Kaszia Vódnik [Terminé]



 

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 Kaszia Vódnik [Terminé]

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MessageSujet: Kaszia Vódnik [Terminé]   Dim 11 Nov - 20:02

PREDEF


Kaszia Vódnik
"Feat. Original de Narcolepsy"



▬ ÂGE : 12 ans
▬ DATE DE NAISSANCE : 17 Juin 1929.
▬ CATÉGORIE : Lower Class
▬ RANG : Fou
▬ DATE D’ARRIVÉE A CLOVERFIELD : 13 mai 1940
▬ PÉCHÉ MORTEL : L'envie
▬ TOTEM : Le Papillon



I will do you harm.
"Le plus beau papillon n'est qu'une chenille habillée."

Un caractère exécrable, une petite poupée adorable, un enfant capricieux ? Ici, nous voulons savoir les moindres détails concernant le caractère de votre personnage. Ses plus petits défauts, c'est fâcheuses manies, bref. Tout. 20 lignes minimum.
La marionnettiste avait plongé sa main dans son vieux sac de toile accroché en bandoulière. Elle se saisit de cette poupée de tissu si particulière qu'elle gardait toujours sur elle, celle du Sycophante, ensuite, d'une autre, sans réel signe distinctif si ce n'est qu'elle ne possédait pas de visage. Puis, la jeune fille commença à parler d'une voix profonde et sérieuse:
« Il était une fois, un enfant qui avait commit une grave bêtise. Il était persuadé que personne ne le lui rappellerait, mais, un grand oeil dans l'ombre se mit à le fixer. Croyant qu'il s'agissait de celui de son petit frère, il l’étouffa. L'oeil était toujours là. Pensant que c'était l'oeil de sa plus grande amie, il la trancha avec un couteau. L'oeil était toujours là. Terrorisé, l'enfant se débarrassa de tout son entourage. Retrouvé seul, l'oeil le regardait toujours. Alors, l'enfant mit des lourdes pierres dans ses poches et sauta dans un lac où il se noya. L'oeil le regardait toujours. La morale: personne ne peut échapper à ses bêtises. »
Gamine déphasée, dans un sens, à côté de la plaque. Évoluant avec légèreté dans un monde qui n'est pas le notre, elle se plait à imager les situations auquelles elle assiste en donnant vie à ses poupées. Les enfants de l'Orphelinat se transforment alors en fragiles créatures aux yeux de boutons. Parfois, plutôt que de présenter d'elle-même une idée, elle le fera par le biais de ses marionnettes. Papillon dont il est difficile, lorsque l'on ne sait pas s'y prendre, de capter l'attention. Bien entendu, malgré son charmant décalage mental, Kaszia peut tout de même écouter, mais semble toujours si moralement inatteignable. A-t-elle seulement une seule fois souffert dans sa vie si tout lui est si distant? Une armature de fer imaginaire forgée de fierté et d'habitude. Elle est solide la jeune fille, malgré son corps frêle, ne baissant pas la tête même si la peur la ronge. Ses attitudes sont empreintes d'une étrange rigidité tremblante, comme si elle retenait une bête bien trop grande pour son enveloppe corporelle. Droite et fidèle comme le plus loyal des petits soldats de plomb, son aveuglement face à la royauté peut être souvent prit pour de l'idiotie. Sans doute l'est-elle un peu, sublimée par le rayonnement de l'autorité face à laquelle sa fierté même ne serait plus qu'un fin rempart de coton. Paradoxalement, ce n'est pas de fierté dont elle manque, élevée aux discours nationalistes et racistes, Kaszia n'est pas le genre à se sous-estimer. D'ailleurs, se voit elle déjà chevalier, dans un idéal depuis longtemps fantasmé, persuadée qu'elle n'a pas sa place comme fillette. C'est aussi un besoin inconditionnel de protéger quelque chose qui se dévoile. Précautionneuse, mais d'une attention à la fois malsaine et étouffante, se trouver être son ou sa protégée n'est peut être pas la chose la plus rassurante qui soit. Avec une possessivité exacerbée développée par sa jalousie. On le rappelle que tout dépend du rang, et qu'elle ne sera pas aussi possessive si c'est un membre de la Royauté que le lui demande. Les évènements récents de Cloverfield auront vite fait germer cette idée de protection sur-développée envers une personne choisie, mais aussi, ils auront été le déclencheur d'un décalage de la notion affective qui était présent depuis bien longtemps, sans pour autant évoluer. Si, Kaszia aime couver une personne qui lui plait, elle aimera tout autant l'humilier, la blesser, pour la consoler ensuite. Et ne pourra non plus s'empêcher d'envier cette personne pour toute "l'affection" qu'elle lui offre. Tantôt bourreau, tantôt jalousant sa propre victime.
Chose impensable lorsque l'on ne fait que la côtoyer de loin, Kaszia n'est certes, toujours pas véritablement sociale. Entre la distance physique qu'elle met entre la plupart des personne, et la distance morale du fait qu'elle se trouve toujours si loin dans son monde psychique, on pourrait mettre cela sur la timidité, ou quelque chose d'un même genre. En oubliant sa vision de l'affection et son envie maladive, avec sa loyauté et ses histoires qu'elle aime raconter, on pourrait croire que la jeune polonaise reste tout de même une enfant simple et gentille. Pourtant, elle se trouve d'une froideur effrayante face aux horreurs qui peuvent survenir, les gens ne semblent pas être bien différent que ses chères poupées de tissu à ses yeux. Personne ne se lamentera bien longtemps d'une poupée ouverte dont le coton s'échappe. On s'efforcera simplement de la réparer, si cela n'est possible, dans le cas contraire, on la jettera, en prenant alors une nouvelle. Ce n'est pas de la méchanceté, mais de la pure indifférence.
Kaszia aime le lait froid et les patates chaudes.


