Respite [PV Albert]



 

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 Respite [PV Albert]

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Mya W. Sullivan

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MessageSujet: Respite [PV Albert]   Ven 19 Avr - 18:07

C’était l’heure de l’après-midi durant laquelle tous les orphelins étaient à leur poste, occupés à travailler et s’appliquer à réaliser les tâches qui leur avaient été confiées par les classes supérieures. Les enfants courraient donc ça et là, certains rabotant, d’autres recousant, d’autres encore s’occupant de récolter les légumes et les fruits qui constitueraient leur repas de ce soir – et s’ils étaient chanceux, les chasseurs rapporteraient peut-être assez de viande pour que même les moins gradés puissent espérer en avoir une part.
Cependant, tout le monde ne participait pas à l’effervescence de milieu de journée.
Il y en avait quelques uns qui se cachaient, par paresse ou pour d’autres raisons tout aussi peu glorieuses.
Et puis il y en avait d’autres encore, qui ne se sentaient pas d’humeur à faire grand’ chose.

Cachée dans la verrière, isolée dans un coin, Mya se rendait à peine compte du silence assourdissant autour d’elle, troublé uniquement par de lointaines bribes de conversations et de distants éclats de voix.
Assise contre un vase absolument gigantesque contenant un énorme philodendron aux larges feuilles d’un vert émeraude, la fillette gardait les genoux ramenés contre elle. Serré contre son cœur, son mignon bélier en peluche semblait lever vers elle des yeux interrogateurs et tristes pour la fillette.
Beaucoup de gens avaient péri ces derniers temps, les Remords ayant connu une période de violence qui avait rarement été égalée jusqu’à présent.
Ruth était morte.
Camille était mort.
Azenor était morte.
Ellen était morte.
La disparition de la petite souris avait rendu Mya inconsolable. Elle avait perdu celle qu’elle avait fini par considérer comme sa sœur aînée, sa confidente et sa meilleure amie. Quand elle se sentait mal, ou alors quand elle commençait à devenir un peu méchante, la cueilleuse était toujours là pour elle, et bien des fois elle avait réussi à calmer le petit valet avant qu’elle ne soit de nouveau victime d’une crise de schizophrénie inéluctable.
Mais maintenant, il n’y avait plus d’Ellen. Il n’y aurait plus jamais d’Ellen. Plus personne à qui amener un gâteau chaud tout juste sortit du four juste pour le simple plaisir de faire plaisir. Plus personne à qui demander un câlin, ni personne à qui en faire sans risquer se faire taper ou être regardée de travers.
La petite fille resserra sa prise sur sa peluche, ses grandes prunelles dorées comme vidées de toute la joie et la vitalité qui d’habitude les rendaient brillantes de bonheur.

Aujourd’hui, plus que jamais, Mya se sentait atrocement seule. Et même monsieur Ib n’arrivait pas à chasser cet affreux sentiment, ce creux insupportable qui se creusait dans sa poitrine là où se trouvait son cœur.
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Albert Gillespie

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MessageSujet: Re: Respite [PV Albert]   Ven 24 Mai - 20:15

L’air sombre, le geste lent, Albert Gillespie avait tracé une croix en face des noms des orphelins. Il les avait ajoutés à la liste sans fin des disparus, traçant à l’encre noire les pleins et les déliés restants de leur existence effacée.
Il s’était demandé qui se souviendrait de ces gens, quand lui les aurait oubliés, s’était interrogé, quelques secondes, sur les souvenirs et leur pérennité. Sa gorge s’était serrée. Il n’y aurait plus personne.
Ils disparaitraient.
Subitement, l’idée lui avait été intolérable et, oppressé, il avait enfilé un gilet en mailles de laine grossières au dessus de sa chemise avant de se faufiler par l’entrebâillement de la porte du bureau. Frigorifié par l’atmosphère de l’orphelinat, il avait pris soin, mécaniquement, de ne poser les pieds qu’au centre des lattes du parquet sombre, échappant au large tâches de lumière pâle que vomissait par endroit le soleil. Il n’était pas d’humeur à apprécier le temps. Pas d’humeur, non plus, à chercher de la compagnie. Il avait esquivé habilement Malice, avait fui, littéralement, Lucifel, lorsqu’il l’avait aperçu au loin. Consciencieusement, il s’était effacé. Il avait mis de la distance entre lui et sa fonction, entre lui et tous ces Orphelins qui lui importaient peu. Il avait fermé les yeux. Il avait pensé à Caprice, un peu. Il s’était demandé ce que ça lui ferait, si jamais elle mourrait, comment il réagirait, si le Prince finissait par la corriger trop durement, s’il réagirait, même ; sans doute pas, conclut-il pour lui-même, sans doute qu’il ne ferait rien. Il était trop habitué à l’immobilité et à l’horreur, à l’inaction et à l’acceptation. Trop longtemps, il avait fait semblant d’être satisfait de ne rien voir. Trop longtemps, il avait tout laissé passer. De rage, il serra les poings.
Dans sa tête, l’ouragan soufflait. Il inspira.

