 

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 Poppy C. Songbird - Animal Instinct

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Poppy C. Songbird

Chasseur
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♣ Chasseur ♣


Rang : Cinq.
Totem : Papillon de Nuit.
Messages : 106
Age : 22
Pseudo : Voodoo

Once upon a time
Âge du personnage: Quatorze ans.
Date d'arrivée à Cloverfield: 22 Décembre 10940

MessageSujet: Poppy C. Songbird - Animal Instinct   Mar 20 Aoû - 2:59



say where is my shame.

"Feat. Oc de Ravenskar"

▬ âge : Quatorze ans. Il état à un mois près d'obtenir l'âge supérieur quand tout s'est arrêté.
▬ date de naissance : 15 Juillet 1927.
▬ catégorie Orphan.
▬ rang : Rang Cinq.
▬ date d'arrivée à Cloverfield : 22 Décembre 1940.
▬ péché mortel : Colère – Luxure.
▬ totem : Papillon de Nuit.


I will do you harm.
"Nous n'avons pas peur, que la nuit vienne... Nous n'avons pas peur..."


«  Le soleil éteint filtrait à peine au travers des volets de la chambre crasseuse où nous avions élu domicile. Adossé au mur, installé sur un vieux matelas, j'endossais sans broncher la joue fraîche venue se poser contre mon épaule. Les mèches d'encre filandreuses prirent une teinte brunâtre à la lumière de l'astre en déclin. Son souffle régulier chatouillait l'épiderme de mon bras à répétition. Je savais que dernière ses paupières close et bordées de cernes pâles se cachait l'infinie maturité dont il faisait preuve pour un adolescent. J'en venais parfois à me méprendre, à songer à ce qui me devait me demeurer interdit et glissant un regard furtif sur les lèvres teintées de coquelicots fanés. A l'approche de l'hiver, ces ourlets de chaire avait rapidement tendance à virer au blanchâtre, laissant échapper des volutes de fumée blanche. Mais peut m'importe ses rares apparentés avec un cadavre fraîchement éteint. Il est belle. Elle est beau. Il ne parle pas, ne bouge pas, immobile comme le plus patient des chasseur. Parfois il esquisse un mouvement de ses maigres gambettes blanchies par les nuages d'Angleterre, hésite à poser ses doigts sur les mien, redevient statue de cire. Poppy est épuisé, je le sais, je le sent. Le moindre de ses battements cils m'éventre avec tendresse. Un sourire esquissé en coin fait vibrer mes viscères. Le soupçon d'un regard acajou et c'est l'agonie qui vient me saisir. Il est Elle. Elle est Lui. Délicate fleur sauvage, grandissante dans un sous-bois vierge de tout passage. Savoir qu'il est indomptable me rassure dans le fond. Je ne connais que trop bien ce petit être farouche, presque bestiale.

Tu ne t’intégrera jamais à cette société pleine de politesse et de faux semblants, n'est-ce pas mon fragile papillon? Tu en est bien incapable. La dînette et les poupées  ne t'ont jamais intéressé, ma belle. Mon beau. Pardonne moi, je ne sais plus. Aujourd'hui encore, je dois avouer que moi-même, je ne te connais pas. J'ai pourtant fais tout mon possible le sais-tu? Mais ce petit champ  broussailleux où s'étend la liberté qui te sert d'esprit me sera toujours étranger. Tu as eu treize ans et déjà tu embrase le monde d'un regard d'adulte, y décelant sa noirceur pour mieux t'en imprégner. Parle moi, je t'en supplie. Tu n'as jamais été très bavard, c'est vrai... A peine un bruissement de vent lorsque tes pieds nus font crisser quelques feuilles sous tes pas, que ton arc se tend du haut de  cet arbre en guise de perchoir improvisé. Tu aurais dû être animal. Peut-être pas. Tu n'es pas et ne sera jamais le traqué, la proie. Tu file bien trop vite pour ça! Je peine à te suivre dans ton excitation froide et tes ébauches de joie contenue. Être enfant te réussirait certainement... Mais tu ne veut pas. Tu ne veut être ni enfant, ni Elle, ni Il. Tu veux être Ça. Le souffle d'une brise entre les feuilles d'un chêne, le rayon furtif du soleil sur la pointe polie d'une flèche prête à filer. Ta fascination pour l'éveil d monde qui t'entoure te perdra. A force de t'émerveiller des premiers bourgeons du printemps sans l'ombre d'un rire, tu effacera cette flamme infantile qui t'anime encore faiblement.  

« Ta jambe... Ça va...? »

Sa voix douce et asexuée m'a sortie de ma torpeur. Il a posé sa main menue et abîmée contre ma cuisse, espérant peut-être penser ma plaie comme par magie. Tu crois encore à la magie Poppy? Es-tu encore capable de croire à autre chose que tes instincts éclatant lorsque, d'aventure, nous croisons une parcelle de forêt? La vie de délicatesse n'est pas faite pour toi. Je ne t'accuse pas d'une fausse  gentillesse, ne le prend pas mal. Si tu ne t'en inquiétait pas vraiment, tu ne m'aurais même pas posé la question. Le strict nécessaire, toujours. Pas un mot de plus lâché, même pour me faire plaisir! Tu es cruel tu sais? Avec moi qui t'ai amené ici en espérant t’offrir un vie meilleure. C'est bien raté hein...? Nous voilà à courir les rues et à voler comme des chiens galeux. Question de survie. Et quand j'empoigne ta petite patte, m'élançant avec toi dans l'espoir d'entendre ton rire, je n'obtient que des « Pourquoi? ». Prendre les choses simplement, tu ne sais pas faire. Toute logique n'a pas lieu d'être pourtant. J'aimerais que tu puisse comprendre cela. Tout doit toujours avoir un sens, une explication précise, sans quoi ton esprit bloque, tu n'arrive pas à réagir autrement qu'en affichant un regard dubitatif. Adorable dans ta maturité trop prononcée. Tu n'est plus un enfant, l'as tu été un jour? A moins que cela ne soit ta façon d'être qui porte à confusion. La manière que tu as d'étendre ton corps caressé par le crépuscule. Tes manies d'entortiller tes cheveux, de pincer ta lèvre inférieur. Dis moi que tout cela n'est pas calculé. Non, tais-toi, ne dit rien. Garde pour toi ton silence de cendre. Je ne veux pas, je ne veux pas savoir... Tout peut se deviner aux grognements que tu pousse lorsque quelques prostituées viennent te pincer la joue de leurs grandes manières amusantes, qu'une main affectueuse se perd dans tes cheveux et que dans ta candeur sauvageonne tu tente de mordre cette même main. Mon indompté, mon fauve au visage de poupée.

« Elly... ?»