I will break my arm.
"Citation, lien, whatever."

Un simple petit questionnaire pour mieux connaître votre personnage et son sentiment sur la vie à l'orphelinat.
  • Que pensez-vous de la Royauté ? Fervente Royaliste, persuadée qu'il s'agit là de la meilleure hiérarchie possible. Souvenirs de ces jeux d'enfants, c'est un système presque fantasmé par les contes contre lequel elle ne se dresserait jamais. D'une fidélité exemplaire quitte à passer pour un chien, elle préfère ne pas se poser de questions sur les choix de ceux de la Royauté, ils doivent savoir ce qu'ils font, c'est tout.
  • Que pensez-vous de l'Aristocratie ? Qui dit Royauté dit Aristocratie. Pour Kaszia, l'un ne pas pas sans l'autre et c'est une suite parfaitement logique qu'il faut assumer, sachant qu'une véritable égalité dans ces conditions est juste impossible. Par contre, elle n'est pas prête à obéir à ceux de l'Aristocratie comme aux adhérents de la Royauté. Loyale Royaliste oui, chien du premier venu: jamais.
  • Quel est votre sentiments sur Le Sycophante et les Remords ? Horrifique, dans un premier temps. De nature craintive envers ce qu'elle ne connait pas, Kaszia ne pouvait être qu'effrayée par ces créatures tout droit sorties de cauchemars. Avec le temps, elle a apprit à s'habituer à leur présence. Entre la méfiance et le respect, elle préfère néanmoins rester à distance avec ces monstres étranges qu'elle se plait à mettre en scène dans ses histoires.
  • Quel est l'investissement de votre personnage dans la course aux privilèges ? Variable, les privilèges sont toujours bons à prendre, mais la jeune polonaise ne cherche pas non plus à s'élever au plus haut poste possible. Elle ne niera quand même pas qu'elle préfère dormir dans un lit plus confortable, qui le pourrait? Par contre, elle envie terriblement les Chevaliers et serait capable de tout pour en faire partie.


I'm a victim of your charm.
"Si le papillon s'est brûlé à la lumière, la lumière a connu les ailes du papillon et les a aimées."