« Hush, little baby, don't say a word » fredonnait-il tout bas entre ses lèvres closes. « Mama’s gonna buy you a mockingbird. If that mockingbird don't sing, Mama's gonna buy you a diamond ring.» Le regard fixé droit devant lui, ses souvenirs le heurtaient de plein fouet. Réminiscence fugace d’un passé ancien, la chanson lui noua l’estomac. Il se souvint de la voix de sa mère, de l’odeur de ses cheveux et de la douceur de ses bras. Il se souvint de la chaleur du domicile familiale, de ce grand manoir flamboyant en son temps. Il se souvint de la perte, de la douleur, de la mort. Il se souvint du corps froid de cette femme qui n’était à présent plus rien d’autre qu’un souvenir. Un haut le cœur le secoua. Il ne fallait pas y penser. Il devait se maîtriser. Il avait l’habitude, après tout. C’est ce qu’il faisait toujours. La chanson mourut sur ses lèvres. Il jeta un regard par la porte principale de l’orphelinat. Il se demanda s’il pourrait tenter de s’en aller. Sans doute pas. Il revint sur ses pas, lentement.
Le vent soufflait trop fort pour qu’il puisse songer calmement.

Il était entré dans la verrière dans l’espoir de trouver la pièce vide. Elle ne l’était pas mais, finalement, ça ne l’avait pas gêné. Plus qu’ouïr des bruits, Albert avait senti une présence et, fatigué, il s’était mis en quête pour la trouver. Il n’avait pas eu à attendre longtemps. Au détour d’un gros pot, il était tombé sur elle. Plus que cela n’aurait dû, il en avait eu l’estomac noué. Il avait hésité un instant devant la petite fille, s’était accroupi. Tout bas, il avait soufflé :

« Mademoiselle Sullivan ? Puis-je me joindre à vous ? »

Il avait toujours eu cette politesse guindée dans la voix comme si, incapable de se détendre, ses bonnes manières se rappelaient à son bon souvenir dès qu’elles le pouvaient. Même vis-à-vis d’enfants de son âge, Albert ne pouvait se dépêtrer son éternel vouvoiement et de son impeccable linguistique, rappel, s’il en était besoin, de la classe sociale dont la mort de ses parents l’avait extrait. Pourtant, de loin en loin, Mya était sans doute le membre de l’orphelinat qu’Albert jugeait la moins détestable. Entre sa sœur, le parvenu, le dépravé et le Prince, elle se posait là en délicate créature à laquelle il vouait ce qui semblait être un semblant d’affection. Peu démonstratif et surtout trop paresseux pour daigner montrer ses sentiments, il avait pudiquement appuyé une main contre la tête de la jeune fille, tant pour la réconforter elle que pour se calmer, lui. Sans attendre de réponse, il s’était installé à ses côtés.

« Vous accepteriez de me prêter Monsieur Ib pour quelques minutes ? » avait-il murmuré, tout bas. « J’aimerais le saluer comme il se doit. »

S’il était conscient d’appartenir à une classe supérieure, ni sa voix ni ses paroles ne contenaient la moindre trace d’autorité. Libre à la fillette de refuser, libre à elle, même, de partir, s’il la dérangeait. Albert, même s’il était à présent avide d’une présence réconfortante, ne saurait lui en tenir rigueur. Il l’aurait trop bien compris, il n’aurait pu lui reprocher cela.
Doucement, il avait souri.
Au final, il recherchait juste de la compagnie.
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Mya W. Sullivan

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MessageSujet: Re: Respite [PV Albert]   Dim 26 Mai - 18:10

Mya avait relevé des yeux fatigués et vides vers la voix venue la tirer de ses sombres pensées. Comme si elle le contemplait à travers un voile, elle mit quelques secondes avant de reconnaître Albert. Penchant un peu la tête sur le côté, elle esquissa un semblant de révérence, sans se lever de sa place.

« Ah, monsieur le Baron ... bonjour. » murmura-t-elle d’une petite voix rendue rauque par son mutisme.