Il s'est redressé, agitant la poussière qui formait un superbe chemin doré à la lueur du soleil pour venir grimper sur mes genoux sans s'y asseoir, épargnant ma cuisse amochée. M'attirer son affection ne fut pas chose aisée mais je sais lorsque je sent sa joue se lover au creux de mon cou que cela valait bien la peine d'attendre. Quelque chose en lui transpire la peur et la colère. Car tu es toujours en colère n'est-ce pas...? Toujours. Cette rage gronde en toi, te dévore, tu rend fou comme une bête blessée par la pointe d'une flèche. Aussi loin que je m'en souvienne, tu as toujours porter cette violence dans ton regard d'acajou, prêt à éclater d'un instant à l'autre derrière ton apparente impassibilité. Mais on ne me la fait pas, je te connais. Ne crois pas pouvoir me tromper derrière tes allures de fleuve calme. Petite Fée des bois que sautille, volette dans tous les coins dans l'espoir d'une toute petite bêtise pour égayer ton quotidien. J'aime cette part de toi, elle me semble plus douce, plus humaine. Ta part d'innocence reléguée au second plan qui éclate dans ton demi-sourire lorsque tu brise par « accident » ce vase si coûteux... Mais quelque chose cloche définitivement chez toi. Tu voudrais grandir plus vite, t'arracher cette foutue innocence à coup de cisaille. Tu ne peux pas. Tu es bien trop jeune encore. Moi-même, je ne devrais pas... Poser ces regards différents sur ton corps, hésiter devant tes yeux érigés comme un rempart contre le reste de l'humanité. Si je t'apprivoise, deviendras-tu différent? Le Poppy que je connais demeura t-il cette créature effarouché que j'aime tant...? Je ne sais pas. Je voudrais essayer pourtant... Te serrer fort, un peu trop fort même. Te connaître jusqu'aux bouts des ongles, rassurer tes nuits de perditions, le nez levé vers les étoiles. Peut-être que tu le veux aussi...? »

Un son discontinue et strident résonne dans la ville toute entière, agitant les murs, ébranlant les cœurs. Déjà, la population panique dans un élan de désespoir, cherchant l'entrée de métro la plus proche. La Papillon à levé ses yeux vers les volets fermé, croyant distinguer entre leur rainures une lumière trop vive, trop rouge, teintant ses prunelle d'écorce d'une nouvelle aube sanglante.


I will break my arm.
"I just want to turn the light on, in these volatiles times..."


  • Que pensez-vous de la Royauté ? Devrait-il avoir peur...? Certainement pas. Un chien sauvage montrant les crocs et prêt à l'attaque, c'est effrayant. Monter trop haut dans un arbre sans savoir comment redescendre, c'est effrayant. Le petit cancrelat – comme il aime à appeler intérieurement Lucifel – n'a rien de terrifiant. Ce n'est qu'un enfant plus petit et plus jeune. Un petit monstre qui montre crisse des infamies sans cesse. Non, Poppy n'a pas peur, il n'a pas de raison. Évidemment, il n'irait, ô grand dieu non, jamais les provoquer ouvertement, loin de lui cette bassesse. Mais son regard ne ment pas, perdu entre le mépris et l'amusement vaguement teinté de soupire. Un jour, ils devront bien grandir, cesser de jouer à ces petits jeux stupides. Un jour qu'il espère proche. En attendant, ses yeux se font révélateur, ne perdant pas d'un instant leurs proies. Reste à savoir si ces menaces silencieuses demeureront invisibles bien longtemps. Cela serait peut-être préférable. Le Papillon cache un fauve qui n'accepteras pas docilement la punition venant d'un cadet.

    A noter qu'il éprouve bien plus de respect envers la Princesse que le Prince. Solidarité féminine...?

  • Que pensez-vous de l'Aristocratie ? Chacun à sa place. On ne mélange pas les torchons et les serviettes, n'est-ce pas? Qu'ils s'en tiennent donc à cela. Ces petits parvenus n'éveille pas plus d'expression chez lui que la plupart des gens, et leur statut n'y change absolument rien. Qu'ils soient aristocrates ou simple attribués à l'administration, c'est le même prix.  On ne cherche pas à titiller un tigre endormi, surtout que celui-ci à la morsure facile.


  • Quel est votre sentiments sur Le Sycophante et les Remords ? Qu'est-ce que c'est...? Ce n'est visiblement pas humain. Ça s'agitent comme des pantins désincarnés, ça murmure du mal. Et cette femme...  Poppy n'ose pas attaquer, ni tirer de flèche. Il contrôle ses émotions mais pourtant, son corps bloque, comme figé dans une boucle de frayeur impénétrable. Ça ne ressemble à rien de connu. Ce n'est pas animal, ce n'est pas végétal, alors le Papillon prend peur, sans se l'avouer. Il devrait pourtant ne plus croire aux monstres cachés sous le lit...


  • Quel est l'investissement de votre personnage dans la course aux privilèges ? Aussi étonnant que cela puisse paraître, il excelle dans les tâches qui lui sont attribuées. Il n'avait certainement pas besoin qu'un bambin atteint d'un léger complexe d'infériorité le lui ordonne pour décider de ramener des lapins morts sur la table de la cuisine. Lors de la disparition des adultes, son rôle était déjà tout attribué et il n'a nullement l'intention de s'en plaindre. En ce qui concerne les ordres du Sycophante et les maltraitance accordé aux traîtres... La violence qui le gagne dans cet univers sans loi et qui menace de la consumer entièrement ne doit pas transparaître... Refusant de faire preuve de la même cruauté que les autres, son instinct animal reprend pourtant un peu plus le dessus chaque jour, lui laissant miroiter les pire coups bas sans qu'ils n'ai jamais le courage de les mettre à l'épreuve. Poppy pourrait être un excellent meneur, s'il n'avait pas si peur de... De lui-même.


I'm a victim of your charm.
"Just give me a reason to keep my heart beating. "


De la pluie battante il n'entendait que le bruit sourd des goûtes s’acharnant à essayer de briser des vitres trop solides, finissant tristement leur course vagabonde contre le verre teinté de buée opaque. Le filtre blanchâtre perdu là comme un papier claque occupait également le miroir, laissant à peine transparaître le reflet de ce corps filiforme tout en creux et déliés noueux. Un regard cramoisie de honte sur cette image renvoyées, embarrassée de formes qui ne pouvaient définitivement pas lui appartenir. Doigts d'araignée glissé sur des côtes trop saillante, sur un un bas ventre perdu là au milieu de deux hanches osseuses. Fragile. Loin de lui l'idée de chanter une ode à cette enveloppe figée dans un temps qui ne défile plus, enrayé dans les aiguilles immobiles d'une horloge. Il y a quelque chose d'infâme à contempler ici, derrière ces cheveux de terre brûlée. Quelque chose qui ne grandit plus. Laissez moi changer, laissez moi changer... Mais la femme monstre s'en moque, elle en rit, elle observe. Qu'importe les enfants fauché dans leur croissance, qu'importe la fleur sauvage arrachée pour être mise en pot. Intérieurement, l'Enfant Coquelicot rage, crache un haine exsangue de rêves brisés. Hanté par ce qu'il ne peut pas comprendre mais qu'il effleure du bout des doigts, désires refoulés aux visages flous et encore grotesques à ses sens. Mais pas tout à fait.

Le voilà. Poppy qui veut grandir, mais qui ne peux plus. Perdu entre Elle et Lui, rêvant d'être Ça. Désespéré par ces choses qu'il ne connaîtra jamais, qui l'intrigue. Tailladé dans l'âme, animal animé par l'instinct. Papillon fragile dans un univers qui se veut chimère.