Jolie petite histoire. Raconte nous son passé, son vécu, son enfance. Tous les moments importants de sa vie nous intéressent.
50 lignes minimum.
Dans une petite mansarde perdue en Roumanie, des gens s'entassaient dans la minuscule salle à vivre. Épuisés par le voyage précipité, ses parents, Sylwia et Łucjan Vódnik, n'avaient pas rechigné à avoir une petite couche à même le sol pour passer la nuit. Kaszia, elle, avait passé la nuit plus confortablement, sur le petit canapé brun défoncé par le temps. Tôt levé, son père avait demandé à leurs hôtes d'allumer la radio. Très vite, la vie s'était installée autour du petit appareil crépitant. L'attente de nouvelles était palpable quand bien même si la jeune fille ne comprenait pas pourquoi. Assit sur le canapé avec l'enfant de ceux qui les avaient si gentiment hébergés, âgée d'à peu près trois ans, elle avait récupéré quelques chutes de tissu inutiles et s'affairait à lui coudre, aussi habilement qu'elle le pouvait, une poupée, sous ces grands yeux d'enfant qui l’observaient. La mère de la maison coupait avec des gestes machinaux des patates, aidée par Sylvia. Les hommes, quand à eux, tournaient autour de la table, s'échangeaient quelques mots chuchotant, maladroits, toute longue discussion coupée par la barrière de la langue.

Même si cela ne faisait que quelques semaines, la Pologne manquait à la fille, n'ayant encore jamais quitté son pays natal auparavant. Kaszia pensait à Cracovie, à son petit quartier où elle avait passé son enfance, entre le vieux château et la grande place aux pigeons "qu'il ne faut jamais nourrir" attendant encore et toujours, telle une armée désordonnée, le retour de leur roi. Même s'il y avait peu d'enfants, elle avait eut quelques camarades de jeux habituels. Elle se souvenait de ces fois où elle voulait partir à l'aventure avec ses copains en suivant le cours du Vistule jusqu'à la grotte. Son père, professeur d'anglais à l'école du quartier les prévenait toujours au sujet du dragon qui s'y tapissait. Souvenirs, aussi, de ces quelques moments privilégiés, lorsque sa mère avait ces rares éclats de douceurs qui la surprenaient toujours quand ils survenaient. Quand elle lui avait apprit à coudre et à faire des poupées. " Tu peux avoir toutes celles que tu désires, si c'est toi qui les fabrique". La demoiselle s'en était amusée à faire des marionnettes, pour raconter les histoires et légendes que la vieille Martha lui avait transmise, comme celle des chevaliers transformés en pigeons ou de la cloche des amoureux, quand elle n'en inventait pas elle-même. Katya eut une pensée pour la vieille Martha, la "nounou de l'immeuble d'en face" qui, lorsqu'ils passaient devant chez elle quand il faisait froid, leur donnait à chacun un peu d'alcool fort pour se réchauffer tandis que, de sa porte ouverte, s'échappait une odeur de chou et de patates chaudes. Elle faisait peur aux plus jeunes, avec ses airs de Baba Yaga, rabougrie par l'âge et les membres crochus. Mais, Kaszia aimait lui rendre visite pour discuter avec elle. Chez la gentille sorcière du quartier, il faisait toujours chaud, quand bien même, elle enroulait la frêle enfant dans un châle. Pauvre petite, avec ses cheveux blancs à son âge, que pensait la vieille femme, elle doit être malade. Il est vrai que la physionomie de Kaszia avait tendance à surprendre, entre ses cheveux et ses yeux rougeoyant, sans compter la pâleur translucide de sa peau qui lui aura toujours donné un air malingre. Précautionneuse mais enhardie la jeune fille aurait pu jouer le rôle de la princesse si celui de chevalier ne lui avait pas autant plu. En y pensant, elle avait toujours eu majorité de garçons dans son entourage, n'hésitant pas à tâcher ses bas de boue en jouant, quitte à se faire gronder par sa mère ensuite.

Ses petits doigts habiles continuaient de coudre les boutons qui feraient office d'yeux alors que les siens, moins figés, glissaient sur le dos de sa génitrice, un bref instant. Au fil des ans, s'était établit une relation entre l'amour et la crainte. Amour, puisqu'il s'agissait de sa mère. Crainte, parce que ses changements d'humeurs étaient effrayants. La grande femme aux mains larges avait, et ce, depuis longtemps, quelques problèmes d'ordre psychologique. Distante, la mine triste, tantôt chouinante, tantôt hurlante, si l'on omettait les quelques rares moments où la douceur maternelle reprenait le dessus. Son père lui avait très bien expliqué que maman était malade et qu'elle ne devait pas lui en vouloir si elle la grondait parfois sans raisons. Kaszia devait lui rendre les choses plus faciles en étant la plus gentille fille possible. L'enfant essayait, mais restait encore une enfant. Et les gifles tombaient, parce qu'elle avait laissé tomber aux pieds de sa mère l'une de ses poupées et ne l'avait pas rangée assez vite, parce qu'elle avait encore troué l'un de ses bas en tombant pendant qu'elle jouait. Kaszia gonflait les joues, la mine boudeuse. Elle se taisait, puis retournait à son univers de dragons et de chevaliers ailés.