Il s’agissait des premiers mots qu’elle avait prononcé en trois jours. Trois jours de silence, à ne rien dire, à se taire et à errer d’un endroit à l’autre, exécutant mollement les tâches qu’on lui confiait. La mort d’Amity l’avait choquée, d’autant que c’était elle qui avait trouvé le cadavre éventré et encore chaud la première. La disparition de ses amies l’avait, quant à elle, terriblement affectée. Pour la première fois depuis longtemps, elle n’avait plus envie d’être heureuse. Elle n’avait plus envie de faire d’efforts, plus envie de faire quoi que ce soit d’autres d’être désespérément triste d’avoir encore perdue celles qu’elle avait fini par considérer comme sa famille.
Pour la seconde fois, elle avait tout perdu, à part monsieur Ib, qui lui ne la quittait jamais.
Le contact de la main d’Albert sur sa tête la ramena assez brutalement à la réalité. Lui arrachant un clignement de paupières et un très léger gémissement incompréhensif, elle le regarda s’asseoir à côté d’elle, ne comprenant pas ce qu’il venait faire là.
Pourquoi quelqu’un s’approchait d’elle alors qu’elle devait faire peur à voir ? Pourquoi se montrer gentil avec elle alors qu’elle n’avait rien fait pour le mériter ? Pourquoi rester avec elle alors qu’il avait sûrement des choses plus importantes et intéressantes à faire que d’être là, à ses côtés, alors qu’elle n’était presque rien pour lui. Pas plus qu’un nom sur ses registres, rien d’autre qu’un valet.
La petite fille écouta la question que lui posa le Baron. Il lui sembla que ces deux phrases, pourtant fort simples à comprendre, remontaient péniblement dans son crâne, suivant des chemins étranges et tortueux, jusqu’à ce qu’enfin elle prenne pleinement conscience de ce qu’il lui demandait.
Cela impliquait de lâcher sa peluche, chose qu’il était déjà très difficile de lui faire faire en temps normal. Alors, dans son état, c’était de l’ordre de l’impossible.
Pourtant ...
Pourtant, plus elle regardait Albert, plus Mya réalisait que sa présence le réconfortait. En réalité, la petite était éminemment soulagée de le voir là, bien qu’elle ne s’en rendit pas vraiment compte sur le moment. Et puis, il y avait quelque chose, dans son expression et la manière qu’il avait de lui sourire, qui la touchait beaucoup.
Alors, l’air toujours fatiguée et lasse, elle écarta monsieur Ib de sa poitrine et le glissa précautionneusement dans les bras du jeune garçon. L'impression de manque fut immédiate, et pour pallier à cette absence, elle agrippa la chemise de l’aristocrate et se recroquevilla contre lui, désireuse de ressentir un peu de chaleur, quelque chose, n’importe quoi qui la fasse se sentir moins vide. Aujourd’hui et en cet instant, plus aucune hiérarchie n’existait pour elle – plus de différence de classe entre lui et elle, plus de différence d’âge ; il n’y avait qu’une petite renarde malheureuse et un merle qui n’avait pas l’air d’en mener large non plus.

« Vous aussi vous êtes triste, monsieur ... ? »

Elle avait parlé très doucement, comme si elle craignait de faire trop de bruit, et avait levé vers Albert ses grands yeux jaunes à moitié clos et cernés de noir. Sa demande tenait plus de l’affirmation que de la question, mais elle la posait quand même. Après tout, peut-être se trompait-elle. Peut-être était-il plus heureux qu’elle le croyait en détaillant son visage.
Blottie contre lui, elle attendait qu’il lui parle, profitant du fait qu’il soit là.
Profitant de ne plus être toute seule.
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Albert Gillespie

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MessageSujet: Re: Respite [PV Albert]   Mar 8 Oct - 9:25

Il avait caressé du pouce le ventre de la peluche, absorbé par sa contemplation. Machinalement, son autre bras avait enlacé Mya qui se pressait contre lui et il s'était senti apaisé de sentir la chaleur de quelqu'un de bien vivant contre son torse, quelqu'un qui pourrait chasser tous les morts, tous les disparus. Très fort, il avait fermé les yeux, plantant son menton sur le sommet du crâne de l'enfant. Il avait envie de la supplier de parler encore, de respirer encore, de vivre encore, encore, encore. Il n'en pouvait plus des fantômes et des monstres, des cadavres et des évaporés. Il avait ravalé doucement la boule qui enflait dans sa gorge, pour rester digne, ne pas pleurer, ne pas s'abaisser. Il ne pouvait pas craquer, même si c'était devant Sullivan, il ne pouvait pas se laisser aller. Sa voix avait été un peu hésitante, lorsqu'il avait finalement parlé, le regard attaché à Monsieur Ib :