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Poppy vit le jour en en Amérique, état de Louisiane. Gosse destiné à devenir digne de cette grande battisse près des bayous, qu'on élèvera avec une cuillère en argent dans la bouche pour qu'il la recrache et mâche de la terre. Meredith Songbird est déjà grosse quand elle décide de mettre un point final à l'union qui la lie à son époux un peu trop « bon à rien » à son goût. Peu importe les « Qu'en dira t-on ». La fortune familiale est assurée, pour des années à venir et Meredith est, il faut bien le dire, un petit peu folle, sous ses manières d'Aristocrate. Ça sera une fille ou rien! La femme à besoin d'une poupée à choyer et à vêtir. Pourquoi n'aurait-elle pas elle aussi l'instinct maternelle après-tout. Les mois passent, elle s'impatiente, se fait invivable. Enfin, le bébé arrive. Un affreux petit être tout en plis et en pleurs, flanqué d'une paire d'yeux couleur sang pourri à la lumière. C'est un garçon. Meredith enrage, fait un caprice d'enfant. Elle voulait une fille! Une fille! Une petite précieuse à protéger de l'extérieur et des hommes. Toutes les femmes ne se voulaient pas vieilles fille comme elle, mais qu'importe. Son bébé n'avait pas le droit de choisir. Le petit Ange se fit petite Fée, volontairement élevé en petite fille modèle. C'est que les nourrices avaient reçu des ordres très strict, et qu'en fin de compte, Madame Songbird n'avait pas tellement la fibre maternelle. Oh, elle trouvait bien un peu de temps pour son rejeton au milieu de ses réceptions mondaines et de ses quelques amants, elle eu même le « plaisir » d'assister à ses premiers pas, gambadant maladroitement dans le jardin. Impressionnant carré de terre bien entretenu, agrémenté de buissons savamment taillés et d'un impressionnant saule pleureur qui donnait sur l'extérieur. Poppy ignorait encore à l'époque à quel point il haïrait ce foutu lopin de terre organisé. Baptisé coquelicot en référence aux pigments de son regard et de ses lèvres, la gamine androgyne se découvrit rapidement une passion pour l’Exploration de cet Eden miniature, cherchant entre les racines de l'arbre un quelconque lapin blanc, s'imaginant explorateur dans son quasi mutisme qui n'avait pas finit de désespérer sa génitrice. Elle avait certes désiré un adorable enfant, silencieuse et appréciable, seulement jusqu'à un certain point.

« J'ai une surprise pour toi ma chérie, regarde la jolie robe que je t'ai fait faire! Elle te plaît...? » Mais Poppy jamais ne répond, acquiesçant à peine pour enfiler le vêtement. Le tissu n'est là que pour couvrir après-tout. Le coquelicot n'est donc pas la petite fille rêvée. Belle androgénie, attitude teinté de féminité encore toute fraîche, mais pour le reste... Malgré son jeune âge, Poppy s'enfuit déjà souvent, toujours nus pieds, revenant parfois malade après avoir manger des baies non comestibles. En grandissant, l'enfant se mit à connaître ce petit coin de bayou par cœur, y trouvant un nid de fraîcheur lors des étés étouffants. Chassant, crapahutant dans les arbres, revenant terreux et tâché au grand désespoirs des nourrices, aux grandes colères de sa mère qui pourtant jamais ne l'ébranle. La Mère, comme il l'appelle, n'est qu'une figure féminine au visage floue, perdu parmi  ceux des différentes gouvernantes venues se succéder depuis son plus jeune âge. Un spectre sans grande autorité qui vient parfois le gronder au retour de ses sorties interdites. Pas d’attachements pour cette femme, pas d'attachement pour grand monde. Du haut de ses douze ans, le jeune adolescent n’espérait plus trouver un être plus intéressant qu'un animal ou qu'une plante. La vie bien rangée qui lui était tracée ne l'enchantait plus le moins du monde. Il avait parfaitement conscience de ne pas être fille, ayant déjà eu l'occasion d'observer de jeunes garçons s'amuser dans un coin d'eau clair, perché en haut d'une branche. Il n'était pas femme, il n'était pas tellement homme non plus, perdu entre deux sexes qui ne lui convenaient ni l'un ni l'autre.

Assit devant le miroir de sa chambre pastelle, il observait attentivement son corps nu, ses formes anguleuses qui lui conféraient cette allure furtive. Ainsi naquit ce complexe grandissant, rongeant ses chaires, agrippant insidieusement son cerveau. Ses lèvres de cerises aux teintes rougeâtre n'aidaient pas, alors il les mordait, les asséchait. Ses cheveux ondulés sur ses épaules n'aidaient pas non plus, alors il le laissaient attraper les brindilles au détour d'une branche. Devenu sauvage dans sa beauté pré pubère. Cette ambiguïté attira pour la première fois à lui un regard autre que  celui des femmes de son enfance, bien involontairement.  Il chassait entre les arbres ce jour là, avec son arc gravé pour seul compagnie. La confection de ce petit bijoux lui avait volé énormément de temps et de patience, prenant à cœur la plus petite inclinaison, la moindre gravure. Il ne s'en séparait jamais au grand damne de La Mère, l'arme faisant à son goût trop tâche, trop en décalage avec le belles robes brodées qu'elle aimait à lui offrir. Que pouvait-elle espérer d'autre d'une fille factice allant pied nu dans la boue et revenant sans cesse un peu plus amoché. L'école n'était pas pour lui et les cours furent donné à leur domicile, la piètre mère se noyant chaque jour un peu plus dans sa paranoïa excessive pour finir par ne plus apporter qu'une vague attention à son enfant. Toujours est-il que ce jour là, Poppy se retrouva accroupie, la corde son arc tendue sous un rayon de soleil fugace illuminant son regard terne d'une lueur pourprée. Le corps tendu, le souffle contrôlé. Il faisait presque toujours mouche. Ce jour là aussi. A tel point que même son instinct exacerbé ne lui permis pas de capté le regard posé sur lui. Des yeux intrigué par cette étrange spectacles, charmés quelque part. Le fait n'était qu'avéré, l'enfant sauvage dégageait un charme animal bien malgré lui. Quelque chose en décalage avec la société de l’époque. Quelque chose qui ne laissa pas Elliot McGee indifférent.

Le lendemain, à la sortie du domaine, une lettre avait été posée sur le chemin habituel du jeune homme. Pas de timbre, ni de cachet. Juste une enveloppe jaunie caché dans un bosquet. Sans plus de cérémonie en rongé par la curiosité, Poppy s'assit à même le sol terreux, déchirant le papier pour satisfaire sa pulsion de savoir.

« A la fille Songbird.


Hier, j'ai rencontré votre silhouette dans les bois. N'osant pas faire de bruit, je ne vous ai pas approché, me contentant de vous observer de loin. Je ne vous savait pas chasseuse. Personne ne le savait. On jase de vous comme d'un mystère en ville. Pourquoi ne sortez vous donc jamais? Le monde extérieur vous effraie t-il? Il y a pourtant tellement de chose à voir. Drôle de phénomène que vous êtes, à vous voir toujours nu pieds. Et voilà que je vous découvre chassant les bêtes en pleine forêt. Ce n'est pas la place d'une jeune fille de bonne famille. Vos manières étranges ont éveiller ma curiosité, je voudrais vous connaître un peu mieux. Restons en aux lettres un temps, je ne veux pas vous apeurer. Je déposerais les prochaines ici chaque jour si vous consentez à me répondre.

Bien à vous.