La fillette se piqua le doigt, pinçant les lèvres. Ce n'était pas grave. Elle posa son ouvrage sur ses genoux, la petite voulut attraper la poupée qui n'était pas terminée. Elle l'en empêcha, essayant de lui expliquer qu'elle pourrait se piquer aussi. Elle ne parlait pas sa langue mais au moins elle rangea sa main, continuant de l'observer de ses grands yeux ronds et noirs. Kaszia approcha son index de ses lèvres et le suçota légèrement, pensive, ses pieds battant doucement dans le vide, le canapé était haut. Elle se demandait quand est-ce qu'ils rentreraient à la maison, mais n'avait encore osé le formuler. Ils étaient partis si vite, Kaszia avait entendu de brèves paroles. "Encerclés". "Ils arrivent". Comprenant tout de même que c'était important, elle n'avait fait aucun caprice. Depuis, dès que possible, son père écoutait avec espoir la radio. A chaque fois, son visage s'assombrissait de plus en plus. Cela faisait un peu moins d'un mois depuis leur départ, mais elle avait l'impression qu'il s'agissait d'années. Pendant leur voyage, ils avaient vu des soldats, marchant de manière tout aussi précipitée qu'eux. Kaszia était un peu triste de ne pas avoir vu de cavalerie, mais elle était au courant qu'elle avait été supprimée quelques années plus tôt. Elle aimait la prestance des chevaux et la puissance qui émanait des personnes sur leur dos. Le pire, avait été à la frontière. Certaines personnes ne pouvaient pas passer, heureusement son père avait des ressources. Même si, quelque part, elle aurait préféré qu'ils ne puissent pas partir. Pour retourner dans leur appartement de Cracovie, en face de chez la gentille Baba Yaga. De plus, elle avait toujours entendu des adultes que les autres pays n'étaient pas aussi jolis, entre deux remarques sur les soviétiques et les étrangers. Au loin, elle avait entendu le fracassement des chars blindés, avisant leurs masses sombres en fronçant le nez. Elle ne voulait pas comprendre ce qu'ils avaient de mieux que les chevaux. Certes, ils étaient plus gros, mais se cacher derrière cette énorme chose n'était pas courageux. En plus, ils avaient fait pleurer sa mère. Kaszia ne savait pas pourquoi, ça devait être parce qu'elle était fragile dans sa mentalement.

La radio émit un grésillement significatif, une voix se faisant très vaguement entendre. Son père sursauta, et chercha la bonne fréquence. Le femme arrêta de couper les pommes de terres, s'approchant de la table, en même temps que son mari. La grande Sylwia s'immobilisa juste. Moment figé où seul Łucjan semblait avoir vie. Les paroles de la personne se firent plus net et il y eut un relâchement dans l'air, comme si tous avaient retenu leur souffle. Kaszia prit un fil de laine rouge et l'enroula machinalement autour du "cou" de la poupée pour maintenir sa tête en place, mais, pour une fois, elle avait décidé d'écouter ce qu'il se disait. La voix parla lentement, d'un ton solennel. Il semblait que pas même une mouche osait voler dans la pièce pour interrompre son annonce.
Kaszia serra le fil, fort. Puis, à la fin du discours, les grésillements reprirent. D'une main tremblante, son père éteignit la radio. Le bruit de son poing heurtant lourdement le bois de la table fit sursauter. Il baragouina quelques excuses avant de sortir de la pièce. Sylwia, elle, n'avait pas bougé.
Le fil rouge se cassa.
C'était le 28 septembre 1939.