« Bonjour, Monsieur Ib » avait-il soufflé doucement en regardant la peluche, en un ersatz de politesse formelle. « Je suis très heureux de vous rencontrer. Vraiment très heureux. Vous m'avez l'air d'être une personne exceptionnelle. »

Leur discussion prenait des allures de jeux où ils reviendraient des enfants. Il n'avait pour autant pas oublié la question de Mya. Il craignait d'y répondre, d'admettre qu'il était triste, oui, qu'il étouffait, qu'il se nécrosait de l'intérieur. Le système le détruisait, broyait ses os et ses convictions. Mais il fallait rester en vie. Quelle importance avaient-elles, après tout, ces convictions, lorsque l'on était mort ? Aucune. Aucun mort n'avait jamais pu entreprendre quoique ce soit. Aucun mort n'avait jamais pu changer quoi que ce soit. Il fallait tout renier, enterrer les scrupules et les sentiments, se faire fort, droit, réactif. Il ne fallait pas céder, pas se fendre.

Il ne fallait pas.
C'était trop lui demander.

« Oui » admit-il tout bas. « Je suis un peu triste, ces derniers temps. » Son ton n'en trahissait pas grand chose mais son visage était las, usé. Ses yeux d'ordinaire vifs semblaient agoniser au creux des cernes qui entouraient ses yeux. Il n'allait pas bien, non. « Et vous, pourquoi l'êtes vous ? »

Ce n'était pas seulement une question de politesse ; l'état et le moral du Valet l'inquiétait un peu. L'état de tout un chacun, finalement, finissait par l'inquiéter. Plus l'ambiance de l'Orphelinat se dégradait plus il craignait que quelque chose n'explose, n'implose, ne se répande sur eux, pour les punir de toute la fange qu'ils avaient remué. Ils le mériteraient ; ils avaient réduit en esclavage des enfants, en avait brutalisé certains, tué d'autres. Ils étaient des monstres, eux aussi, quelque part : les prochains résidents de l'Enfer, il en était certain. Pas plus lui que Lucifel, Alexiel, Andreas et les autres ne pourraient échapper à leur dernier jugement.

Albert avait peur de souffrir.

Le cœur gros, il avait caressé du pouce la tête de la peluche, les yeux humides, brillants. Il se sentait tirer sur la corde, ronger sur ses dernières forces, ses derniers souffles. Quelque chose s'était brisé, entre les murs glauques de l'Orphelinat. Quelque chose, et lui. Il se sentait comme un jouet cassé alors qu'il rayait minutieusement les noms sur ses registres poussiéreux. Ils avaient causé ses morts. Ils en étaient tous plus ou moins responsables. Que ce soit les punis, les disparus, les mangés, absorbés, ingérés, ils avaient tous disparu dans l'estomac sans fond de Cloverfield mais c'était eux, et personne d'autre, qui avaient ouvert la gueule béante du lieu pour mieux attiser sa faim.

Lucifel, un jour, devrait bien payer. Albert lui faisait pourtant confiance, il finirait par en réchapper. Ce n'était pas son cas.

« J'ai peur, Mya » avait-il soufflé d'une voix tremblante. « Je suis mort de peur. Je n'ai pas eu peur de la mort de mon père, pas eu peur d'être à l'orphelinat, pas eu peur de la guerre, des bombes, de Kaufmann, des adultes. Je n'ai pas eu peur de Lucifel, du Sycophante, de ses filles, des Remords. Je n'ai jamais eu peur de ma vie. Je me suis toujours dit que j'étais trop intelligent pour me laisser tomber. » Il se livrait trop, prenait trop de risque. Il lui avait rendu sa peluche, avait enfoui son visage dans ses mains. « Et là, je suis terrifié. »

Il avait un sanglot coincé dans la gorge et ses doigts se crispèrent, fort, dans les cheveux noirs un peu trop longs qui poussaient sur sa nuque. Craquer devant elle, c'était prendre le risque que quelqu'un l'entende, que quelqu'un s'en serve contre lui. Mais il était à bout, irrité, blessé, fatigué. Mais il n'en pouvait plus. Tout en se couvrant le visage d'une main pour cacher les larmes silencieuses qui brouillaient ses traits, il avait tendu la main pour attraper celle de la petite fille.

Il voulait juste un peu de compagnie. Il espérait juste un peu de réconfort.
Albert n'était plus assez fort.
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