E. »

Poppy voulu déchirer la lettre, et éventuellement la manger dans un premier temps. Quelque chose venait de s'éveiller au creux de sa poitrine, empourprant ses joues. Refusant cette sensation, il resta longuement prostré sur le chemin de terre, n’émettant que de vagues grognements en guise de ressentit. Les garçons, car s'en était bien un il s'en persuadait, le mettaient hors de lui, éveillant sa part de féminité plus violemment qu'il ne l'aurait souhaité. Encore enfant mais déjà mature pour son jeune âge, il avait quelques fois observé de loin leurs habitudes agaçantes de malmener gentiment les jeunes  filles, tiraillant sur leurs jupons, tentant devoir leurs dessous. Cette attitude stupide le révulsait mais parfois, il aurait aimé être au milieu de l'attention, sans jamais se l'avouer. Plutôt mourir dévoré par des fourmis! Les joie l'éveil sexuel, affres de la candeur peu à peu enterrée. Bêtises que tout cela aux oreilles du Papillon qui repoussait avec violence ces nouvelles questions qui s'offraient à lui. Pourtant... Celui-ci semblait différent, charmant qu'il était à ne vouloir le brusquer en aucun cas. Bon sang. Il rougissait. Peut-être devait-il songer à lui répondre. Peut-être... Il devait répondre. Assit au sol même de sa chambre, de vieille feuilles volante sur les lattes du plancher, il en était à son troisième essai de lettre.

« A l'inconnu E.


J'ai bien reçu votre lettre. Sachez tout d'abord que ma surprise fut grande. Je me pensait seule dans ces bois. En temps normal, je vous aurait sentit, c'est une inattention de ma part. Je ne reçois jamais de courrier ordinairement, je suis trop jeune, c'est ce que dit La Mère. Elle ne veut pas que je sorte, elle pense que le dehors du jardin est dangereux. Elle a tort. Mais elle est un peu folle vous savez. Elle ne veut pas non plus que je sorte en forêt. L'air y est pourtant bien plus agréable. Est-ce que je suis anormal? Je pense que c'est ce que vous avez ressentit en me voyant, c'est le cas de tout le monde. La prochaine fois, je vous trouverais.

P.»

Une pointe de provocation de sa part. Cela ne lui ressemblait pas du tout. De plus, il ne pu jamais mettre la main sur ce E. Son instinct semblait être imperméable à la présence de ce garçon, à peu près autant que son cœur commença à s'éveiller à chaque nouvelle lettre. Leur relation épistolaire dura un bon moment, effritant un peu plus la carapace du coquelicot. Prémices d'une complicité proche du fusionnel. L'échange se soldat par une dernière lettre signée de E. , quelques mots jetés à l'encre sur un papier ternie, un impacte tout autre sur Poppy. « Rencontrons nous. » Un souffle qui manque. De la joie, de la peur, un peu de colère peut-être. Mais surtout de l’appréhension. Celle qui vous grignote les viscères petit à petit, vous plonge dans un état perdu entre la crainte et l'excitation.  Le jeune androgyne n'avait que trop rarement connu ce genre de sentiments, excepté peu-être un bref instant, la seconde fugace où il n'était pas certain que sa flèche n'atteigne la cible. Un rendez-vous en ville. L'Enfant sauvage ne fréquentait que les bois en dehors du jardin familial. Les sorties en ville lui étaient formellement interdites. Mais La Mère n'avait pas besoin de savoir, n'est-ce pas...?

C'est selon ce point de vu que la « jeune fille » frétillante de son attente décida de quitter le jardin pour s'en aller sur les sentiers de la ville, toujours nu pieds. Pas d'arc sur son épaule. Pas aujourd'hui. Effrayer E. n'était pas du tout son envie première. Un simple canif dissimulé dans la poche de sa robe suffisait amplement. Légèrement craintif dites vous...? Simplement prudent. Arrivé en ville, Poppy se retrouva propulsé dans un monde inconnu, envahi de bruits terrifiants qui lui étaient étrangers. Les doigts serrés sur le petit morceau de papier, aide mémoire de fortune, le Papillon se mit à suivre les panneau indicateur en direction de ce qui lui semblait être une sorte d'établissement scolaire. Évidemment... Les autres enfants se rendaient à l'école, eux. Ils n'avaient personne pour leur enseigner les rudiments de l’existence dans leur propre foyer. Ah... Elle a bon dos la connaissance. Connaître la conjugaison d'un tel verbe, le calcul exacte de quelques nombres... Quelle inutilité. Le petit sauvage, loin d'être stupide, avait vite fait preuve d'une certaine intelligence en compagnie de ses professeurs, avant de totalement lâcher prise. A quoi bon s’embarrasser d'un savoir de fioritures bon à alimenter les consciences humaine lorsque, dans le fond, seule la survie primait dans les épreuves du quotidien...? Les mathématiques et la grammaire ne sauverait aucun d'entre eux, pas plus que de réciter la liste complète des différents présidents Américains.

« Hey toi! Ouais toi là! T'es la fille de la vieille folle Songbird hein?! »

Poppy tourna à peine son regard roussi par le soleil vers le trio de garçons assis sur le rebord d'un muret. Il devait être arrivé à destination. S'approchant des trois larrons, il demanda d'une voix presque éteinte, bien étrange avec ses pieds terreux et ses cheveux emmêlés.

« Je cherche un garçon dont le nom commence par E. Il vient souvent ici. »

Les jeunes hommes se lancèrent un regard entendu, comme une promesse silencieuse que l'Enfant Papillon n'était pas à même de comprendre. Ils était très certainement plus âgés que lui d'au mois quelques années. Le plus grand – celui qui devait occuper la place de mâle dominant, ne pu s'empêcher de constater Poppy – se leva et avança dans sa direction, se postant à quelques centimètres à peine pour mieux l'observer de haut. Puis soudain, un soulèvement de voix criardes derrière lui, semblables à un groupe de singes rieurs. Le Papillon n'avait jamais eu l'occasion d'entendre les crissements d'un primate, mais était près à parier son arc que cela devait s'apparenter à quelque chose de ce genre.

« Regardez moi ça les gars, Elliot a réussit à faire sortir le gamine Songbird de son nid! On dirait qu'il l'aime bien! »

Elliot... Un mystère de lever sur l'identité de son correspondant. Mais le problème était toujours là, droit devant lui et imposant avec ça.

« On t'as jamais vu sortir de ton jardin ma mignonne, si tu viens pour Elliot tu n'as pas misé sur le bon type! Ce minable n'est pas pour toi ma belle, tu t'amusera bien mieux avec mes gars et moi, enfin tu sais au moins ce que veut dire s'amuser. »

L'acajou de son regard vira au rouge vif l'espace d'une seconde, un rayon de soleil venu se glisser sous ses mèches brunes. L'autre sembla perturbé par cette éclat, et plus encore par la voix qui répétait, inlassablement d'un ton morne et pourtant inquiétant.

« - Je cherche Elliot.

- Arrête de gazouiller comme ça p'ti oiseau, tu crois faire peur à  qu- »

La main qui tenta de se glisser sur son visage fut de trop. Échauffée par les rires gras des deux autres et les sales manière de leur chef de fortune, la lame fila à la vitesse d'une biche effarouchée sur l'avant bras dont la chaire moelleuse se para immédiatement d'une ouverture dont perlait un sang étrangement pourpre. Le contact non désiré avait été trop familier, trop brusque pour cette créature sauvage qui ne manqua pas de piquer en retour. Tenant toujours son épluche patate de fortune entre ses petits doigts, il ne vit pas la gifle retour venir l’assommer à moitié, poussant son corps trop mince vers le sol. De la poussière en guise de petit déjeuner. Il avait connu mieux. Un coup de pied lancé dans ses côtes et le voilà à se rouler dans la terre pour se redresser, presque à quatre pattes, un main trop violente empoignant ses cheveux. Comme la bête qu'il était, il hurla, rugissant sa hargne à cet agresseur pour mieux l'impressionner. Puis le craquement d'une mâchoire, l'immonde gorille qui disparaît de sa vu. Poppy ne comprit pas immédiatement, sa chevelure devant les yeux n'aidant pas. Alors ils battaient en retraite...? Mais la bête continuait de se débattre, perdue qu'elle était dans cette situation inhabituelle. La ville était dangereuse. Braillant, se tordant, jusqu'à ce qu'une main enserre son poignet gracile, arrêtant la course meurtrière de sa lame. Une main posée sur sa joue salie, malgré les hurlements et les risques de morsures.