La jeune fille avait détesté le voyage jusqu'en Angleterre. Cela avait été trop long, fatigant, malodorant et étouffant. Le pire de tout était qu'elle se sentait décidément trop loin de son pays. Son père avait décidé qu'ils ne profiteraient pas de l'hospitalité de leurs hôtes roumains plus longtemps et, dès les jours suivants, ils avaient continué leur périple. Quand bien même Kaszia ne s'était pas plaint, sa mère le faisait largement à sa place. Au moins ils n'étaient pas encombrés de lourdes valises, ils n'avaient pas eut le temps de prendre beaucoup de leurs affaires. Entre temps, son père avait attrapé une douloureuse toux qu'il n'arrivait pas à faire passer. Kaszia s'inquiétait, voyant clairement qu'il s'affaiblissait progressivement. Il lui expliqua qu'il avait besoin d'un peu de repos, ce qu'il prendrait lorsqu'ils seront arrivés.
Un appartement misérablement poussiéreux, voilà tout ce qu'ils avaient pu obtenir. "Réfugiés de guerre". Kaszia n'aimait pas ce mot, "réfugiés", il sonnait comme "lâcheté", lui donnant ce même gout amer au creux de la gorge que lorsque sa fierté était touchée. Elle se consola tant bien que mal en se disant que ses parents avaient besoin d'elle et qu'elle devait les soutenir coûte que coûte. Prendre un peu du poids sur le dos de son vieux père, et, comme toujours, faciliter la vie de sa pauvre mère. Quand l'hiver posa sa main imposante sur leur famille, l'état de Łucjan empira. Il aurait dû rester alité mais ne pouvait s'y résoudre. Sylwia faisait la femme de ménage, aidée de Kaszia qui restait avec elle, lui traduisant en polonais ce que la mère ne pouvait comprendre, celle-ci n'ayant jamais voulu apprendre l'anglais auparavant. Il ne voulait pas leur laisser toute responsabilité. Il devait aussi participer à l'effort, quand bien même sa santé était vacillante, son âge avancé n'aidant pas.
Le fil rouge se cassa.
Le brave Łucjan Vódnik fut emporté le 16 Décembre 1939, un peu avant Noël.

Kaszia fut particulièrement attristée par cet évènement, mais elle ne pleura pas. Relent de cette fierté qui ne la quittait pas, un chevalier ne pleure pas. Son père ne l'aurait pas voulu. Que représentait sa peine par rapport à celle de sa mère? Rien du tout. La grande Sylwia vacilla moralement après ça, comme si sa santé mentale n'était déjà pas assez fissurée. Les moments de douceur se firent plus rare, jusqu'à disparaître complètement. Aussi violente était la tristesse maternelle, Kaszia ne pouvait pas lui en vouloir. Elle était consciente que ce deuil était difficile pour sa génitrice, surtout dans "son état". La petite se sentait capable d'encaisser tout ce qui pourrait arriver. Avec un stoïcisme empreint de pitié, elle ne grognait même plus après les coups. L'adulte, quand à elle tournait, hurlait, s'arrachait les cheveux avec ses grandes mains tremblantes. Voilà pourquoi il fallait rester une fille sage. Et, jusqu'au bout, avec la fidélité d'un petit soldat, Kaszia resta auprès d'elle. Puisqu'elle l'aimait. C'était bien tout ce qu'elle pouvait faire du haut de ses onze ans.
La jeune fille passait le plus clair de son temps avec sa mère pour ces raisons. Socialement, elle était son seul contact. Kaszia n'ayant jamais pu aller vers les autres enfants. Étrange sensation que de se sentir... étrangère. Elle n'aimait pas cela. Malheureusement, le tapage de plus en plus régulier de sa mère finit par alarmer les voisins qui téléphonèrent.
Le fil rouge se cassa.
La Sylwia aux grandes mains fut envoyée chez les fous le 10 mai 1940.

Trois jours plus tard, Kaszia entra à Cloverfield.
C'était un grand endroit sombre et étrange, quelque part, la jeune fille aimait ce lieu. Elle s'était tenue distante par rapport aux autres enfants dans un premier temps, ne voyant pas l’intérêt de nouer des liens avec ceux qui étaient pour elle, des étrangers. Les étrangers devinrent des visages familier, alors, elle commença à parler. Kaszia parlait très bien l'anglais même si on pouvait percevoir quelques déficiences notamment aux mots trop compliqués qu'elle n'arrivait pas à comprendre. On lui fit aussi remarquer son "étrange" accent chuintant dont elle était embarrassée. Comme elle s'habitua à la présence des autres enfants, la plupart s'habituèrent à son accent. De plus, Kaszia trouvait que ça lui donnait plus de crédit lorsqu'elle racontait les effrayantes histoires de Baba Yaga. Ses jours prirent un tournant calme et lancinant.