« C'est moi! C'est moi... »

Tentant de calmer son souffle qui faisait voler quelques cheveux blanchis de poussières, les grenats cherchèrent un instant un allié dans ces prunelles d'eau de mare, avant de comprendre. Jamais il ne se serait cru capable d'enserrer un être quelconque dans l'étau fragile de ses bras, haletant de terreur sur son épaule en tentant de soutenir ses jambes tremblantes. Il se maintenait avec peine, presque ridicule dans sa robe grise de saleté, essayant de grimper sur le sauveur dans un tentative de fuite désespérée.

Le canif avait roulé à terre lorsqu'il avait refermé ses bras sur Elliot.

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L’espérance de fuir le soleil et la chaleur en cette raison était totalement vaine et irrationnelle. La seule solution qu'ils avaient pu trouver avait été de se réfugier dans les sous bois, s'allongeant dans les herbes hautes pour chercher l'ombre des arbres. Ces derniers leur prêtaient toujours bien volontiers leur feuillages à condition d'être respectés. C'est en tout cas ce que cette étrange personne appelé Poppy avait pour habitude de lui glisser à l'oreille avant de s’effondrer dans les pâturages, trop exténué par le bouillonnement incessant de l'astre du jour. Drôle de petite Nymphe des forêts... Cet enfant était un sauvage... Une petite bête féroce qu'il avait réussit à apprivoiser en quelques mois à peine. Il parlait peu, dormait et mangeait beaucoup, passait le reste de son temps à gambader dans la nature. Elliot était charmé, Poppy s'était attaché. Il remarqua une abeille venir se poser sur le front découvert de son protéger et hésita à la chasser. Son cadet ne semblait pas s'offusquer de la situation et attendit tranquillement, les paupières closes, que l’insecte reprenne son envole. L'amitié fusionnelle qui s'était établie entre eux en quelques mois à peine avait érodé tout le reste. Leur différence d'âge flagrante, le dernier soupçon de respect restant au coquelicot pour sa mère. Il ne l'aimait pas, il ne l'aimait plus l'avait-il déjà aimé? Elle n'était qu'une femme parmi tant d'autre, perdue entre les différentes nourrices venues se succéder. Elle passait le plus clair de son temps à s'agiter pour ses fantaisie excentrique, ou à se pouponner pour les bras d'un amant. Poppy connaissait cette femme, oui, mais il ne l'aimait pas. Pas autant qu'il pouvait aimer son Elly. Il roula sur le flanc, ses cheveux bruns s'échouant sur l'épaule du jeune adulte, faible bruissement d'aile de papillon. Car la fille Songbird n'était pas un monstre, ni même étrange. Elle était un adorable Lui un peu en décalage avec la société, préférant le silence du vent au brouhaha de la population. Elliot ne l'avait pas rejeté en apprenant la vérité sur son sexe. « Elliot... Je suis pas une fille. » s'évertuait-il à répéter sans cesse, sans savoir ce qu'il pouvait bien être en réalité. A quoi bon le juger sur ce point, bien involontaire. Il n'aurait pas pu l'imaginer autrement qu'ainsi, dans ses robes salies et déchirées.

Il n'avait pas plus bronché en lui suivant dans les bois, peinant parfois à filer à sa cadence. Apprendre le tir à l'arc n'était définitivement pas pour lui, mais les petites mains de Poppy dirigeant les siennes valaient bien ce petit sacrifice. Souvent, il lui grognait après lorsqu'il avait le malheur de faire craquer une misérable brindille, faisant fuir la proie du chasseur qui filait alors se réfugier dans un coin en solitaire, jusqu'à ce que l'aîné lui parle suffisamment longuement pour qu'il accepte de descendre. Un amour platonique et inconditionnel entre ces deux là que tout opposait. Elliot était le rejeton d'une famille de quatre enfant, né d'une famille ouvrière. Débrouillard sur un terrain citadin, voleur à ses temps perdus. Poppy était la petite fille parfaite de la famille aisée qui faisait jaser en ville, choyé depuis sa naissance. Devenu un vrai petite bête dans la nature. Leur différence constituait certainement ce lien qui avait entrepris des les unir, à la vie, à la mort. Rien n'aurais été assez fort pour érafler leur petit duo. Vraiment...?

« Je veux que tu voyage avec moi. »

Poppy s'était redressé sur un coude, la dévisageant de ses iris acajou. L'aîné se perdis un instant dans la contemplation de la cicatrice barrant l'un des sourcils contrarié de l'adolescent. Il lui avait vaguement expliqué s'être entaillée la peau en chutant d'un arbre. Ses nourrices l'avaient cloué à son lit pendant une semaine, à la demande de sa génitrice, sans qu'il ne puisse respirer l'air extérieur. Il avait bien cru devenir fou d'après ses dires. Tout concentré qu'il était sur ce visage encore barré des traits de l'enfance, il en oublia presque l'expression de mécontentement naissante sur ses lèvres.

« J'veux dire... Tu sais j'ai un peu de famille en Angleterre... Je penserais que tu voudrais partir avec moi, voir un peu du pays... J'en ai assez de ce trou perdu. »

Ses propres parents n'avaient plus tellement de temps à consacrer à leur aîné, tandis que l'unique famille de son jeune acolyte lui préférait des hommes tous différents à chaque passage. Ils n'avaient pas besoin de qui que ce soit d'autre, si? Elliot n'avait pas de famille en Angleterre, évidemment. Quitte à partir, autant commencer par un pays anglo-saxon. Puis après, peut-être d'autres contrés, comme L'Afrique, les Indes... N'importe où pourvu que ce petit être l'accompagne. Au fond, il devait bien l'avouer, il ressentait le besoin de garder le chasseur rien que pour lui, dépendant de sa personne puisqu'ils seraient en ville et survivant grâce à lui, cet unique ami. Poppy n'avait pas besoin de cette femme, ni de qui que ce soit d'autre en dehors de lui. Il avait enfouit son visage encore poupin dans le cou de son compagnon, acquiesçant, l'air de rien. Puis, rien de plus que sa voix douce et presque morte, déclarant comme la lame du vent.

« Je te suivrais partout où tu voudras, mais ne me quitte pas. »

Des mots qui claquent, des mots qui brisent. Resserrant la prise des ses doigts arachnéens sur l'épaule anguleuse, Elly se sentit un peu plus complet que d’ordinaire, comme une ultime preuve qu'il n'aurait pas pu tomber sur autre Fée qui celle aperçue dans la forêt, cet après-midi d'automne.

-------

Il le sentait trembler, lové dans son manteau, feignant de ne pas ressentir le froid dans sa dignité infantile. Il aurait espéré un peu de chaleur entre les bagages, mais il n'en était rien. Ses lèvres laissaient échapper une fumée blanche et acre à chacune de ses respirations. Poppy aurait pu lui apporter un semblant de chaleur, caché là, sous sa veste, s'il n'avait pas été tout aussi glacé, frémissant convulsivement dans sa robe trop grande, trop débraillée. Veiller sur lui avait été plus compliqué que prévu, tout autant que de se frayer clandestinement une place sur un bateau en direction des Terre de sa Majesté. Leur accent Américain les trahirait à coup sûr mais son occupation première était encore de s'assurer que son cher ami n’attrape pas la mort, à grelotter ainsi. Ses désires de découvertes allaient finir par leur coûter la santé et la vie à tous les deux. Il s'était toujours sentit l'âme d'un explorateur. Tout était bien plus facile dans les livres d'images. Convaincre le Papillon avait été étrangement simple. Il avait à peine hésité quand au sujet de sa mère. « Je vais partir. Je vais partir en voyage. » Avait-il murmuré de sa petite voix, son arc sur son épaule, lorsque La Mère était entrée, semblant éméchée en compagnie d'un nouvel homme. Elle avait rit, l'avait devancé, avait disparu de son champ de vision. Il ne l'aimait pas. Il ne pouvait définitivement pas l'aimer comme on devait aimer une mère. Il s'était empressé de rejoindre Elly. Se décider leur avait pris un certain temps et l'hiver était revenu en force, gelant les petits pieds nus de l'adolescent.

Le but était proche. L'Angleterre approchait. La liberté n'était plus qu'un question de temps, d'endurance. Fragile qu'il était, le coquelicot se fit grisaille et fut rattraper par la maladie qui s'insinua dans ses chaires à son grand désespoir. C'est avec un Poppy malade comme un chien qu'Elliot accosta enfin en Grande Bretagne. Il trouva refuge auprès de quelques prostituées qui se firent une joie étrange de s'occuper ainsi de deux gamins perdues à l'accent prononcé. Poppy fut chouchouté, malgré ses réticences et ses tentative de morsures, soigné et nourris. Elly qui atteignait bientôt les dix-huit ans fut reçu de manière plus... Adulte. Son amour profond pour Poppy ne le dispensait pas d'aimer les compagnie féminine tout en éprouvant des sentiments parfaitement nobles envers ce petit sauvage. Enfin nobles... Le temps et leur rapprochement avait rendu les choses un peu plus compliquées. Parfois, il lui arrivait de laisser dériver ses pensées jusqu'à une limite encore interdite, refusant encore d'aller plus loin dans ses songes. De son côté, le papillon aux prémices de l'adolescence éprouvait lui-même ce trouble, cette pointe de flèche dans le cœur à voir ainsi son unique prise avec le monde réel rire parmi ces femmes. Il n'avait rien de bien méchant contre elles, mais n'en demeurait pas moins enivré par une jalousie qui lui avait été jusque là étrangère.

Il avait encore besoin d'être un peu couvé par son compagnon, juste un peu. De le toucher un peu plus, de se blottir encore un peu plus près. Ne plus finir ses quelques nuits seul dans des draps parfumés à l'huile de rose, entre les bruissements salaces des chambres voisines et l'absence d'un ami devenu trop cher. Osciller entre les bordels et la rue ne lui plaisait plus vraiment et ses sous-bois lui manquait. Elliot lui manquait.

-------

Un son discontinue et strident résonne dans la ville toute entière, agitant les murs, ébranlant les cœurs. Déjà, la population panique dans un élan de désespoir, cherchant l'entrée de métro la plus proche. La Papillon à levé ses yeux vers les volets fermé, croyant distinguer entre leur rainures une lumière trop vive, trop rouge, teintant ses prunelle d'écorce d'une nouvelle aube sanglante.

Pour la première fois, ils assistaient à un bombardement. Poppy ne compris pas, dans un premier temps, ce que signifiait ce bruit sourd, cette alarme incessante. Il sut que la situation était grave, sans exactement déceler pourquoi, se fiant simplement aux cris s'élevant dans les rues. Bien sûr. Ils étaient en Guerre. Le monde entier était en Guerre. Mais dans son insouciance sauvage, le coquelicot ne comprenait qu'à peine les fondements de la chose. Elly, persuadé qu'il était invincible tant qu'on ne le séparait pas de son compagnon, n'avait pas un seul instant envisagé cette possibilité. Mourir... C'était hors de question. Sa cuisse blessée ne faisait que les ralentir, malgré l'obstination de son jeune ami à le soutenir contre une de ses épaules. Plus jamais on ne le reprendrait à faire le zouave pour impressionner les demoiselles. Jamais.

Le chaos, la fumée, la cendre. Cette petite lueur humide et tremblante dans le regard du Papillon. Il avait déjà fait preuve de méfiance, de colère, mais jamais il ne lui avait semblé le voir apeuré. Une terreur froide qui pousse à l'instinct le plus animal. Il essayait de courir, se débattant parmi le foule enragée, serrant les dents à s'en faire sauter la molaire. Elliot l'aidait, à peine, comme ralenti pat l'agitation et l'évidence. Il n'y survivrais pas. Il avait su d'emblée qu'il allait mourir. Tandis que le petit être se débattait dans la mêlée, hurlait sa rage contre la monde entier, son aîné glissa sa joue sur le haut de son crâne.

« Hey, Poppy, tu sais, j'ai été le plus heureux des gosses d'avoir pu te rencontrer. »

Le métro. Encore un peu plus près. Se cacher, survivre.

« Je suis heureux d'avoir pu t'amener jusqu'ici, d'avoir réussit à t'apprivoiser. »

Le souffle qui s'accélère. Juste un peu plus près. Sifflement qui fend l'air.

« Tu sais quoi? Je t'aime Poppy Songbird. Putain de oui! Je t'aime! JE T'AI- »

La poussière soulevée dans une détonation assourdissante. La main qui le pousse, lui fait heurter les marches, rouler en bas dans un hurlement de désespoir. Il s'attendait à se retrouver le visage éclaboussé de sang, mais c'est un goût de pourri qui s'insinua entre ses lèvres, le faisant tousser, baver, hurlant à la mort dans l'espoir, peut-être, d'obtenir une réponse du cadavre de son ami. Recroquevillé en bas des marches, les membres douloureux suite à sa chute et pleurant toutes les larmes de colères contenues dans son corps, Poppy compris que la perte et la mortalité n'étaient qu'un épreuve de plus sur le chemin des adultes. Avait-il réellement envie de grandir dans ces cas là...? Il ne savait pas, il ne savait plus. Mon Dieu, Elly... Elly...

------

Après l'incident, Poppy débuta une longue période d'errance sauvage, survivant au quotidien qui lui rongeait affectueusement les chaires. La mort de Elliot avait provoqué chez lui un mutisme quasi totale dont-il ne sortait plus. Réfugié dans les forêts, là où les bombardements ne pouvait plus l'atteindre, il vivait de ses chasses maigrichonnes et de quelques fruits comestibles qu'il avait appris à reconnaître. Devenu plus bête que humain, il filait comme tel entre les branchages, ne se montrant plus à qui que ce soit. Son arc comme seule compagnie. Petit à petit, à force d'avancer régulièrement dans les bois pendant presque une année, il se fit surprendre par l'hiver. La neige, lorsque l'on vivait nus pieds, pouvait s'avérer fort désagréable. La saison le rendait mélancolique. Pendant les deux premiers mois, il n'avait pas passé la moindre nuit sans être visité par des cauchemars sordides, illustrant plus ou moins symboliquement les événements de l'explosion. Il était seul. Il était effrayé. Le moindre bruit trop intense devenait pour lui une source de stresse importante. Tout plutôt que de revivre cet enfer. Elliot... Il avait perdu la seconde partie de son être. Son adoré meilleur et unique ami. Celui qui, le premier, avait avoué une affection à son égard. Des sentiments d'une toute autre dimension qu'il lui était arrivé de ressentir également. Et maintenant? Que pouvait-il faire? Il n'était plus complet...