Enfin, ça, c'était avant la disparition des adultes. Un beau matin, plus personne. La fille se trouva perplexe face à cette situation. C'était inquiétant, et ce, même si la plupart des autres enfants fêtaient cela. La tempête commence toujours pas une fine brise, Kaszia ne voulait pas se retrouver emportée. Elle chercha un moment ce qui avait pu se produire, avant d'abandonner, tout simplement. C'était inexplicable.

C'est avec un soulagement tout aussi refoulé que ses craintes qu'elle vit Lucifel et Amity prendre le contrôle de l'Orphelinat. Le chaos devenu ambiant depuis une semaine ne lui plaisait pas. Il y avait besoin d'ordre, sinon, tout s'écroulerait. Elle approuva avec ferveur la mise en place de la hiérarchie encore en place aujourd'hui. En revanche, l'arrivée du Sycophante et des remords la fit trembler. Ce jour-là, elle eut comme l'impression que le ciel devenait plus gris. Kaszia ne voulut plus se rendre dans certains endroits où elle savait que ces créatures s'étaient établies. L'effroi de ce qui est inconnu, étranger, la prenait encore. Quand bien même, elle ne voulait pas céder à cette peur. Le prince et la princesse étaient là après tout, il n'y avait pas de quoi s'inquiéter. Dans une mesure de contrôler sa crainte, Kaszia conçu quelques poupées représentant la royauté et le Sycophante. "Il faut être une gentille personne, sinon le Sycophante te mangera, puis, il prendra tes yeux pour les rajouter aux siens" sifflait-elle avec son accent bizarre en agitant sa créature de tissu. Rassurée.
Puisque Kaszia est une fille très sage, n'est ce pas?



Bille.
"Aie."



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▬ Qu'en pensez vous ? Voyez vous des améliorations à apporter ? Déjà le fait que ce soit inspiré de Rule of Rose me plait beaucoup. Le Sycophante et sa clique (notamment l'Enfance et la Réminiscence) me font froid dans le dos, et ce n'est pas un reproche. Au contraire. Enfin, je le trouve déjà très très bien, et je ne vois rien d'autre à dire... Ah si. il manque la fourchette, c'est terrible. (je connais la sortie~)
▬ Autre chose ? N'ayant pas rp depuis un long moment, je vais faire mon possible pour me remettre à niveau. Je m'excuse d'avance pour les quelques faiblesses au niveau d'écriture.
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Lucifel J. Sveinsson

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MessageSujet: Re: Kaszia Vódnik [Terminé]   Ven 16 Nov - 19:59

Bonjour !

J'aime beaucoup Kaszia, elle est vraiment très attachante. J'aime aussi le fait qu'elle fabrique de petites marionnettes, je trouve ça vraiment bien comme caractéristique ! Niveau histoire et caractère, rien à redire~ En plus, ça fera une camarade d'accent foireux à Lucifel. Et puis ça fait plaisir de voir une fan de Rule of Rose ♥ Heureuse que le Sycophante et ses copines te plaises en tout cas 83

Par contre, est-elle rang 4 ou de la lower class ? Les deux sont incompatibles.

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MessageSujet: Re: Kaszia Vódnik [Terminé]   Ven 16 Nov - 20:17

Oup là, c'est une erreur de ma part. j'avais mal saisi la différence entre le rang et la place dans la hiérarchie. C'est donc la Lower Class . postulant pour Le Fou. je corrige ça de suite.
Et je suis très contente que mon personnage te plaise, merci beaucoup.

édit: voilà qui est fait~
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MessageSujet: Re: Kaszia Vódnik [Terminé]   Ven 16 Nov - 23:59

Ceci étant fait... Tu es validée~

Si le cœur t'en dis, tu peux poster une fiche de relations pour Kaszia ici, demander un rp et poster la participation de Kaszia au couronnement de la nouvelle princesse ! Tu peux aussi faire un tour sur le topic de l'intrigue principale pour te renseigner un peu sur la chasse aux feuilles ♥ N'oublie pas d'envoyer la (les) bêtises/hontes de Kaszia au Sycophante~ !
N'oublie pas de poster les formulaires correspondants dans le bottin des avatar, les postes à pourvoir et la liste des totems pour réserver ton avatar, ton travail à Cloverfield et ton totem !

Je suis très contente qu'on ait enfin un fou o/

Bon jeu ♥

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