Dévasté mais toujours doté de cet instinct , ses pas le conduisirent jusqu'à une petite maison perdu dans la neige. Il hésita longuement avant d'approché, effarouché par tout ce temps passé dehors. Il avait froid... Il avait faim. Sale de la tête au pied, le regard éteint, il avança pourtant dans ce qui semblait être le jardin, écrasant au passage quelques légumes morts n'ayant pas survécu au gel. Un aboiement. Le coquelicot eu immédiatement le réflexe de pointer une flèche sur le labrador qui braillait à s'en érailler les cordes vocales, alerté par sa présence. Peut-être qu'il ferais un repas plus délicat que ce qu'il attrapait d’ordinaire. Quelle importance? Ce n'était qu'une bête comme les autres. Il s'apprêtait à tirer sur le coup de la peur lorsqu'il immense paire de bras vint enserrer ses épaules, le soulevant au-dessus du sol. Sa première réaction fut de hurler, grogner, émettant des bruits inhumain qu'il ne se connaissait même pas. La seconde fut de donner des coups de pieds, tentant de se dégager de cette étreinte par tous les moyens.

« Pas colère! Enfant pas rester dans le froid. Dangereux! »

Rugissant, se débattant, la créature sans sexe ni espèce distincte fut pourtant tirée de force à travers les sentiers jusqu'à un battisse ancienne. Il ne compris pas que le Jardinier, Gregory Wilson, ne souhaitait que son bien à ce moment là. Il allait déjà sur ses quatorze ans mais agissait comme une existence inhumaine, tentant de mordre et de griffer, se tortillant dans la poigne de fer. Des enfants... Beaucoup trop d'autres petits, cachés dans les coins, effrayés ou intriguer par son passage de taureau furieux. Un vieille homme, puis une femme qui lui apparaissait comme une bonne, ou une nourrice à en juger par son costume.

« Trouvé... Trouvé toute seule dehors. »

Un claquement de dent pour un dernier espoir de libération mais rien n'y fit. Laissant alors pendre son corps lamentable, il lança un regard d'ensemble à l'endroit, sur les escaliers, le hall, bien conscient d'abîmer le sol avec la neige devenu eau s'écoulant de ses jambes. Bien fait. Dans un grognement continue, il posa ses yeux tremblants sur une seconde femme, cherchant à desceller son rôle d'un coup d’œil grenat. Son air antipathique et sa taille imposante ne le rassurait pas le moins du monde. Elle avança, Poppy souffla, refusant d'ouvrir la bouche lorsqu'elle y glissa ses doigts pour poser une pilule sur sa langue. Alors quoi, elle comptait le droguer pour le tenir tranquille ? Jamais ! Pourtant il sentait déjà ses forces se faire plus vaporeuses, l'envie d'un repos bien mérité devenant plus pressante. Il tombait déjà de fatigue lorsqu'on le posa dans une bassine de fortune, essayant de retira sa robe de chiffon pour laver cette chose non identifiable...

------

Son réveil avait été douloureux, la migraine battant ses tempes régulièrement. « C'est un garçon, ce petit là. », « Il a dû rester à l'état sauvage un long moment, je ne sais pas si j'arriverais à le faire parler... » Quelques bribes de mots capté en essayant de se redresser, faible. Un gémissement étranglé passa la barrière habituellement close de ses lèvres. Un vague pleurnichement qui alerta immédiatement l'infirmière déjà au bout du rouleau. Un peau propre, senteur de savon, des vêtements plus présentable. Il essaya de poser un pied à terre, manquant de s'effondrer à nouveau. Cloverfield. Le nom de cet endroit. Un orphelinat. Quelle ironie du sort, quand on y réfléchissait. Elliot n'aurait jamais accepté d'être enfermé ici. Jamais... Mais Elly n'était plus et personne ne le laisserait repartir. C'est ainsi que soigné et nourri, le jeune adolescent appris à évoluer en ces lieux, ne se mêlant que peu aux enfants, préférant toujours les dehors. Les choses étaient étranges, malsaines. Du haut de son jeune âge, il s'en apercevait sans grand mal. Martha ne l'appréciait pas tellement, lui et sa manie de revenir les pieds boueux et les cheveux semant des brindilles. Monsieur Hoffman changeait. Un jour, il frappait à la règle les doigts des plus dissipés en classe. Le Papillon n'avait pas tellement à se plaindre. Sa bonne éducation faisait de lui un élève remarquable, mais son rejet complet d'une quelconque forme d'autorité lui attira bien des sermons et des heures de retenus. Le directeur était étrange. Tantôt il ignorait royalement le petit animal, le renvoyant aussitôt dehors lorsqu'il se présentait à ses punitions, tantôt faisait preuve d'une violence perturbante. Mielleux et effrayant à la fois. Poppy ne montrait rien, ou tout du moins, tentait de ne rien laisser percevoir de son trouble. Déjà entré dans l'adolescence, il lui arrivait de laisser percer certaines questions dérangeantes, de s'interroger au sujet de détails qui ne l'auraient jamais effleuré auparavant. Il devenait adulte. Lentement, mais sûrement. A quoi bon si Elliot n'était plus là ? Ces mots avaient résonné dans sa tête lorsqu'un jour, il se surpris à mordre rageusement la main que le professeur avait laissé traîner un peu trop longtemps sur sa joue. Il avait récolté un méchant coup retour, mais Hoffman n'avait plus jamais eu l'idée de l'approcher d'un peu trop près. Les bandages qu'il avait porté à la main pour dissimuler la morsure profonde lui avait tiré de vagues sourires pendant un petit moment.

Bientôt, ce fut le dernier drame. Les sœurs Hingley. On les avait connu douces à leur récente arrivé peu après la sienne, elles allaient devenir monstres. Peu à peu, le coquelicot vu toutes les autres fleurs de son entourage se faner, mourir pour certaines. Il n'y échappa pas. D'abord les mal de têtes, puis les vomissements. La perte de contrôle sur son corps. Il fut bientôt cloué au lit avec les autres, flanqué de deux mamans de substitution sérieusement dérangées. Impossible de sortir de ce cercle vicieux. Malade et condamné à l'infirmerie, il devait manger les repas préparer avec amour par la cadette des sœurs. Plus il mangeait, plus son état empirait. Il ne voulait pas mourir, non... Pas rejoindre Elly, pas encore. Il se sentait faiblir, dépérir. Il ne pu même pas fuir lorsque, dans un dernier emportement de folie, l'infirmière jugea préférables de casser quelques membres, par-ci, par-là. La jambe dans son cas. Il l'aurait mordu. Il l'aurait déchiqueté s'il en avait eu la force. La guérison était douloureuse, mauvaise, entrecoupée de nouvelles crises de fièvre. Bientôt, l'enfant se laissa glisser, espérant qu'on l'emporte vite. Mais un matin... Un matin.

Tout s'est arrêté.

Plus de temps. Plus d'adulte. Plus rien. Abandonnés à leur sort. Les choses filèrent vite, sans lui. Sa jambe retrouva lentement sa fonctionnalité, provoquant quelques piques de douleur pendant ses chasses et encore actuellement. C'est un Poppy tout boitillant et plus fermé que jamais qui se présenta sous la nouvelle hiérarchie infantile et cruelle. La bonne blague. Une simple dictature. La comparaison avec la situation politique du monde... Réel, avait quelque chose de sinistre et d'amusant. Un stupide jeu d’enfant, ce qu'il n'est plus vraiment. Déjà, il a grandit. Complètement stoppé dans son désire de grandeur...

-----

Debout, nu devant ce miroir, le coquelicot observe la pluie tomber, mornement, doucement. Il ne peut plus sourire, il ne veut plus parler, plus beaucoup. Ces enfants, ces monstres. Tut cela est fou. D'une folie fascinante, rejeton répugnant de l'esprit détraqué d'un enfant trop imaginatif. Lucifel, Alix... Drôle de royauté. Ridicule parodie du monde. Mais tout ça n'est qu'un jeu, n'est-ce pas... ?

N'est-ce pas.


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▬ Qu'en pensez vous ? Voyez vous des améliorations à apporter ? Je L'AIME. Non sérieusement, je l'aime. Le fond est un excellent détournement de Rule of Rose, on a Claudia de Silent Hill 3 qui se ballade dans un topic, des références à un auteur qui me parle très beaucoup 8D *va planter sa tente dans un coin du forum*
▬ autre chose ?Petite tortue à moustache dévalant une pente de saucisson sec.
Plus sérieusement, j'ai volontairement inclus chaque membres de l'ancien personnel de l’orphelinat (instant nostalgie de mes premières parties de SH et de RoR) J'espère ne pas les avoir dénaturé. Si c'est la cas n'hésitez pas à me rappeler à l'ordre, pareil si mon personnage à quelques chose de dérangeant dans son aspect « enfant/adulte » et dans sa découverte de soi. Bien désolée si ça ne convient pas .__.'
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MessageSujet: Re: Poppy C. Songbird - Animal Instinct   Mar 20 Aoû - 14:51

Bonjour et bienvenue à Cloverfield ♥️

*prend sa pose de PDG* Ouiiiii, je saaaaiiiis, mes références sont exceptionnelles et je- /autobus.

Ehm. Que de compliments me viennent en lisant cette fiche ! Même avant de commencer sa lecture en fait. Déjà, j'adore ce prénom, Poppy, et puis les coquelicots font partie de mes fleurs préférées et puis Songbird ça me rappelle le nom d'un PNJ dans un mod de Neverwinter Nights trop bien jehfkerg et même que ce PNJ était trop biiiiieeeen et que je la shippais fort avec mon PJ guerrier-chevalier noir et j'ai tellement fangirlisé sur ce mod kjzghekh /kicked. Et le papillon de nuit c'est cool comme totem, voilà.

Sinon, j'aime beaucoup le caractère de ton personnage, Poppy me touche beaucoup, il a une grande part de mystère qui donne envie de le connaître ! Sans parler de sa relation avec Elliot qui est pleine de FEELS et qui m'a beaucoup accrochée ! Ils sont juste trop mignons/parfaits/tout ensemble. Aussi, je trouve ça vraiment super d'avoir réutilisé chacun des membres de l'ancien personnel (ils sont là pour ça après tout) et d'avoir bien intégré le "pré-contexte" dans ta fiche. Le dynamisme et l'intérêt de ton histoire me font aisément pardonner les quelques fautes de frappes et d'inattention qui s'y trouve, aussi je vais te dispenser de les corriger car je ne doute pas que tu produises des écrits de qualité.

Le seul point qu'il te faudra corriger (je crois, à moins que ce ne soit un erreur de ma part) est une légère erreur de chronologie, à deux semaines près. A l'arrivée de Poppy, les sœurs Hingley n'étaient pas là donc c'est l'ancienne infirmière de Cloverfield (qui a démissionné au terme de l'année 1940) qui l'a prise en change au début. Je te laisse improviser sur elle, elle n'est pas décrite ni définie. Lillian Hingley est arrivée le 2 Janvier 1941 ensuite :3

Pour le reste, tout est parfait ! Je te laisse corriger ça avant de te valider~



PS : Je te propose un RP avec mon DC, Valentine, si tu veux bien :ange

PS² : Oh et j'aime ce gif de poule lap-danceuse ♥️

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MessageSujet: Re: Poppy C. Songbird - Animal Instinct   Mar 20 Aoû - 15:31

Ehehe, merci beaucoup déjà pour tout cela. (Oui les références de ce forum sont exceptionnelles je ne plaisantais pas ._.)

Merci pour le prénom (double référence D8<), et pour le nom de famille (qui m'a plus été inspiré par Bioshock en fin de compte XD) Je suis désolée pour l'erreur chronologique, j'avais pourtant tout vérifié mais ça m'a échappé pour le coup, j'ai changé ça, j'ai pas rajouté grand chose, juste précisé à propos de Lilian qu'elle était arrivée un peu après puisque lors de sa première rencontre avec la la précédente infirmière, je n'avais pas fait de description particulière. J'ai aussi retiré quelques détails gênants. Je pense qu'on peut en déduire qu'il s'agit de l'ancienne? Dis moi si cela conviens, sinon j'en rajouterais plus sans soucis. ^^

(Oui je vais vais voir ça pour le rp alors, lire la fiche de ton DC pour pas faire de bourdes °v°)
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MessageSujet: Re: Poppy C. Songbird - Animal Instinct   Mar 20 Aoû - 15:48

Ça me fait plaisir ♥️ Et puis c'est toujours sympathique de rencontrer des gens qui ont des goûts communs avec soi !

Pour le prénom, je dirais Poppy Z. Brite ? Et puis cette citation ("Nous n'avons pas peur, que la nuit vienne... Nous n'avons pas peur...") me fait penser à une citation d'Âme Perdue. Oh voui Bioshock ♥️ J'ai regardé des amies jouer au début du premier mais je connais surtout la série pour ses OST très "vintage" que j'aime beaucoup (il y a une chanson qui se balade dans le topic du couronnement d'Alix d'ailleurs) !

Pour l'histoire, c'est nickel, tout est bon désormais~ Tu es donc validé~

Si le cœur t'en dis, tu peux poster une fiche de relations pour Poppy ici, demander un rp et poster la participation de Poppy au couronnement de la nouvelle princesse ! N'oublie pas d'envoyer la (les) bêtises/hontes de Poppy au Sycophante~ !
N'oublie pas de poster les formulaires correspondants dans le bottin des avatar, les postes à pourvoir et la liste des totems pour réserver ton avatar, ton travail à Cloverfield et ton totem !

Le forum ayant connu une période de latence à cause des examens et des vacances d'été, l'event en cours a pris un coup de mou. Il est donc théoriquement fermé mais si tu veux t'y rajouter, il n'y a pas de problème. Tu seras intégrée à l'équipe la plus active pour ne pas te pénaliser. Par ailleurs, si tu connais des gens que le forum peut intéresser, n'hésiter pas à leur en parler :happy 

Bon jeu ♥️

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